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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 22 juin 2015

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Jean Luc Mélenchon avait une admiration sans limite pour Hugo Chávez. La raison : Chavez menait une pure « révolution socialiste », à savoir, il laissait son peuple mourir de faim – et pas au sens figuré – avec le romantique et complaisant silence des médias de gauche attendris.

Quand la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, a récompensé le Venezuela d’un diplôme pour ses “exceptionnels et notables” efforts pour lutter contre la faim dans le pays, The Economist a failli s’étouffer et a publié les vrais chiffres de la misère, de la débâcle que le socialisme a provoqué.

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Joseína Rodríguez – chômeuse – vit avec sa famille dans une ferme – ne sait pas qui lui fournira son prochain repas.

“Joseína” (ce n’est pas son vrai nom) participe à l’administration du « conseil communautaire » local, un des échafaudages de la “révolution socialiste” de l’ancien Président Hugo Chávez.

“Chávez disait qu’avec la révolution, tout ira mieux,” se lamente-t-elle (les socialistes français disent la même chose), et “je ne sais pas pourquoi ce président [Nicolás Maduro son successeur] n’a pas tenu promesse.”

“Joseína” travaille dans une ferme qui a été saisie par ses travailleurs. Depuis, la ferme est sale et ne produit plus autant. La nourriture qu’elle vend, ses clients du voisinage ne peuvent pas l’acheter, « ils n’ont pas d’argent pour payer le prix que je dois facturer.”

Le réseau subventionné et organisé par l’Etat qui est supposé nourrir sa communauté ne couvre que 200 des 1 000 familles qui devraient en bénéficier.

Michel Onfray qui me disait – et sa réflexion est opacifiée par son idéologie – que le libéralisme c’est le marché, pourrait expliquer à Joseína que sa souffrance vient du marché, donc du libéralisme. Alors elle détesterait le libéralisme. Comme Michel Onfray, comme Jean Luc Mélenchon, comme ces Français qui pensent que les difficultés économiques viennent de ce que la France est « libérale ».

Et comme les mensonges de l’ONU, qui a délivré un diplôme au Vélézuela le 8 juin dernier, pour le récompenser d’être parmi les 72 pays qui ont atteint l’objectif de diviser par deux ceux qui souffrent de la faim.

Même si la récompense est basée sur les chiffres du gouvernement, et l’on peut imaginer quels chiffres un gouvernement qui a l’admiration de Mélenchon est capable de publier.

Le Vice-président vénézuélien, Jorge Arreaza, a annoncé à la tribune de l’ONU que 95% des habitats mangent trois repas par jour. La réalité, révélée par les études de trois universités, est que plus de 11% de la population ne mange qu’une ou deux fois par jour.

La FAO a déclaré qu’elle ne voit aucune raison de douter des chiffres publiés par le gouvernement. N’y-a-t-il plus aucun organisme honorable aux Nations Unies ? Il ne reste plus qu’à nommer le Vénézuela à la présidence de l’OMS et de la FAO…

En 2015, la banque centrale du Vénézuela n’a pas publié un seul chiffre sur l’inflation du pays, ni sur la pénurie alimentaire. Le Vénézuela sait qu’en cassant le thermomètre, on fait tomber la fièvre.

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En novembre 2014, les résultats de la « révolution socialiste » – qui est aussi l’objectif du Parti socialiste français – indiquaient que le salaire minimum couvrait 76% des besoins alimentaires d’une famille. Et il faut encore se loger, se chauffer, s’habiller, et envoyer les enfants à l’école. Environ 40% des travailleurs gagnent le minimum salarial… ou moins.

C’est la direction que prend lentement la France : les gens se serrent la ceinture, font très attention à ce qu’ils mettent dans leur caddie, réduisent leurs dépenses, tandis que leurs voisins suisses gagnent trois fois leur salaire à travail égal – mais chut, ne dites surtout pas à Onfray que eux vivent le vrai libéralisme.

Marianella Herrera, nutritionniste pour une fondation privée, Fundación Bengoa, dénonce les chiffres officiels :

“D’autres études montrent une augmentation de la malnutrition. Les enfants arrivent aux urgences des hôpitaux dans des états de malnutrition avancée, et certains meurent par manque de denrées basiques. Les chiffres du gouvernement, qui dit avoir atteint l’objectif de l’ONU de réduire la malnutrition des enfants en 2008, indiquent qu’en 2013 le Vénézuela a franchi de nouveau la ligne rouge, mais dans l’autre sens ».

Joseína est donc à la merci des autorités locales pour se nourrir. Elle ne sait pas qui lui apportera son prochain repas, disais-je au début de cet article.

“La semaine dernière, ils ont apporté du poulet, la semaine d’avant, c’était du lait” explique Joseína qui je vous le rappelle, travaille dans une ferme possédée par ses travailleurs.

Aller au supermarché le plus proche prend une heure et demi en bus. Les queues pour entrer durent des heures. “Quelques fois, lorsque notre tour d’entrer arrive, il n’y a plus rien dans les rayons.”

Comme dit Mélenchon : « Chavez, c’est l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste, de la révolution »

Le voilà en photo, le socialisme :

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Source : economist.com

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