Publié par Hildegard von Hessen am Rhein le 27 juin 2015

Uber dégage

Dans le temps, un ancien temps encore très proche, à Paris, tous les chauffeurs de taxis étaient « de souche » et insupportablement de droite. Je m’en souviens très bien. Les engueulades politiques étaient toujours animées, joviales, bon enfant. Je dirais même, que c’était une corporation « poujadiste invétérée ».

C’était toute une aventure marrante que de prendre le taxi. Tellement « d’chez nous ». Tellement parisienne. Et, tout au début, lorsque de mon Allemagne natale, je suis arrivée à Paris, il restait encore des aristocrates russes, qui nous transportaient à destination, dans une ville que l’on pouvait encore désigner comme Ville Lumière. Une ville, ou il y avait encore des motocrottes chiraquiennes, qui nous débarrassaient des déjections canines. Une ville, où la sécurité n’était pas encore un souci.

Chauffeur de taxi russe lisant « La Russie illustrée »
Chauffeur de taxi russe lisant « La Russie illustrée »

Réputée comme l’une des plus raffinées de son temps, aucune société n’aura été si brutalement jetée hors de son pays natal que la noblesse russe. A Paris, les grands-ducs sont devenus chauffeurs de taxis. Pour les seuls survivants que j’ai pratiqué, en arrivant à Paris, c’était un plaisir de « voyager » dans leur taxi. Ils avaient gardé leurs bonnes manières, bien loin des taxis de 2015, issus eux, d’une autre immigration, si éloignée de nous, par ses mœurs, coutumes et religion. Ces seigneurs avaient toujours des histoires plaisantes à raconter de leur passé merveilleux. En outre, ils étaient de bons analystes politiques. Il leur arrivait de parler avec nostalgie de leurs écrivains et artistes. Ils nous faisaient « voyager » dans cette Russie balayée brutalement par un communisme cruel et mortifère.

L’immigration 2015, à Paris toujours, venant des anciennes colonies françaises du Maghreb et d’Afrique noire, est désormais majoritaire dans cette corporation. Il n’y a plus aucun plaisir à être transportée par eux. Prendre le taxi à Paris est devenu une aventure la plus part du temps déplaisante. De très rare fois, le chauffeur est aimable. J’observe même, sur le front d’un grand nombre, la bosse de prière signe que j’ai affaire à des hommes pieux. Loin de leur reprocher d’être pieux, je leur reproche leurs mauvaises manières. Bougons, limite de la politesse, se trompant de trajet. Lorsque vous leur indiquez le trajet que vous souhaitez prendre, c’est tout juste s’ils ne montrent pas un agacement appuyé. Pourtant, ils sont maintenant équipés de GPS tom tom. Le plus désagréable, c’est lorsqu’ils téléphonent au volant. Pour d’autres, c’est la radio de leurs stations préférées, à des décibels insupportables.

Le passager n’a pas son mot à dire.

Quant à converser, le temps du trajet, il ne faut même pas y penser. Les échanges sont d’une pauvreté à mourir.

Bref, pour dire, se faire transporter en taxi est presque devenu un calvaire

Pour vous rendre à l’aéroport, ils ne prennent certainement pas la peine de descendre de voiture pour vous aider à installer votre bagage dans le coffre. C’est carrément le self service, pareil pour le retour. Si vous ne donnez pas de pourboire, parce que, justement, leur comportement est déplaisant, ils vous le font remarquer de manière insolente. Bref, pour dire, se faire transporter en taxi est presque devenu un calvaire.

Quelques asiatiques sont égarés dans cette profession. Avec eux, le trajet est moins pénible. Ils sont au moins polis. La conversation est rare, car ils ne maitrisent pas toujours bien le français. Ce n’est que mon expérience.

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J’applaudis tout ce qui pourra éliminer cette caste de malfaisants

J’applaudis des pieds et des mains, UBER POP, BLA BLA CAR, les VTC, les motos taxis, bref, tout ce qui pourra éliminer cette caste de malfaisants qui vous prend votre fric sans la moindre grâce commerciale. Nous sommes entrés dans l’ère de l’économie participative et c’est tant mieux pour les clients que nous sommes.

D’ailleurs, s’il y a autant de violence, c’est bien parce que cette corporation n’a plus de repères civilisés, avec leurs valeurs incompatibles aux nôtres. La violence est leur seule réponse à la concurrence.

Ce qui n’arrange rien est l’inertie des autorités sur le dossier.

Ces socialos sont constamment dans le compromis, pour ne pas dire la lâcheté. Après tout, ce sont leurs électeurs ! Sans oublier les autres, qui sont dans le même registre immobiliste.

Alors, vive la concurrence, vive UBER POP et tout ce qui pourra faire disparaître cette fange qui n’exerce pas son métier convenablement. Protégés jusqu’à présent par un monopole, ils vont devoir changer d’attitude face à la concurrence. Et, c’est tant mieux pour les clients que nous sommes. Pour une fois, ils seront obligés de s’adapter aux mœurs occidentales de l’économie, lorsqu’on nous demande de nous adapter aux leurs.

A leur décharge, je dirai mon étonnement, que, dans ce pays, l’on doive payer pour travailler.

Ces licences incroyables, aux montants vertigineux, 240.000 €, ajoutées au prix du véhicule, sont du ressort de l’hérésie économique très française et unique au monde.

Il est urgent de faire tomber ces licences stupides et d’instaurer une saine concurrence, pour le plus grand bien des clients.

Que l’Etat, rachète les licences sur plusieurs années et cesse de réglementer la vie économique. Le pays ne s’en portera que mieux.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hildegard von Hessen am Rhein pour Dreuz.info.

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