Publié par Bernard Martoia le 23 mars 2016

Islam

Si l’Europe est la cible privilégiée de l’islam, elle le doit au bouclier américain qui l’a dispensé de se doter d’une armée digne de ce nom et de la Reductio  Ad Hitlerum.

Le candidat républicain Trump qui se comporte trop souvent comme un éléphant dans un magasin de porcelaine (who can stop the juggernaut ?) a néanmoins le mérite de piétiner un dogme qui a trop longtemps entretenu les Européens dans une fausse idée de sécurité.

Comme les pays producteurs de pétrole, qui n’ont pas diversifié leur économie (malédiction du pétrole), les Européens se sont cru dispensés d’entretenir une armée (malédiction de l’assistance armée). C’est l’amère leçon depuis la chute du mur de Berlin qui est enfin comprise par un candidat qui a la hardiesse de poser les bonnes questions.

La construction technocratique d’un État providence européen s’est faite au détriment des fonctions régaliennes. « Comme la hache de guerre est définitivement  enterrée entre les ennemis de naguère, nous pouvons construire un monde indépassable sans frontière et sans armée. » C’est la doctrine des pères fondateurs de l’Europe depuis la création de la CECA en 1950 qui n’a pas varié d’un iota.

La fin de la menace soviétique en 1989 aurait dû susciter un débat sur l’utilité de prolonger ou non cette alliance militaire mais il n’en a rien été.

Assurés de cette rente, les Européens ont continué à raboter leur budget de défense au profit de l’État providence. Entre 2001 et 2011, le budget global des 37 États européens (moins la Russie et plus la Turquie) est passé de 263 milliards à 220 milliards d’euros, soit une moyenne de 1.8% de leur PIB. Ils n’ont absolument rien retenu de l’attaque du 11 septembre 2001 sur l’Amérique qui est un véritable choc des civilisations. En revanche, les États-Unis d’Amérique ont maintenu leur budget militaire à un niveau correct. Il est de 600 milliards d’euros, soit plus du double de celui des Européens.

Les lanceurs d’alerte ont été soigneusement écartés du débat

Pour résumer le débat intellectuel, on peut dire que les Européens sont à fond pour Francis Fukuyama (avec son idée farfelue de la fin de l’histoire) et contre Samuel Huntington (le choc des civilisations) car cela correspond à leur idéologie du vivre-ensemble (tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil) et aussi pour compenser une natalité déclinante de ces salauds de souchiens.

Les élites détestent leurs racines et leur préfèrent le métissage.

Cette dernière remarque pose la question du financement des retraites par répartition qui aurait dû être remplacé depuis longtemps par la capitalisation. Il fallait suivre l’exemple du président Augusto Pinochet et de son jeune ministre de l’économie José Pinera quand ce dernier instaura, le 1er mai 1981, (le jour de la fête du travail) la grande réforme de la retraite par capitalisation au Chili.

La dette publique du Chili est de 15%, celle des Européens de 86%. Il faut rappeler que la dette du Chili n’était que de 4% en 2007 mais que ce pays a connu deux gouvernements socialistes conduits par Michelle Bachelet (2006-2010) et (2014-2018). Quand les socialistes arrivent au pouvoir, les finances publiques se dégradent inévitablement.

Les torts sont partagés de part et d’autre de l’Atlantique

Depuis longtemps, des faucons conservateurs ont dénoncé la part exorbitante du contribuable américain dans le financement du bouclier européen. Mais il existe une question tabou en Amérique. Pourquoi les Américains empêchent-ils les Européens de se doter d’une armée indépendante ? Parce que l’Amérique est aussi victime d’une autre malédiction. Il s’agit du complexe militaro-industriel dénoncé par le président Eisenhower à la fin de son second mandat en 1960. Cette énorme machine de guerre a besoin de débouchés extérieurs pour s’autofinancer ; d’où les multiples ingérences diplomatiques pour faire capoter les projets européens de défense.

La tentative de communauté européenne de défense, à l’initiative du gouvernement français, fut ratifiée par l’ex RFA et le Benelux, mais rejetée par l’assemblée nationale française, le 30 août 1954, par 319 voix contre 264. Le gouvernement de l’époque était une nébuleuse de socialistes et de radicaux dirigée par Pierre Mendès-France.

Quand l’Europe va-t-elle se réveiller ?

Les Européens ont si longtemps grandi sous le parapluie américain qu’ils ne sont plus capables de se défendre. C’est la terrible leçon des attentats meurtriers perpétrés au nom d’une religion mortifère. Depuis celui de Toulouse, le 21 septembre 2001, soigneusement masqué en accident à l’usine AZF par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin avec l’aval du président Jacques Chirac, en passant par celui de la gare d’Atocha à Madrid, le 11 mars 2004, que le Premier Ministre José Maria Aznar avait attribué, dans un premier temps, à l’organisation terroriste basque ETA avant d’être contredit par les faits, la liste des attentats n’a cessé de s’allonger.

Pour autant, les Européens ne veulent toujours pas voir la terrible vérité pour de multiples raisons

François Hollande ne veut toujours pas nommer l’ennemi intérieur (la cinquième colonne) afin de ne pas froisser la susceptibilité de la communauté musulmane qui lui a assuré la victoire en 2012 et qui pourrait le reconduire en 2017.

Pour soutenir Dreuz financièrement, cliquez sur : Paypal.Dreuz, et choisissez le montant de votre don.

Avec son caniche Jean-Claude Juncker à la commission européenne, Angela Merkel ne démord pas d’accueillir davantage de musulmans en fixant des quotas par pays. Les pays du groupe de Visegrad n’ont pas la mémoire courte comme elle. Ils se souviennent de la longue occupation ottomane dans les Balkans.

La réaction des gens est aussi pathétique que celle de leurs dirigeants.

Les Bruxellois s’empressent de copier l’exemple des Parisiens en déposant des fleurs où le sang a coulé et de chanter des chansons d’amour et de paix, et affirmer, ce sont les paroles d’une des victimes d’hier, que les coupables ne sont pas des musulmans mais des barbares. Nos ennemis apprécient leur réaction débile qui leur offre un boulevard pour perpétrer d’autres carnages.

Quand les Européens étaient encore des gens courageux (avant 1945), ils auraient pris les choses en main en mettant le feu au nid de guêpes de Molenbeek et en renvoyant les survivants dans leur pays d’origine. Maintenant, ils sont esclaves des conventions internationales et de la Reductio Ad Hitlerum inventée par le philosophe Leo Strauss en 1951. Ils s’en accommodent fort bien à l’exception de quelques rares individus qui n’ont pas perdu leur ADN guerrier. Ceux-là sont vite jugés et emprisonnés. C’est ce qui est arrivé aux activistes du Bloc Identitaire qui ont commencé à assurer la protection des Calaisiens alors que le gouvernement s’est dérobé à sa responsabilité d’assumer l’ordre public.

L’espoir d’un sursaut se dessine en Allemagne qui est le centre de l’Europe

Il faut se réjouir que l’Allemagne, qui est à l’origine de ce sentiment écrasant de culpabilité, est en train de faire sa mue avec l’émergence d’Alternative für Deutschland (AFD) qui entre dans trois parlements de Landers.

Frauke Petry, la dirigeante de ce nouveau parti, ne s’embarrasse pas des préjugés qui nous ont trop longtemps muselé. Elle a déclaré qu’il fallait tirer sur les clandestins qui franchissent les frontières. On ne peut pas arrêter les flux en demandant gentiment aux envahisseurs musulmans de retourner dans leur pays.

Déclaration jugée inacceptable pour le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon qui considère que l’Europe ne doit pas fermer ses frontières aux migrants. Mais pourquoi ce Coréen intervient dans nos affaires européennes alors que son pays est toujours menacé par son frère paranoïaque du nord et qu’il est toujours confortablement à l’abri du bouclier américain ? Pourquoi demander à l’Europe d’assumer ce fardeau indu alors que des pays comme les Émirats Arabes Unis ou l’Arabie Saoudite n’acceptent aucun frère musulman sur leur sol ?

Décidément, il est temps que les Européens et les Américains se retirent des organisations internationales qu’ils ont créés (ONU, Conseil de l’Europe, Cour Internationale de Justice, Union Européenne) et qui se retournent contre eux aujourd’hui.

Ils voulaient que le monde adhère à leurs valeurs, mais c’est le reste du monde qui leur demande de se plier aux leurs.

Terrible bévue de l’idéaliste Franklin Delano Roosevelt. Mais qui pouvait deviner cela en 1945 ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Bernard Martoia pour Dreuz.info.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous

14
0
Merci de nous apporter votre commentairex
()
x
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz