Publié par Jean-Patrick Grumberg le 9 décembre 2015
Lors de l'émission de variété Saturday Night Life, Trump qui ne manque pas d'auto-dérision
Lors de l’émission de variété Saturday Night Life, Donald Trump, qui n’a pas peur de faire de l’auto-dérision

Le candidat à la présidence des Etats Unis Donald Trump doit se rendre en Israël fin décembre. Mais suite à sa déclaration demandant que les musulmans étrangers soient temporairement (les médias ont volontairement supprimé cette partie essentielle de la déclaration de Trump) interdits d’entrer aux Etats Unis le temps que les autorités américaines comprennent mieux “ce qui se passe”, les journalistes se sont livrés à leur jeu habituel : l’hystérie médiatique contre tout ce qui n’est pas de gauche.

• En Israël, 37 députés de la Knesset ont signé une lettre demandant à Netanyahou d’annuler la venue de Trump.

J’ai reçu des demandes d’éclaircissement, et j’ai questionné le porte parole du premier ministre, qui m’a confirmé que “la visite de Trump est prévue en Israël le 28 décembre, et le rendez-vous a été pris bien avant les dernières déclarations [sur les musulmans]”.

Une personne proche de l’entourage de Benjamin Netanyahou m’a déclaré : “il n’y a pas une chance sur un million que Bibi annule”.

Notons – mais cela ne surprendra personne – que les députés qui appellent à annuler la visite de Donald Trump appartiennent majoritairement à la gauche et l’extrême gauche israélienne…

Trump_Toronto_entrance_at_night

• Le maire de Toronto a demandé que le nom de Trump soit décroché de la façade du Trump International Hotel and Tower.

• 200 000 personnes ont signé une pétition pour que la visite de Donald Trump en Grande Bretagne soit annulée.

• Un porte parole du premier ministre David Cameron a déclaré que les remarques de Trump “sèment la discorde, n’aident en rien et sont tout simplement fausses.”

• En France, le premier ministre Manuel Valls a déclaré : Monsieur Trump, comme d’autres, entretient la haine et les amalgames : notre SEUL ennemi, c’est l’islamisme radical.

• Geert Wilders, président du Dutch Freedom Party, a déclaré soutenir la déclaration de Trump.

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• Au Canada, le premier ministre Justin Trudeau a déclaré avec tact je dois dire que “quelqu’un dans ma position ne devrait pas commenter la politique intérieure d’un autre pays, surtout pendant une campagne électorale, mais chacun sait ce que je pense sur le sujet”.

• Lors d’une conférence de presse, le nouveau leader du parti Républicain à la chambre des Représentants, Paul Ryan a également critiqué Trump :

“Ce ne sont pas des propos conservateurs. Ce qui a été proposé hier [par Trump] ne correspond pas aux valeurs du parti républicain.”

J’avoue humblement ne pas savoir comment les électeurs américains vont réagir à cette dernière déclaration de Trump.

Jusqu’à présent, et sans exception, tous les commentateurs ont faux depuis le mois de juillet concernant Donald Trump, ils prédisent tous qu’ils va s’écrouler dans les sondages dès le mois de septembre, puis octobre, puis février 2016 lors des premières élections primaires, à l’exception peut-être de Guy Millière, qui a plusieurs fois prédit que seul Trump peut faire tomber Trump.

Une chose est certaine, Trump se fiche du politiquement correct et des journalistes comme de sa première chemise. Il dit ce qu’il pense quand il le pense, se moque des médias, qui font la queue pour le recevoir parce qu’il fait exploser leur taux d’audience et donc leurs revenus, il insulte toute la classe politique et accuse Washington d’être corrompu et incompétent, et sa cote dans les sondages est à la fois très haute – il est premier dans tous les sondages, locaux et nationaux depuis juillet dernier, et largement devant les autres candidats.

Ses faux pas fréquents défient toutes les lois politiques de la pesanteur tant le public américain en a marre du politiquement correct et de l’establishment.

Songez-donc, alors qu’en 2012, le candidat présidentiel Mitt Romney a été contraint par les médias de s’excuser d’être devenu riche, a été contraint de présenter ses déclarations d’impôt, de justifier la façon dont il a dirigé Bain Capital sa société, Donald Trump déclare triomphant : “je suis vraiment très riche !”. 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

PS : après que j’ai rédigé cet article, un communiqué est tombé confirmant que Netanyahou n’annulera pas la visite de Donald Trump.

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