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Publié par Eduardo Mackenzie le 30 septembre 2015

La réunion spectaculaire avec poignée de main entre le président colombien Juan Manuel Santos et Timochenko, le chef terroriste des Farc, à La Havane, et le grotesque pacte « de justice » signé sous les auspices du dictateur Raul Castro, n’a pas réduit la méfiance des Colombiens à l’égard du soi-disant processus de paix.

Malgré le battage médiatique et la rhétorique sophistiquée utilisée  avant, pendant et après la réunion, Santos a été incapable de convaincre les Colombiens que les accords avec les FARC constituent une avancée significative  vers la paix et la réconciliation nationale.

Le cœur de l’accord avec Timochenko se résume à une phrase: les crimes abjects des FARC ne seront pas punis. L’impunité a été accordée à cette catégorie de crimes, y compris les crimes contre l’humanité, par un trucage de sanctions qui suscite l’étonnement des nations civilisées: le «travail social» que devront accomplir les chefs terroristes dans des fermes, des bureaux, des palais et d’autres espaces confortables et ouverts.

La bande de hors-la-loi qui bénéficieront de cette mesure — avec un «travail social» conçu par eux-mêmes, est celle qui  milite dans les « pourparlers de paix » à La Havane contre toute repentance et toute reconnaissance de la responsabilité de ce que les FARC ont infligé à la  Colombie  depuis plus de 50 ans de guerre subversive. Ce sont les mêmes qui lancent des menaces et  prononcent des condamnations à mort contre ceux qui critiquent le scénario dévastateur d’une paix avec l’impunité et avec le changement total du système politique. Ce sont les mêmes qui proclament qu’ils ne vont pas déposer les armes,  ni indemniser les victimes, ni renoncer à leur idéologie de vengeance et de violence contre le peuple, contre ses biens, contre ses représentants élus et contre l’Etat de droit.

Heureusement, les Colombiens ne se laissent plus berner  par la propagande officielle. L’enquête  réalisée quelques heures après l’événement retentissant dans l’ile-prison  ne peut pas être plus claire. Seulement 25,6% des personnes interrogées se sont dit favorables à cet accord. En outre, 63,2% s’opposent à ce que les criminels des Farc n’effectuent que  5 à 8 années  de peine sans emprisonnement s’ils reconnaissent leurs fautes.

Payé par  deux des médias les plus favorables au gouvernement Santos  –le quotidien El Tiempo et la radio W Radio–, le sondage Datexco conclut que seulement 29% des personnes interrogées  seraient d’accord pour que les FARC paient leurs crimes en dehors des prisons en accomplissant un «travail social» ou similaire, comme le préconisent  Santos et les FARC.

Pour couronner le tout : 70% des consultés ne croient pas que l’accord respecte les victimes, lesquelles aspirent à la justice et veulent que les criminels répondent  de leur  tueries et de leurs destructions. Pour résumer, cet « accord» n’a convaincu que la clientèle minoritaire de la gauche la plus perverse du continent.

Que reste-t-il de ce que  la presse santiste  appelle une « percée » dans le processus de paix? Rien. En cela l’ambassadeur Kevin Whitaker agit fort mal en saluant avec empressement ce pacte qui est un déni manifeste des principes sur lesquels repose la justice des États-Unis. Le message envoyé par la Maison Blanche aux Colombiens est inacceptable. Est-ce que par hasard  le président Barack Obama s’était contenté  de laisser Ben Laden  tranquille dans son bunker au Pakistan?  Obama va-t-il libérer les assassins de l’entrepreneur américain Thomas Janis et du sergent colombien Luis Alcides Cruz, ainsi que les hommes qui ont séquestré les trois autres américains qui étaient dans le même avion accidenté, Marc Gonçanves,  Keith Stansell et Thomas Howes, kidnappés par les FARC dans le département du Caqueta le  13 février 2003 et libérés par l’armée et la police colombienne, pendant la présidence d’Alvaro Uribe, le  2 juillet 2008?

On ne peut pas perdre de vue le fait que le pacte d’impunité signé par Santos est aussi, d’une certaine manière,  le résultat de la guerre froide que le dictateur Nicolas Maduro a déclaré à  la Colombie. Dans cette guerre invisible destinée à approfondir la situation d’isolement et de fragilité dans laquelle se trouve  la Colombie en ce moment, Maduro non seulement emploie la fermeture arbitraire des frontières, la déportation violente de milliers de familles colombiennes et l’envoi d’avions de combat russes sur la Colombie mais, surtout, il avance, notamment, par le biais des négociations secrètes « de paix » à La Havane, qui sont, sous une apparence de légalité,  le principal instrument  du démantèlement accéléré du système démocratique colombien.

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A court terme, il se prépare dans les conciliabules secrets  à La Havane une supplantation du Congrès colombien par un organisme parasite  appelé « Congresito» ou «haute commission législative » – que les doctrines constitutionnelles colombiennes rejettent. Il se mijote  également, et toujours à La Havane,  la mise en place d’une «justice ad hoc » avec des juges étrangers  et, pour couronner ce monument d’iniquité, un vote parlementaire est en train d’être organisé, visant à accorder des pouvoirs spéciaux et démesurés  au président Santos. Tout cela pour empêcher  que le peuple  colombien se prononce, par un vote universel et secret,  sur les pactes de La Havane. Et il se prépare, par ailleurs, un grand chambardement des forces armées et de la police de la Colombie.

A noter que, dans les heures qui suivirent la signature du pacte de l’impunité à La Havane, le général Alberto José Mejía, commandant de l’armée, a révélé qu’il préparait une «révision formelle et totale de la doctrine militaire » de la Colombie afin « d’adapter l’armée» et les forces de défense du pays  à l’éventuel «post-conflit». Depuis quand une chose aussi importante pour la sécurité nationale est-elle traitée dans un bureau dans le dos du Parlement?

Ce démantèlement du système juridique colombien Santos le fait sans consulter le Congrès, sans consulter les partis politiques, sans consulter les citoyens. Santos travaille avec une clique dévouée à lui, dans le dos de tous. Il suit la ligne d’un scénario tracé par quelques individus à Cuba qui ne sont pas seulement les  «négociateurs de paix ». Santos cherche à légitimer son coup d’Etat sui generis en promettant monts et merveilles sur la paix. « La paix est plus proche que jamais », dit-il. Mais ce qu’il est en train de construire ce n’est pas la paix. Pas étonnant que le pacte « de justice » n’ait pas été accueilli par des manifestations spontanées de joie et de réjouissance populaire, comme l’a observé si justement le correspondant à Bogota de Libération, un quotidien français de gauche. Ni  scènes de liesse, ni rien de tel.  En Colombie l’atmosphère est, au contraire, à la  perplexité et à la déception devant  les visages souriants de Timochenko et Raul Castro et devant l’amertume exprimée par leurs  nombreuses victimes. Dans un tel contexte, le bloc des fractions politiques qui ont soutenu Santos jusqu’à présent  est en train de s’effriter et  la méfiance des citoyens colombiens  s’accroit, comme le montrent les sondages.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Eduardo Mackenzie pour Dreuz.info.

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