Publié par Nancy Verdier le 15 février 2016

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La star de la 66e Berlinale, le grand rendez-vous cinéphile du mois de février, fut bien George Clooney en compagnie de son épouse Amal.

Venu présenter son Hail César, la nouvelle comédie des frères Coen, l’acteur qui arborait un grand sourire s’est exprimé à deux reprises sur la question des réfugiés.

La Berlinale était placée sous le signe de l’entraide (s’entend aux réfugiés bien sûr, pas au peuple européen) d’autant plus que le 30 janvier dernier, Jeremy Barnicle, de l’organisation humanitaire Mercy Corps avait demandé le soutien de l’acteur dans une tribune publiée par CNN et diffusée par le Haut commissariat aux réfugiés. «La Syrie a besoin de beaucoup de choses aujourd’hui. L’une d’entre elles est George Clooney», écrivait-il.

Le ton étant donné, monsieur Clooney, répondant à la première question sur le sujet, et tout en rappelant combien il s’était investi personnellement à la cause du Darfour, a regretté les « voix extrêmes » et les « discours de haine » de la campagne présidentielle, et déploré le rejet par certains candidats d’un afflux de réfugiés musulmans sur le sol américain.

Dans une interview l’acteur a dit :

« Je veux dire qu’il y a des voix extrêmes là-bas. Je dois toujours mettre en garde les gens quand ils suivent les affaires politiques américaines, que nous devenons un peu fous au moment des campagnes électorales, et ça va durer longtemps. Et cette façon xénophobe, fasciste de dire ‘aucun musulman ne va venir aux Etats-Unis,’ c’est quelque chose qui n’arrivera pas, vous savez, ça ne va pas arriver aux Etats-Unis.

Ce n’est pas ce que nous sommes, ce n’est pas ce que nous avons été, ce n’est pas ainsi que ce pays s’est formé. »

Et Clooney d’ajouter que ces voix ne représentent pas l’Amérique. “Alors vous allez entendre certaines de ces voix extrêmes plus fortement, et un petit pourcentage du pays qui approuve toujours à ces moments – là, mais elles ne survivent jamais et on dépasse tout ça.”

Une deuxième question sur le sujet lui fut adressée, sur un ton plus agressif : «et vous, que faites-vous personnellement pour le sort des réfugiés». 

Les frères Coen avaient au préalable volé à son secours. Présidents du jury du dernier Festival de Cannes, Joel et Ethan avaient justement récompensé «Dheepan» de Jacques Audiard, conscients de l’importance du sujet.

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Et puis ce fut, vendredi, la rencontre comme prévu avec la Chancelière allemande Angela Merkel pour aborder précisément la question de l’accueil des migrants en Europe.

Clooney, qui était accompagné pour cette réunion de son épouse Amal et de l’ancien secrétaire britannique aux affaires étrangères David Miliband, a dit ensuite aux reporters qu’il était “absolument” d’accord avec la main tendue de Merkel à un afflux massif de migrants dans son pays et confiant dans la manière dont elle gérait la crise.

Une fois terminé l’entretien de 40 minutes, Clooney a critiqué à la télévision allemande la politique migratoire des Etats-Unis.

“Vous savez aux Etats-Unis, nous n’en faisons pas assez, nous sommes moins impliqués qu’il ne faudrait.”

Plus tard, les Clooneys, allèrent visiter un centre d’hébergement pour réfugiés à Berlin. Ils souhaitaient tous deux rencontrer un groupe de demandeurs d’asile “pour leur parler et voir quels messages et quelles choses ils peuvent faire pour ….aider.”

George Clooney, et son épouse Amal qui n’ont pas trouvé de mots assez forts pour louer la générosité et la grandeur d’âme de la chancelière, n’ont pu taire les rumeurs qui circulent à propos de leur luxueuse villa du Lac de Come que l’acteur américain cherche à vendre.

Les déclarations des Clooneys sur l’immigration sont en contradiction avec les reportages faits en Italie l’an passé, indiquant que le couple trouve leur villa lacustre, par trop exposée aux regards des curieux, ce qui entache leur vie privé. Mais c’est une tradition de la gauche milliardaire : ils sont de gauche pour les autres et capitalistes pour eux-mêmes.

La bâtisse du 18ème siècle vaut $100 millions, soit 10 fois ce que Clooney l’a payée, et elle jouit d’un paysage exclusif. Mais pour garantir la vie privée du couple, le maire impose des amendes abusives de $600 à quiconque circule aux abords.

Les pêcheurs du coin, qui ne peuvent plus garer leurs véhicules pour se rendre sur la rive, ni circuler en bateau à moins de 100 mètres de la maison, ne supportent plus ces restrictions.

“C’est comme vivre sous une mini dictature.” disent certains.

Clooney, bien qu’aimant sa propriété et son cadre, songe donc à la vendre, pour en acheter une ailleurs, toujours en Italie, mais bien éloignée des indigènes, moins accessible aux yeux du public et naturellement à mille lieux des migrants.

George Clooney: What else?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Nancy Verdier pour Dreuz.info.

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