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Publié par Lia Fowler le 4 février 2016

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Le problème aujourd’hui, tel qu’il était en 1997, est que le gouvernement couche dans le même lit que les organisations criminelles.

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Lia Fowler, journaliste et ex agent du FBI

Sinon, comment pourrait-on décrire une «négociation» qui offre une impunité totale aux principaux cartels mondiaux, blanchit et protège ses actifs, et donne aux narco-terroristes un statut politique et le pouvoir ? Ce qu’on appelait à l’époque corruption s’appelle aujourd’hui «paix».

Le 4 Février, le président Barak Obama reçoit son homologue colombien Juan Manuel Santos à la Maison Blanche pour commémorer les 15 ans de l’aide des Etats-Unis, à travers le “Plan Colombie”. Ils discuteront également de l’aide future relative aux négociations de paix en cours à La Havane entre le gouvernement Santos et le groupe narco-terroriste des FARC.

Ironiquement, le programme initialement conçu pour lutter contre le trafic de drogue et assurer la promotion de la démocratie en Colombie, s’apprête à renforcer le premier cartel de drogue au monde et soutenir une dictature émergente.

La teneur de la réunion a été précédée par l’interview d’Obama dans le quotidien colombien El Tiempo cette semaine.

Fanfaronnant sur le « processus de paix » Santos-FARC, la guerre contre la drogue, et l’état de droit en Colombie, les commentaires d’Obama ont dressé un tableau très éloigné de la réalité que les Colombiens vivent chaque jour.

«La Colombie sera un modèle sur la façon de parvenir à une juste paix», a déclaré Obama. Il a ajouté que le gouvernement colombien avait développé « une nouvelle stratégie anti-drogue», et que, grâce au Plan Colombie, les États-Unis ont contribué au « rétablissement de la primauté du droit. »

Oui et non.

Jusqu’en 2010, le Plan Colombie était en effet efficace dans la lutte contre le trafic de drogue. La production de cocaïne est passée de 926 tonnes en 2001 à 350 tonnes en 2010, selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

Plus de 2.000 criminels ont été extradés entre 2002 et 2010, le trafic de drogue et le blanchiment d’argent ont été agressivement combattus et les auteurs poursuivis en justice.

Mais quatre ans de négociations Santos-FARC ont replacé la Colombie là où elle était avant le Plan Colombie – quand les USA avaient rayé le pays des partenaires dans la guerre contre la drogue, et le visa américain du président colombien avait été annulée, en raison de ses liens avec les cartels.

À l’époque, le représentant américain Dennis Hastert avait résumé le problème, devant la commission de réforme et de surveillance de l’administration, en 1997 :

«Les organisations internationales de trafic de drogue basées en Colombie sont les principaux producteurs mondiaux de cocaïne …

Il ne fait aucun doute que les systèmes politiques et judiciaires de Colombie font face à la corruption.

Les peines pour les trafiquants de drogue doivent être renforcées, et un réexamen du blanchiment d’argent et des extradition doit avoir lieu.”

En ce qui concerne les FARC, il avait déclaré :

“On ne doit pas se tromper. Les guérilleros de Colombie ont abandonné depuis longtemps l’idéologie. »

Aujourd’hui, la Colombie est à nouveau le premier producteur mondial de cocaïne, principalement attribuable aux FARC.

En 2014, la production est passée à 442 tonnes ; les estimations pour 2015 la mettent à 600 tonnes. La pulvérisation aérienne [de désherbants chimiques] des champs de coca a été suspendue, et l’éradication manuelle est impossible, car Santos a cloué au sol le soutien aérien nécessaire pour protéger les troupes. La «nouvelle stratégie» ne fonctionne donc pas.

La richesse de la FARC est estimée par le magazine Forbes à 600 millions de dollars. Pourtant, le gouvernement Santos protège les actifs du groupe, se faisant publiquement l’écho de la prétention du groupe terroriste qu’ils n’ont pas d’argent.

Depuis décembre 2015, Santos a refusé deux demandes d’extradition américaine de terroristes des FARC accusés de trafic de drogue et enlèvements. Plus flagrante encore, les FARC ont refusé de finaliser les accords [de paix], à moins que les Etats Unis relâchent le dirigeant des FARC Simon Trinidad, qui purge une peine de 60 ans aux États-Unis pour son rôle dans l’enlèvement de trois citoyens américains en 2003.

Alors qu’en 1997, l’assistant du Secrétaire d’Etat Robert Gelbard se plaignait que les barons de la drogue étaient condamnés à des peines « ridiculement courtes», les accords de paix discutés aujourd’hui prévoient que le traffic de drogue sera considéré comme “crime politique”, et les dirigeants des cartels ne recevront aucune peine de prison. Ceux qui sont en prison seront libérés. En fait, l’accord prévoit qu’il n’y aura aucune peine d’emprisonnement pour les atrocités commises, y compris des crimes contre l’humanité – un niveau d’impunité qui va probablement déclencher la compétence de la Cour pénale internationale. Et bien que l’accord n’a pas été encore ratifié, 30 terroristes ont déjà été graciés et 17 ont été libérés la semaine dernière. La règle de droit n’a jamais été aussi érodée.

Le problème aujourd’hui, tel qu’il était en 1997, est que le gouvernement couche dans le même lit que les organisations criminelles.

Sinon, comment pourrait-on décrire une «négociation» qui offre une impunité totale aux principaux cartels mondiaux, blanchit et protège ses actifs, et donne aux narco-terroristes un statut politique et le pouvoir ?

Ce qu’on appelait à l’époque corruption s’appelle aujourd’hui «paix».

Pour mettre en œuvre cette «paix», Santos a demandé au Congrès d’adopter une loi qui lui donnerait le pouvoir de statuer par décret. Et en dépit des promesses de soumettre l’accord à un référendum national, il a abandonné l’idée, évoquant à la place la possibilité d’un plébiscite, où la seule question – malhonnête – serait : « Voulez-vous la paix”.

Peu confiant d’une issue favorable, même avec cette astuce utilisée depuis longtemps par les tyrans, Santos a demandé au Congrès d’abaisser le seuil de participation des électeurs de 51 pour cent – comme l’exige la Constitution – à 13 pour cent pour que le plébiscite soit valide.

Obama, grandiloquent, a déclaré dans son interview que «le monde entier est témoin de l’extraordinaire progrès que la Colombie a fait. »

Mais la plupart des Colombiens sont en désaccord.

Santos a un taux de popularité de 21 pour cent, selon un sondage JanHaas publié la semaine dernière. Les principaux points de l’accord de paix – l’impunité et le statut politique pour les terroristes – ont été rejetées dans de nombreux sondages par environ 80 pour cent de la population.

Le général américain Barry McCaffrey qui a aidé à formuler le “Plan Colombie” en tant qu’ancien “tsar” américain contre la drogue, a déclaré dans une interview récente pour PR Newswire que les accords Santos-FARC « pourront maintenir voire augmenter la production de cocaïne et d’héroïne, assouplir les restrictions de transport et de répression, laisser d’énormes profits aux FARC, aggraver la crise de l’héroïne dans notre pays, menacer la sécurité de la Colombie, et accroître l’abus de drogues aux Etats Unis.”
Le “Plan Colombie” – comme il avait initialement été conçu – est nécessaire aujourd’hui plus que jamais.

Mais il ne doit pas être utilisé pour soutenir un gouvernement Santos-FARC soi disant “d’après conflit”.

Heureusement, c’est le Congrès américain qui contrôle les cordons de la bourse. Il doit veiller à ce que le “Plan Colombie” reste fidèle à sa mission initiale.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Lia Fowler. Traduit et adapté pour Dreuz.info.

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