Publié par Bernard Martoia le 19 mars 2016

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La contestation grandissante à l’égard du candidat républicain Donald Trump est la conséquence d’une société américaine fracturée par les huit années de la présidence de Barack Hussein Obama.

Les activistes de Move On (une organisation en faveur des minorités) qui ont empêché la tenue de la réunion politique de Trump à Chicago, sont les épigones de la nouvelle société américaine.

Le succès de Donald Trump dans les élections primaires tient autant à ses qualités de tribun qu’au profond malaise qui s’est installé dans la société américaine.

Pour faire court, les gens votent en sa faveur pour trois raisons.

  • La peur des WASP (white anglo-saxon protestants) de devenir demain une minorité haïe dans une société multiraciale et multiconfessionnelle. Quand on voit les femmes voilées qui se tiennent au deuxième rang des réunions d’Hillary Clinton, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir des Américains et des Européens. Ce n’est pas un hasard que l’Europe subit actuellement une invasion musulmane sous la présidence d’Hussein Obama. L’idéologie du politiquement correct passe sous silence son origine musulmane de par son père kényan. Si Clinton est élue présidente, l’islamisation du monde occidental va s’accélérer.
  • La disparition de la classe moyenne américaine.
    Le pouvoir d’achat de cette classe moyenne s’érode à cause des règles asymétriques de compétition entre la Chine et le reste du monde. La dévaluation du dollar voulue par la politique dite de « quantitative easing » menée par l’ancien gouverneur de la banque centrale Ben Bernanke (2006-2014) est un autre facteur. Le sauvetage de Wall Street au détriment de Main Street en 2008 montre le rôle néfaste joué par la banque centrale. Les riches sont encore plus riches qu’avant 2008.
  • Le déclin des États-Unis sur la scène internationale.
    Hussein Obama, qui est le commandant en chef de l’armée et de la diplomatie américaine, porte l’entière responsabilité de ce déclin en raison de sa procrastination, de son islamophilie et de sa politique de l’apaisement envers les méchants et les voyous de la planète. L’idéologie du politiquement correct a également envahi la sphère diplomatique pour ne point froisser les susceptibilités. Il est désormais interdit de parler d’axe du mal comme l’a fait son prédécesseur.

Pour autant, Trump n’est pas le sauveur qu’attendent ses fidèles mais un démagogue matois et doué d’ubiquité.

Son programme économique n’est pas une rupture avec l’establishment car il ne renonce ni à la progressivité de l’impôt ni aux niches fiscales qui font les délices des lobbies [NDLR : son programme réduit les tranches d’impôts de 7 à 4. Il a annoncé que les niches fiscales de Wall Street, des intervenants en bourse, seront supprimées, et qu’il réduira ou éliminera les niches fiscales utilisées par les très riches et les lobbies (reduces or eliminates loopholes used by the very rich and special interests)]. En raison de la complexité du code fiscal américain, même les pauvres doivent avoir recours à un expert fiscal pour remplir leur déclaration de revenus ! A qui profite le système politique américain ? Aux lobbies, aux lawmakers qui sont élus avec leur argent, et aux experts fiscaux. Le peuple n’a pas voix au chapitre. D’où l’émergence du Tea Party en 2010.

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Le seul candidat porteur d’un projet de rupture est encore en lice dans la course présidentielle. Il s’agit de Ted Cruz. Il est largement distancé avec 423 délégués contre 678 délégués pour Trump. Après l’abandon de Marco Rubio, il est la dernière carte avant qu’il ne soit trop tard. Clinton est donnée gagnante contre Trump ; l’écart se creuse en sa faveur : 49.6% contre 40.5%.

La menace d’une guerre civile n’est pas à exclure avec une victoire de Hillary ou de Donald.

Puisse la raison l’emporter sur la haine qui enflamme les esprits. Je crains qu’il ne soit trop tard.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Bernard Martoia pour Dreuz.info.

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