Publié par Manuel Gomez le 9 juillet 2015

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Des négociations ont bien été entamées entre le gouvernement français et les terroristes qui avaient capturés les sept moines de Tibhirine, bien que cela ait été toujours catégoriquement nié, et ce n’est que suite à l’échec de ces tractations que les moines ont été exécutés après 53 jours de captivité.

Des témoignages existent et les témoins sont toujours en vie, rapporte le quotidien El Watan, au sujet des négociations entre les services de renseignement français et le chef des terroristes, Djamel Zitouni, avec l’aide d’un émissaire dépéché au QG de la katiba , responsable de l’enlèvement des sept moines.

Le procès verbal de l’audition d’Hassan Hattab par les services de sécurité le cite : « Je me suis déplacé à Tala Sar/Aïssaouia pour rencontrer Djamel Zitouni et celui-ci m’a informé qu’il était en négociations avec un émissaire français (Un homme blanc de peau, cheveux châtains, âgé d’environ 55 ans, bien habillé, paraissant très important et accompagné d’un enfant de 13 ans environ).

Témoignage du repenti, Djamel dit Abderrahim, chargé de liaisons : « Hocine Flicha l’a conduit vers 14 heures du quartier Château Rouge jusqu’au centre de transit de Remili. »

Témoignage de Hocine Beziou, dit Mossaat, conseiller de l’émir de djound de Bougara : « Il m’a demandé de le conduire jusqu’à Sbaghnia. Il y a eu des discussions toute la journée et l’homme est reparti le lendemain en empruntant un autre circuit vers Tablat. »

Des problèmes existaient entre l’Ambassade de France et le Ministère algérien des Affaires Etrangères.

Par la suite, un second émissaire a été chargé de négocier avec le PC, et il s’est entretenu avec les moines durant une dizaine de minutes. Cet homme portait une montre bizarre, et en la lui ôtant, il a été constaté qu’elle logeait une puce de géo-localisation. Elle a été aussitôt détruite, et l’émissaire a été prié de partir. A ce moment les moines étaient toujours en vie.

Quelques jours plus tard, Hassan Hattab rencontre une nouvelle fois Zitouni et il est présent quand ce dernier donne l’ordre, par radio, d’exécuter les sept moines, justifiant sa décision par l’imminence de leur découverte par l’ANP (Armée Nationale Populaire) : « De toutes façons je les aurais tué car ils faisaient « étansire » (évangélisation). »

Quatre où cinq membres de la katiba Al Khudra ont été dépêchés pour ramener les moines à Tala Acha. Quatre jours plus tard, ils ont mis les têtes des moines dans des sacs de jute, et les corps ont été enterrés sur place.

Il était plus pratique de découper les têtes et de les emporter que de transporter sept cadavres. Les sacs de jute ont été abandonnés sur la route nationale afin qu’ils soient retrouvés par l’armée.

L’analyse histologique des extraits de crânes des sept moines a montré que la décapitation a bien été exécutée post mortem, après leur exécution.

Cela avait déjà été révélé par les documents déclassifiés des services de renseignement français, mais également par les témoignages de repentis et de terroristes libérés après avoir purgé leur peine.

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