Publié par Manuel Gomez le 16 juillet 2015

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Comment un site militaire, particulièrement sensible, soumis à l’opération « Cuirasse » (pendant militaire de l’opération « Sentinelle », assurant la protection du territoire en complément du plan « Vigipirate » et consistant à coordonner, organiser et renforcer la protection des sites militaires déjà sous surveillance) a pu devenir l’objectif d’une bande organisée alors qu’il est protégé par deux rangées de grillages électrifiés et sous surveillance nuit et jour par des équipes cynophiles (avec des chiens) et que 200 militaires y stationnent ?

Situé à Miramas (13), cette annexe du 4ème Régiment du matériel de l’armée de terre, dont le rôle est particulièrement stratégique puisqu’elle stocke des équipements pour les opérations extèrieures (OPEX), menées en Afrique et Afghanistan, et sert également de dépôt de munitions.

Il se compose d’une dizaine de bâtiments et neuf d’entre-eux ont été visités par « les voleurs », en toute quiétude, dans la nuit de dimanche à lundi. Ils n’étaient même pas sous vidéosurveillance !

Il aura fallu qu’une patrouille s’aperçoive que les deux rangées de grillage avaient été méthodiquement découpées pour qu’un inventaire soit réalisé en urgence pour constater la disparition de 180 détonateurs, une dizaine de pains de plastic, une quarantaire de grenades, des explosifs…c’est en tous les cas ce que l’on veut bien nous dire !

Une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille, pour vol avec effraction par bande organisée, et elle a été confiée à l’IRCGN (Institut de recherches criminelles de la Gendarmerie Nationale).
On soupçonne d’ores et déjà des militaires, où d’anciens militaires, ayant eu accès aux lieux puisqu’ils se sont dirigés directement vers des bâtiments précis ce qui prouve de toute façon des complicités intérieures et un repérage précis.

La DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la défense) et le service de renseignement intérieur de la défense ont commencé la vérification des fiches de militaires et d’anciens militaires  afin d’établir d’éventuelles complicités.

L’une des premières questions qui se posait, était de savoir quelle sera l’utilisation de tous ces explosifs dérobés ? Grand banditisme ou terrorisme islamique ?

Avec les deux récentes explosions qui se sont produites dans l’usine pétrochimique de Berre-l’Etang nous pouvons d’ores et déjà supposer que la seconde hypothèse doit être privilégiée.

Frédéric Vigouroux, maire socialiste de Miramas, « trouve très troublant et vraiment étonnant la manière dont s’est déroulé ce vol alors que pour les militaires la sécurité est une première nature ? »

On attend avec une impatience bien compréhensible les explications du Premier Ministre, du ministre de la Défense et du ministre de l’Intérieur, qui toutes ces dernières semaines nous ont expliqué de long en large les mesures exceptionnelles qu’ils ont prises pour surveiller les sites les plus sensibles.
Mais peut-être ne considèrent-ils pas comme « très sensible » un site militaire stockant des explosifs et des munitions ?

On attend pour le moins des sanctions à différents niveaux car ces complicités où ces laxismes vont peut-être coûter de nombreuses vies innocentes !

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Copyright Manuel Gomez pour Dreuz.info

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