Publié par Jean-Patrick Grumberg le 24 janvier 2016

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Ednan Aslan, professeur d’université chargé par le gouvernement autrichien d’étudier la radicalisation à l’école, considère que les projets européens des Frères musulmans et salafistes financés par des pays étrangers ressemblent à une colonisation.

Chargé par le ministère de l’intégration autrichien d’enquêter sur la situation de l’islam dans les écoles maternelles du pays, le professeur de l’Université de Vienne Ednan Aslan, un autrichien d’origine turque, est arrivé à des conclusions tout à fait inattendues.

Répondant aux questions d’un journaliste de Der Standard, Aslan dresse un tableau cauchemardesque : les Frères musulmans et les salafistes contrôlent de nombreuses écoles, et le font avec l’accord de politiciens locaux et nationaux. L’universitaire conclut que le gouvernement devrait examiner de très près la provenance des fonds des projets mis en œuvre en Autriche.

On se rend compte ici que dans l’ombre – c’est toujours dans l’ombre que les Frères musulmans agissent – les agents de l’islam ne s’arrêtent jamais. Ils font un vrai travail de fourmis, dissimulés par les islamophiles et les médias, tous les médias, pour que leur travail de destruction de la société occidentale ne soit pas visible du public.

Aslan a refusé de communiquer le nombre exact d’écoles contaminées par l’islam, tout en reconnaissant que le mal islamiste a atteint au moins 150 écoles.

Pour expliquer comment autant d’écoles ont pu tomber sous l’influence  de l’islam radical sans être détectées par les autorités, le professeur évoque le « salafisme intellectuel ». Il montre comment les Salafistes déploient des efforts gigantesques pour rester sous les radars en respectant de près les règles du pays tout en faisant fonctionner leurs propres programmes d’éducation fondamentaliste :

“Ils sont très légitimes. Ils attachent une grande importance à l’éducation et évitent tout conflit avec la législation, mais en interne, ils opèrent selon la théologie doctrinaire [de l’islam] la plus conservative. Dans les maternelles, le statut des lois de l’islam et de la théologie est présenté comme supérieur à la raison, et les femmes sont présentées comme inférieur à l’homme”.

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L’autre groupe, que nous appelons les islamistes politiques, comprennent des organisations comme Milli Gorus ou les Frères musulmans (UOIF en France). Ils sont très actifs dans de nombreuses maternelles et organisations autrichiennes. Nous l’appelons politique parce qu’il ne sépare pas le religieux du politique. Pour eux, l’ordre naturel de l’islam est politique.

Ensuite, explique-t-il, l’islam profite à plein de l’approche “naïve” de la ville de Vienne, qui accepte de travailler en toute candeur avec les Salafistes et les organisations islamistes, ce qui s’apparente à la position non officielle de « regarder ailleurs ».

la démocratie n’est pas considéré comme faisant partie de l’islam. C’est un instrument dont ils ont besoin temporairement et dont ils abusent pour leurs propres objectifs

Constatant que lui et son équipe de recherche ont facilement découvert des prospectus et publications extrémistes, le professeur Aslan conclut que les employés municipaux auraient pu tout aussi facilement faire les mêmes découvertes s’ils s’en étaient donné la peine – mais ils ont choisi de faire comme s’ils ne voyaient rien et de ne surtout pas faire de recherche.

Pourtant, dit le professeur, quand on analyse leurs écrits, on constate que la démocratie n’est pas considéré comme faisant partie de l’islam. La démocratie est un instrument, pour ces groupes, dont ils ont besoin temporairement et dont ils abusent pour leurs propres objectifs, mais elle ne peut pas être la base d’une société islamique

« Si un groupe d’extrême droite avait tenté d’infiltrer les écoles de la même façon que les islamistes l’ont fait, il n’aurait pas été longtemps autorisé à continuer »

« Si un groupe d’extrême droite avait tenté d’infiltrer les écoles de la même façon que les islamistes l’ont fait, il n’aurait pas été longtemps autorisé à continuer. Là, l’attitude des autorités montrent qu’ils ont perdu tout contrôle » explique encore le professeur.

Se référant aux agressions sexuelles qui se sont produites le soir du nouvel An un peu partout en Europe, le professeur pointe du doigt la théologie islamique qui dit que les femmes sont décrites comme « un outil de l’homme », et qu’il accuse d’avoir pris le contrôle de nombreuses écoles autrichiennes.

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L’Autriche a besoin d’une règlementation qui “fixe des limites claires” à l’influence de l’Islam dans les écoles, déclare le professeur Aslan en conclusion de son rapport, et des efforts pour intégrer les nouveaux arrivants s’imposent d’urgence.

Professeur Aslan :

“L’an dernier, 90,000 réfugiés sont arrivés en Autriche, principalement afghans, syriens et irakiens. Le fait est que la plupart viennent de pays islamiques. Ce que j’aimerai voir, c’est une solution qui répond ouvertement au problème. La situation que nous avons, qui consiste à minimiser ou ignorer certains problèmes ne nous aide pas”.

Al Noor School, Brooklyn, New York

L’infiltration des écoles par des groupes extrémistes islamiques n’est pas un phénomène unique à l’Autriche. En Grande Bretagne, elle a été révélée par le « scandale du Cheval de Troie », où des professeurs laïques ont été progressivement et en douceur remplacés par des islamistes.

Dans ces écoles européennes, Noël est interdit, et les filles et les garçons sont séparés, et des professeurs musulmans utilisent le mot « juif » comme une insulte, et “Kuffar” pour désigner les mécréants.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Source : Der Standard

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