Publié par Hildegard von Hessen am Rhein le 6 août 2015

ENA

C’est ainsi en France, les hauts fonctionnaires, majoritairement issus de l’ENA, ont le privilège de « pantoufler » lorsqu’ils quittent la fonction publique.

La « noblesse d’Etat », qui ne connaît pas la crise, c’est la pantoufle : quelle noblesse !

Anne Lauvergeon, ancien sherpa de François Mitterrand ne fait pas exception. Après un passage à la Cogema, lui est revenu un fleuron de notre industrie nucléaire, Areva. On se souviendra des titres laudatifs la concernant, si bien dans la presse française qu’étrangère. En 2009, elle était même inscrite 9 ème sur la liste des femmes les plus puissantes du monde, 9e sur 10, quand Angela Merkel figurait première …

Mieux encore, Christine Lagarde, en 2005 se fendait dans le Times d’un portrait de la dame on ne peut plus élogieux. Il faut le lire pour le croire ! Lagarde avance que « Lauvergeon aurait virtuellement créé Areva … ».  Beau spécimen du mal français qui consiste à se « tenir chaud » entre copines et coquines …

A l’époque de cet article, qui dû faire chaud au cœur de « Calamity Anne », Christine Lagarde dirigeait le comité de politique globale chez Baker & McKenzie, célèbre cabinet d’avocats basé à Chicago. 

Retournement, en 2015, un sombre tableau est brossé de la gestion de « Atomic Anne » par la cours des comptes. Une perte de 494 millions d’€ en 2013.

Pour en savoir plus, il suffit de rechercher sur le net pour connaître avec précision les turpitudes d’une énarque que l’on place aux manettes d’une grande entreprise.

Car en République Française, c’est ainsi que les choses se passent.

Les grands groupes, puisqu’il n’y en a que pour eux dans les « têtes bien faites » des énarques, ne peuvent être dirigés que par leur caste. Ils estiment qu’un grand groupe industriel se gère comme l’on gère la fonction publique. D’ou les innombrables échecs de ces personnages à qui l’on confie les rênes de fleurons industriels.

Je ne veux pas être injuste, il y a certaines réussites, dont Yves-Thibault de Silguy, ancien Commissaire à la Monnaie Unique est l’incarnation aux manettes de VINCI, mais il est aussi celui qui participe avec ardeur à la vente des bijoux de famille de notre pays au Qatar, ou un Michel Pébereau, sorti de l’Inspection Générale des Finances, qui a fait de la BNP ce qu’elle est aujourd’hui.

Cependant, les palmes de l’influence mondiale reviennent à Henri de Castries, PDG à succès d’AXA, mais aussi président de Bilderberg. Ainsi qu’à Jean-Claude Trichet, ancien Directeur du Trésor, ancien Président de la BCE, qui désormais endosse la fonction de Président de la Trilatérale, groupe d’influence cadet de Bilderberg. La haute fonction publique aux manettes en France est certes d’une grande médiocrité en général, mais il faut bien avouer que présider les deux importants groupes d’influence revient à deux français issus de l’ENA. Est-ce glorieux, pour des Français dont le pays a une grande histoire, de se soumettre ainsi à l’invention d’aristocrates et grands bourgeois anglais afin d’asseoir une hégémonie complète sur le monde qui date de la moitié du 19ème siècle ? On le constate, ce n’est pas une nouveauté. Vous pourrez lire l’extraordinaire document du professeur de Georgetown, Carroll Quigley, qui vient de sortir en français aux éditions Le Retour aux Sources. Quigley a refusé que sont ouvrage sorte de son vivant. Vous comprendrez les raisons en lisant le livre.

Revenons à nos « glorieux énarques ». On se souviendra de la calamiteuse gestion d’un Jean-Yves Haberer auquel Pierre Bérégovoy confiait les manettes du Crédit Lyonnais qu’il contribua à mettre à terre. Ou un Alain Minc, qui fit exploser le groupe de l’italien Carlo de Benedetti. Malgré ce grave sabotage, ce petit monsieur est toujours conseiller pour les chefs des CAC 40. Il doit en avoir des dossiers sur ces gens pour toujours sévir sur la place, être invité à débiter ses « certitudes » – fausses la plupart du temps – sur les plateaux et dans les colonnes des journaux. Le Financial Times ne se gêne pas pour critiquer l’éminence grise auto-proclamée.

Que dire de l’inénarrable Jacques Attali, plagiaire connu, forcé de démissionner de la BERD pour folie des grandeurs, qui prônait l’euthanasie de ceux qui dépassent les 62 ans ! Comme Minc, Attali a un avis sur tout, gare à la volée de bois vert s’il est contredit sur un plateau. Voici ce qui sort de son cerveau malade énarchique :

« Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. Je crois que dans la logique même de la société industrielle, l’objectif ne va plus être d’allonger l’espérance de vie, mais de faire en sorte qu’à l’intérieur même d’une vie déterminée, l’homme vive le mieux possible mais de telle sorte que les dépenses de santé soient les plus réduites possible en terme de coût pour la collectivité. Il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle se détériore progressivement. L’euthanasie sera un instrument essentiel de nos sociétés futures. » (L’Avenir de la vie*, Michel Salomon, Éd.Seghers, 1981).

Cette « noblesse d’Etat » est unique au monde et freine le bon développement économique de la France.

Inutile de souligner que notre beau pays est dans un état financier catastrophique, dû principalement à ses dépenses pharaoniques, empirées par les socialistes sous François Hollande. Sur ces derniers, Sir Winston Churchill avait fait une sortie remarquée, devenue culte :

« Christophe Colomb fut le premier socialiste. Il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait et il faisait tout cela aux frais du contribuables. »

Il est évident que la «noblesse d’Etat » refuse de faire des sacrifices, et que les contribuables sont sommés de les entretenir. C’est un vaste système de corruption étatique.

Sur les énarques, l’on est autorisé à généraliser : ils sont sans ouverture sur la diversité sociale, économique, technologique et scientifique. L’égalité n’est pas à leur ordre du jour.

« Atomic Anne », en est un pur produit. Il me faut souligner son état de femme. Comme toutes les femmes que l’on place d’office aux manettes de postes de pouvoirs, elles croient devoir en faire plus que les hommes. Elles sont plus dures, sans états d’âmes, inflexibles. Elles développent des traits psychologiques qu’elles pensent être l’exclusivité des hommes. Quand les hommes se féminisent, les femmes se durcissent. De ce fait, elles en rajoutent. Madame Thatcher était un exemple, sauf que la « Iron Lady » a remonté son pays qu’elle a trouvé en situation profonde de crise économique, sociale, politique et culturelle.

A part les échecs avérés de cette caste qui prétend détenir la science infuse, le dernier exemple le plus grave est François Hollande et tout son gang de la promotion Voltaire qu’il a pris soin de mettre en place. Ainsi, il s’assure leur fidélité sans faille. Même dans le désastre, le groupe persiste et s’auto-félicite, et c’est le peuple méprisé qui trinque.

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A cela aucun terme ne peut être mis que par la force.

L’appareil est d’une puissance de rouleau compresseur, soutenu par l’autre caste aux ordres, les médias, dont la tâche est d’endormir ceux qui souffrent en leur faisant croire que tout va bien.

Ces deux entités, état et médias, sont si étroitement liés par le pouvoir et l’argent, que l’opinion publique est abandonnée sans leader, en colère, frustrée. Les agriculteurs, les petits entrepreneurs, les artisans, les employés malmenés de grands groupes, dirigés par des gestionnaires énarchiques qui se prennent pour des esclavagistes. Non, l’esclavage n’a pas disparu.

Sans parler des pauvres, ils sont légions, qui n’ont plus aucun ressort et que l’on peut voir sur les trottoirs de nos villes, dans l’attente d’une mort salvatrice. Dans les campagnes, ce n’est guère mieux.

Ajouté à ces calamités celle du tsunami migratoire islamique, théorisé par le think-tank socialiste Terra Nova, fondé par un autre énarque, Olivier Ferrand, disparu prématurément et que l’on ne pleurera pas.

Le « grand remplacement » est la théorie d’Olivier Ferrand destinée à punir l’électorat traditionnel de souche devenu récalcitrant, las des promesses jamais tenues, en le changeant par celui venu des anciennes colonies. Ceux auxquels la caste hypocrite déclare devoir une dette pour les avoir colonisés…

Ils ont mis en acte la citation de Bertolt Brecht :

«  J’apprends que le gouvernement estime que le peuple à « trahi la confiance du régime » et « devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités ». Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? » 

Ce sont les inconséquences, les irresponsabilités, les incompétences, les égoïsmes, les ambitions démesurées d’hommes et de femmes dont le seul but est de se maintenir au pouvoir en faisant trimer les nouveaux venus à leur service. Naturalisés, ils voteront forcément pour eux, même s’ils ne parlent pas français.

Quand cela trouvera-t-il un terme ? Je l’ignore. Ce n’est pas demain, ni après demain. Ce sera forcément dans la violence.

Oui, le sauvetage de la France se fera dans la douleur, la violence et le sang.

Quand le sang impur viendra-t-il abreuver nos sillons ?  

La première action : supprimer définitivement l’ENA, changer les mentalités, profondément.

Je plains ceux à qui cette immense tâche incombera.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hildegard von Hessen am Rhein pour Dreuz.info.

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