Publié par Jean-Patrick Grumberg le 22 mars 2016

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Des trois candidats à la nomination pour le parti Républicain, aucun n’est tout à fait mon candidat idéal, mais je voterais sans arrière pensée pour n’importe lequel des trois qui serait nominé pour représenter le GOP à la présidentielle en novembre.

Pourquoi je peux voter pour Donald Trump :

C’est la première fois que quelqu’un dénonce non pas les idées des hommes politiques mais leur intelligence moyenne. Dans une ancienne vie, j’ai été confronté à ce manque d’intelligence des politiciens, elle m’avait surpris car je ne m’y attendais pas, et les propos de Trump résonnent en moi. Son message, en substance, est que les hommes politiques ont fait la preuve de leur incapacité à régler les problèmes, et qu’ils doivent dégager, faire de la place à une nouvelle génération. Comme je n’aime pas la politique et sa rigidité, mais les résultats concrets, là encore, cela fait écho en moi. Personne ne niera que 7 ans de présidence n’ont pas apporté à Obama l’expérience de son métier – il continue à accumuler erreur sur erreur, tant en politique étrangère qu’intérieure, tout comme François Hollande et la gauche française à la ramasse n’ont pas brillé par leurs accomplissements.

Donald Trump est le premier qui clairement défend une qualité humaine que je tiens pour essentielle : le bon sens, et que la méprisante et malhonnête classe politique appelle le populisme. Notre 21e siècle manque si cruellement de bon sens qu’il vient encore de frapper l’aéroport et le métro de Bruxelles, comme Paris en novembre dernier.

Trump s’en est pris, bille en tête, au politiquement correct, cette dégoulinante façon de chercher à faire taire ceux qui ont l’audace d’avoir des idées différentes, anticonformistes.

Il a défié la totalité des commentateurs politiques, qui sans exception se sont trompés sur ses chances de réussite, et aujourd’hui se trompent sur ses idées, bien qu’ils ont, contrairement à vos imbéciles journalistes français, à peu près tous, opposants et sympathisants, salué le fait que lui seul a su déceler et capter l’immense frustration des citoyens américains.

Trump est indifférent et inébranlable face aux insultes de racisme car il n’est pas raciste, de sexisme car il n’est pas sexiste, de fascisme car les fascistes sont ceux qui l’insultent.

Hier devant AIPAC, bien qu’il ait – et Charles Krauthammer le fit remarquer avec justesse – énoncé la liste des clichés pro-israéliens qui s’imposent, il l’a fait avec un accent de sincérité qui lui a valu une standing ovation (public debout pour l’applaudir) d’une salle très largement réticente voire hostile à sa venue.

Ce qui me plait chez Ted Cruz :

Cruz est un brillant conservateur aux idées solides, claires et cohérentes, à la logique bien charpentée, qui n’a jamais eu peur d’affronter l’ensemble de ses collègues sénateurs, démocrates et républicains, pour défendre ses principes et la constitution. Je suis un conservateur, en ce que je pense que le progressisme joue à l’apprenti sorcier avec des suppositions sorties de la tête d’idéologues – la pire race. Je ne parie pas le futur de mes enfants sur les élucubrations ringardes des conformistes inspirés du marxisme.

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Les propos de Cruz sont à des années lumières au dessus de ceux des politiciens européens, toutes tendances confondues. A coté de Cruz, ils ont l’air de mesquins démagogues qui cachent leur petitesse d’esprit derrière un talent d’orateur irréprochable.

Ce qui me plait chez John Kasich :

J’ai bien du respect pour l’expérience. Plus que pour les promesses. Pour les faits que pour les idées. John Kasich a deux fois équilibré le budget de l’Etat : une première fois pour les Etats Unis d’Amérique lorsque Bill Clinton était président, une autre fois dans son Etat d’Ohio.

Newt Gingrich, remarquable homme politique américain, déclarait en 1997, alors qu’il était le chef des Républicains à la chambre des représentants : « Kasich, plus que n’importe qu’elle autre personne, est responsable d’avoir équilibré le budget ».

Equilibrer le budget n’est pas seulement la preuve qu’un homme politique se soucie que les contribuables gardent une plus grosse partie de leur argent, qu’ils ont gagné par leur travail, pour eux, et sortent moins de leur poche pour financer les danseuses des hommes politiques, cela permet aussi de moins taxer l’entreprise, source de toute richesse, donc de permettre aux patrons d’embaucher plus, de payer mieux, d’investir, de créer, d’inventer, et donc, finalement, de faire vivre une société plus vibrante.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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