Publié par Frank Khalifa le 8 avril 2016

Sortie d'Egypte

Le moment propice au questionnement est celui de la Pâque juive, à l’instar de ces quatre enfants que l’on évoque lors du récit de la Sortie d’Egypte du Peuple d’Israël.

L’un d’eux, le simple, questionne à propos de la Pâque juive : « Qu’est-ce que cela ? » et on lui répondra « d’une main toute puissante, l’Eternel nous a fait sortir d’une maison d’esclavage »[1]. Cette simplicité n’est qu’apparente. En réalité, à une question fondamentale, la réponse ne peut être que parfaite.

Qu’est-ce que la liberté ?

La liberté n’est pas celle de la plume qui se meut au gré des vents mais celle de l’envol de l’oiseau vers les cimes de la montagne la plus humble, celle du Mont Sinaï. Une ascension difficile, semée de la plus terrible des embûches, celle du Veau d’or.

A ce titre, je me rappelle de la réflexion du rabbin Bloch qui affirmait qu’un peuple qui se construit une idole est un peuple qui apprend à être libre après quatre cents ans d’esclavage. Le blâmer c’est faire preuve de peu de tolérance d’esprit et d’une certaine vulgarité. Malheureusement, la vulgarité ce n’est pas utiliser quelques mots d’argots pour parodier, un jour de carnaval, le très débauché Jean de La Fontaine. La vulgarité, c’est résider en Israël tout en habitant cette maison d’esclavage qui enferme l’esprit dans les limites de la bien-pensance, fusse-t-elle d’une obédience pseudo-thoraïque.

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Le Peuple juif n’est pas prisonnier de la lettre. Il n’est pas idolâtre. C’est un peuple progressiste qui a traversé les âges et surmonté ses souffrances d’avoir abattu ces dogmes qui obscurcissent le commandement d’entonner un chant nouveau chaque jour à l’Eternel et de retrouver l’Autre comme figure du divin.

La liberté n’est pas sacrée. Elle est divine. Le sacré est un mensonge. C’est la captation et l’enfermement à son profit de la dimension de l’Etre.

Le sacré, c’est la source de mystère et de tous les paganismes, à l’instar de ce nazi-islamisme qui a inventé une nouvelle religion du mensonge et de l’horreur.

Un athée peut avoir plus de dimension d’être qu’un pseudo-religieux.

A méditer ! Liberté, je crie ton nom !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Frank Khalifa pour Dreuz.info.

[1] Exode 13,14

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