Publié par Jean Vercors le 10 juillet 2015

Les-berbères-de-Ghardaïa-refusent-l’arabisation

Rien ne semble vouloir arrêter la violence qui s’abat sur les berbères du Mzab depuis plusieurs mois maintenant. En tous cas, pas les autorités algériennes, qui ont fait leur choix.

L’Etat dictatorial fondé par des anciens caïds du FLN (comme Saïd Mohammedi membre de la Waffen-SS) qui dispose de moyens colossaux, aussi bien sur le plan humain que matériel, ne rien fait pour contenir la violence des hordes arabes qui sévissent dans le Mzab depuis plusieurs mois.

Trois hommes gravement blessés dans des violences à Ghardaïa, ville du Sud algérien, théâtre depuis deux ans de heurts communautaires, ont succombé mardi à leurs blessures, a indiqué l’agence de presse APS.

Rien ne peut justifier cette défaillance au « devoir » de garantir la protection et la sécurité des citoyens. L’Etat algérien assume cyniquement une volonté délibérée de laisser faire et, par la même, de punir une communauté qui dérange, en l’occurrence les berbères, qui refusent la soumission arabe. Vous avez dit pogrom ?

Les événements que vit la Vallée du Mzab ces derniers mois témoignent du racisme de l’Etat algérien, un Etat anti-amazigh qui méprise ses minorités ethniques et religieuses et déploie tous les moyens pour achever la politique d’arabisation et d’islamisation planifiée depuis 1962, ce qui ne peut se faire qu’avec l’éradication de la culture Amazigh.

Aucun média français ne vous parlera de la persécution des berbères par les arabes. Dans l’esprit gauchiste des journalistes, les minorités – arabes en l’occurence – ne peuvent être que des victimes. Leur cerveau n’est pas équipé pour absorber l’idée qu’une minorité peut être un oppresseur, un génocidaire. C’est bien lamentable.

L’une des trois victimes, un homme de 22 ans, a été grièvement blessé par un projectile lors des violences survenues dans la nuit de lundi à mardi à Guerrara (120 km au nord-est de Ghardaïa) et les deux autres, deux hommes âgés de 30 et 40 ans, ont été gravement blessés de la même façon à Berriane (à 45 km de Ghardaïa).

La préfecture de Ghardaïa, dans la vallée du M’zab, vit depuis des années au rythme d’affrontements meurtriers entre les communautés mozabites amazighs (berbères) et chaâmbas (arabes malekites).

Au moins 20 personnes ont été tuées début décembre 2014 dans la résurgence des affrontements intercommunautaires à Ghardaia (600 km à l’est d’Alger), secouée depuis trois ans par des actes de violence chroniques entre arabes et amazighs. Des centaines de maisons et de magasins, appartenant en majorité à des Mozabites, ont été pillés et incendiés.

L’assassinat en 1998 du chanteur Matoub Lounès avait déclenché une véritable révolte berbère. Car les Kabyles, les Touaregs, les Chaouias, les Mozabites, les Chenouas, les amazighophones de Tlemcen, de Chréa, de Tissemsilt, de Sougueur … refusent l’arabisation forcée imposée par le gouvernement algérien.

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