Publié par Abbé Alain Arbez le 8 septembre 2015

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Pour les opinions publiques, une seule photo bien cadrée par les médias, ça change tout. Cela booste l’émotionnel au point de déferler sur les écrans et les unes en oubliant les centaines de milliers d’enfants massacrés par des chefs de guerre sataniques en Syrie, et en Irak, mais aussi en Lybie, au Nigeria, et ailleurs.

Nous voici de nouveau esclaves de l’image : n’existe que ce qui est visible, et bien mis en scène pour faire réagir l’émotion en lieu et place de réflexion. Certes, la mort d’un seul petit enfant est une tragédie, mais derrière ce symbole, combien de petites victimes vont être ignorées, car non instrumentalisables au service d’une idéologie ? Qu’en est-il des enfants yazidis et chrétiens coupés en morceaux par l’Etat islamique ? Quid des multiples exactions en guise d’avertissement terrifiant aux populations qui refuseraient encore la suprématie fantasmée de l’islam du salaf, c’est-à-dire celui des origines, pur et dur ?

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Ce petit enfant hypervisibilisé au détriment des milliers d’autres occultés va être iconifié pour servir d’emblème culpabilisateur envers les populations européennes littéralement sidérées par le flux quotidien et invasif de « migrants ».

Or dans les circonstances inédites que traverse l’Europe judéo-chrétienne et humaniste, ce n’est pas de culpabilisation que les citoyens ont besoin, mais de responsabilisation. Il s’agit dans ce cas d’inciter les dirigeants élus et représentants des peuples autochtones à agir en leur nom en anticipant l’avenir proche et donc en instaurant une politique commune à l’égard de ces foules qui forcent les accès des démocraties. Et sans doute des actions ciblées sur les territoires d’origine des migrants.

La générosité est essentielle, mais elle a aussi un coût à chiffrer dans tous les domaines.

Faire croire que l’on peut accueillir et secourir sans limites et sans conséquences n’est pas honnête. Ce qui signifie – pour la zone Europe convoitée par des mouvances extérieures – que ne pas être la forteresse étanche sourde aux vraies détresses (de ceux qui méritent le nom de « réfugiés ») , ne justifie pas l’opération « portes ouvertes à tous » exigée par les idéologues déphasés.

Les irresponsables ont capté le discours compassionnel pour masquer leurs incompétences. Ce qui se met en place implique d’urgence des choix clairs et des moyens efficaces, dont on n’a pas encore vu le début du commencement.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour Dreuz.info.

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