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Publié par Eduardo Mackenzie le 26 octobre 2015

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C’est la plus absurde des négociations «de paix». Peut-être même la plus désastreuse et la plus humiliante pour un pays.

Une victoire stratégique du terrorisme

L’opération entreprise depuis quatre ans par le président Juan Manuel Santos avec les FARC à La Havane semble toucher à sa fin. Une fin qui s’annonce désastreuse. En mars 2016, disent-ils, ce sera la signature de la paix. Mais on sait déjà que cette fin ne conduit pas à la paix promise, mais à quelque chose d’abject : à une victoire stratégique du terrorisme.

Les excès juridiques à laquelle cette négociation est parvenue, l’ont d’ores et déjà vouée à l’échec avant cette date. Elle a échoué malgré la tentative de Santos de créer une image différente moyennant des tonnes de publicité, et autres menaces et croche-pieds contre l’opposition colombienne. Suite à l’annonce du «pré-accord judiciaire » du 23 septembre dernier, l’échec est devenu encore plus évident: tout le monde a vu que Santos mentait aux FARC et que ces dernières avaient menti à Santos. Car les points du «pré-accord » n’étaient pas au nombre de 10 mais 50, voire 60 et que ce «pré-accord » comporte des aspects tellement sinistres qu’aucun des acteurs ne s’est risqué à révéler son contenu réel.

La dérive juridique consistant à faire que l’ordre juridique international accepte qu’en Colombie, des crimes odieux, tels que le trafic de drogue, les enlèvements, les massacres et même la disparition forcée de personnes – comme ils viennent de l’annoncer le 20 octobre 2015 – doivent être considérés comme des délits politiques, ou comme des délits «associés à un délit politique», et donc que ces crimes sont excusables, est la goutte qui a fait déborder le vase.

Ces concessions aux FARC causent la stupeur dans le Congrès américain. L’influent sénateur démocrate Patrick Leahy, l’un des plus enthousiastes vis-à-vis des discussions à La Havane, a commencé à y voir plus clair. Il a déclaré que pour qu’il y ait une augmentation de l’aide que les Etats-Unis donnent à la Colombie, les membres des FARC responsables de crimes graves devraient être privés effectivement de liberté et ne pas recevoir des sanctions symboliques.

Quelque chose s’est fissuré dans les sphères les plus élevées du pouvoir aux Etats-Unis

La déclaration de Leahy montre que quelque chose s’est fissuré dans les sphères les plus élevées du pouvoir aux Etats-Unis, même si ce pouvoir a été, sous l’égide de Barak Obama, l’un des sponsors de la capitulation aberrante à La Havane.

Depuis des mois, la presse espagnole a pris un ton de plus en plus critique à l’égard de ces négociations et ce ton s’est durci à juste titre.

Les Colombiens eux aussi sont contre les résultats de ces étranges dialogues et les sondages d’opinion le confirment. L’ancien président colombien Andrés Pastrana vient de déclarer que la démocratie colombienne est en danger. En Europe, dans certains cercles gouvernementaux, les interrogations vont croissant sur ce que Santos est en train de faire.

Récemment, la révélation faite par Alias Timochenko que depuis l’ouverture des dialogues de paix, une personne non autorisée, le frère de Santos, avait promis aux chefs terroristes qu’ils ne paieraient pas un seul jour de prison, a démontré que cette «négociation», dès le début, n’était qu’une imposture.

A présent, Santos est un otage de Cuba et du Venezuela, deux dictatures qui ont du sang de Colombiens sur les mains

Une autre détestable caractéristique du processus de paix Santos / FARC réside dans le fait que c’est la première négociation de paix dans laquelle les représentants des « parties » discutent sous la supervision et l’orientation de deux dictatures qui ont du sang sur les mains, du sang de Colombiens, et qui discutent dans le dos du peuple et des institutions démocratiques colombiennes. Car en dehors du sommet du pouvoir exécutif, aucun autre pouvoir public ne participe effectivement à la conduite et au contrôle des conversations de paix. Le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire ont été transformés en de simples instruments de l’exécutif.

Rien de semblable n’est advenu dans les négociations de paix en Amérique centrale, ou dans des accords de paix en Afrique.

En mettant ces négociations dans les mains de Cuba et du Venezuela et en empêchant toute ingérence des institutions colombiennes sous le prétexte du secret, Santos a perdu le contrôle du processus. A présent, Santos est un otage de ces deux régimes. Et ce qui sort de ces accords scandalise la Colombie et les pays civilisés.

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Les Colombiens étaient les mandants de Santos. Mais Santos les a tous écartés.

Il a réussi à faire croire que la négociation avec les FARC devait être secrète et sous le patronage de deux dictatures. Naïvement, ce schéma a été accepté et tout le monde a été désinformé, manipulé, divisé et trompé.

Les FARC veulent instaurer l’enfer que les Cubains et les Vénézuéliens endurent depuis des années

Cette opération ne pouvait pas être transparente car son but était pervers et visait à déposséder les Colombiens de ce qu’ils avaient: leurs libertés, leurs biens, leurs valeurs et leur avenir. Les FARC veulent faire sauter tout cela et instaurer l’enfer que les Cubains et les Vénézuéliens endurent depuis des années.

Pire, Santos veut obtenir les pleins pouvoirs pour continuer son œuvre. Il s’oppose à ce que les électeurs puissent ratifier ou rejeter l’accord avec les FARC. Santos veut qu’une petite commission, qu’il nommerait selon son bon vouloir, se substitue au peuple souverain.

Certains croyaient que les négociations permettraient à la bande armée qui avait échoué dans son objectif d’établir le communisme par la force, au prix de 50 ans d’atrocités et de mensonges, d’être finalement incorporée de manière décente dans le système démocratique.

Ce qu’a fait Santos a consisté à inverser la pyramide. Il a permis aux FARC d’assumer le rôle de la narco-guérilla victorieuse et a imposé à l’Etat colombien le rôle de vaincu. Dès lors, ce qui découle de cette négociation est choquant et inacceptable pour tous, pour les citoyens colombiens, pour les victimes, pour la Constitution colombienne et pour le droit pénal international.

Si on ne les arrête pas, cet effrayant Cheval de Troie va conduire la Colombie vers le chaos

Les négociations ont échoué, mais les acteurs sont sur leur lancée. Si on ne les arrête pas, cet effrayant Cheval de Troie va conduire la Colombie vers une nouvelle étape de chaos et de sacrifices.

Je ne peux pas oublier que cette négociation de paix a commencé avec un crime exécrable: l’attentat du 15 mai 2012, à Bogota.

Ce jour-là, les FARC ont tenté d’assassiner à la bombe l’ancien ministre et journaliste Fernando Londoño Hoyos, le blessant gravement. Ses deux gardes ont été tués dans l’attentat et 34 personnes ont été blessées. Londoño dénonce avec une grande cohérence la nature négative des transactions à La Havane. On a voulu le tuer pour faire taire cette voix éminente et pour terrifier tous les journalistes.

Peine perdue. Fernando Londoño a survécu et continue à être l’une des voix les plus autorisées, les plus entendues et les plus courageuses de l’opposition colombienne, avec celle de l’ancien président Alvaro Uribe et avec celles des membres du parti Centre démocratique.

Les contradicteurs de la farce de La Havane -des parlementaires, des universitaires, des journalistes, des blogueurs, des mères de famille, des militaires, des industriels, des étudiants et même des juges (pas tous)– ne sont pas restés silencieux. Leurs critiques sont de plus en plus précises et leurs objections commencent à parvenir aux oreilles des gouvernements étrangers.

La Colombie ne veut pas qu’alias Tirofijo et que le capo Pablo Escobar remportent un triomphe posthume par la voie d’une fausse paix

La résistance contre la conspiration de La Havane vaincra. La Colombie ne veut pas qu’alias Tirofijo et que le capo Pablo Escobar remportent un triomphe posthume par la voie d’une fausse paix. Pour éviter cela, les colombiens doivent voter pour les candidats du Centre Démocratique aux élections régionales du 25 octobre.

Et dans les média français, on ne dit rien de vraiment critique à l’égard de l’opération Farc/Santos/Cuba.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Eduardo Mackenzie pour Dreuz.info.

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