Publié par Guy Millière le 2 avril 2016

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Ayant été absent de France, et les attentats de Bruxelles ayant submergé le reste de l’actualité, je ne sais toujours pas quels mots François Hollande a prononcé le 19 mars.

Peu m’importe ce qu’ont été les mots employés.

François Hollande était déjà tombé très bas. En décidant de participer à des cérémonies le 19 mars, il a montré qu’il pouvait tomber plus bas encore.

Dans quel pays un Président participe-t-il à des cérémonies commémorant la défaite de son propre pays ?

On doit ajouter que le 19 mars 1962, la France de l’époque a donné une victoire au FLN, un mouvement terroriste et totalitaire à la solde de l’Union soviétique, imprégné d’islam radical et de haine envers la civilisation occidentale.

Qui peut oser célébrer une victoire donnée à un mouvement tel que celui-ci ?

François Hollande sait-il que l’un des dirigeants de l’ALN, « branche armée » du FLN, Saïd Mohammedi, était un ancien Waffen SS dévoué au national-socialisme allemand ?

Sait-il quelles atrocités sans nom ont été commises par le FLN tout au long de la guerre d’Algérie ?

Sait-il que la guerre ne s’est pas achevée le 19 mars 1962, et que, pendant des mois, ensuite, des Algériens qui avaient choisi la France ont été torturés, massacrés, brûlés vifs, dépecés, après avoir été abandonnés par le pays qu’ils avaient choisi ?

Sait-il que des Français non musulmans vivant en Algérie ont été tués par centaines après le 19 mars ?

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Sait-il que le gouvernement français de l’époque s’est conduit de manière infâme, déshonorante et criminelle ?

Discerne-t-il les conséquences du comportement du gouvernement français à l’époque ?

Discerne-t-il les conséquences ultérieures ?

L’Algérie aujourd’hui est un pays aux mains d’une dictature vermoulue, l’un des derniers vestiges du « nationalisme arabe » défunt.

C’est un pays qui, sans l’argent du gaz et du pétrole, serait totalement en faillite et qui, malgré l’argent du gaz et du pétrole, constitue une véritable bombe à retardement prête à exploser.

C’est un pays dont les dirigeants continuent à attiser le ressentiment anti-français et anti-occidental, en discernant que ce ressentiment a de très nets effets secondaires sur les esprits des Algériens vivant en France ou devenus Français.

François Hollande entend-il pratiquer l’apaisement vis-à-vis de ce ressentiment ? Qui s’étonnera ensuite si, au sein des populations musulmanes en France, certaines haines délétères grandissent ?

François Hollande a été élu en 2012 grâce aux voix musulmanes, nul ne l’ignore. Le soir de sa victoire, les drapeaux algériens étaient nombreux, place de la République à Paris.

François Hollande espère-t-il retrouver en 2017 les voix qui lui avaient permis d’être élu en 2012 ? Pense-t-il que le futur de ce pays peut se construire sur de telles haines délétères ?

S’agit-il pour lui de faire plaisir à l’extrême-gauche et aux derniers communistes, membres d’un parti agonisant qui n’en a pas moins nommé des rues et des places publiques, rue, ou place du 19 mars 1962 ?

Je pourrai commencer à songer qu’une gauche honorable existe en France, le jour où la gauche reniera l’extrême gauche et les communistes d’une manière radicale et sans la moindre compromission, et cessera de pousser des cris de fausse vertu outragée devant le supposé « fascisme » du Front national – tout en se compromettant de manière ignoble au côté de mouvements politiques qui ont soutenu l’Union soviétique et l’archipel du Goulag, la transformation du Vietnam en un grand camp de concentration, et tant d’autres crimes contre l’humanité.

Je pourrai commencer à songer qu’une gauche honorable existe en France, le jour où la gauche rejettera avec répulsion tous les mouvements terroristes – ce qui implique un rejet du FLN algérien.

La gauche française ne prend pas du tout ce chemin. Elle incarne plus que jamais des valeurs qui ne sont pas celles de la dignité.

L’ombre du général de Gaulle, qui a abandonné l’Algérie au FLN et a permis tous les crimes qui se sont produits après le 19 mars 1962, continuant à planer sur une large part de la droite française, je pourrais ajouter que cette dernière aurait, elle-même, à faire un examen de conscience.

Mais la droite française, au moins, n’a jamais eu l’idée de célébrer le 19 mars 1962…

Guy Millière

Adapté d’un article publié sur les4verites.com

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