Publié par Manuel Gomez le 10 avril 2016

David Flores Torrecillas

Depuis quelques années, j’ai la faculté de partager ma vie entre la France et l’Espagne et c’est ainsi que j’ai pu assister à la naissance du mouvement des « Indignés » auquel fait référence celui qui, actuellement, se développe en France sous l’appelation « Nuit debout ».

Mouvement spontané ? Certes pas.

Mouvement organisé, orchestré, encadré et dirigé, comme le fut celui des « Indignés » [et ceux d’Occupy Wall Street et des tentes bd Rothschild à Tel Aviv]

A l’origine, les banderolles indiquaient « Indignés mais fiers d’être espagnol ». Plus tard, une fois élus, la fierté d’être espagnol a pratiquement disparu, leur respect envers les institutions également : leur leader, Pablo Iglesias, se présente en chemise et manches retroussées devant le roi d’Espagne.

Sur les bancs du Congrès ils se ridiculisent en levant le poing, allaitent un bébé, affichent une coiffure dreadlock de rasta débraillée. Par la suite, ils rejettent les fêtes catholiques, les traditions folkloriques comme « Mauros y Christianos », et revendiquent effrontément la vice-présidence de la république et l’indépendance de la Catalogne… et j’en passe.

Leur vrai visage apparaît, et plus aucun parti n’en veut, même pas le PSOE (Parti socialiste espagnol) pour qui ils espéraient être le principal soutien.

Le peuple espagnol n’en veut plus

Tout comme les « Indignés », « Nuit debout » prend son envol sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook, etc. Quelques mots : « Tous ce soir à 20 h. place de la République »

Une douzaine tout d’abord puis cent, mille et des dizaines de milliers sur tout le territoire, réunis dans des lieux symboliques des centres villes.

Les médias nationaux, télévision, presse, raffolent de ce genre d’évènements et ne se privent pas de les monter en épingle.

Premier constat, il faut être chômeurs pour ne pas se trouver devant l’obligation de se pointer au travail le lendemain matin et ne pas avoir de diplôme à préparer dans les semaines à venir.

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Ensuite, le choix de la couleur du ralliement, rouge, comme il se doit, pour marquer son appartenance à l’idéologie gauchiste et noir, bien entendu, pour indiquer son « anarchie » contre les institutions.

La liberté de pouvoir s’exprimer durant quelques minutes sur tout, et surtout sur rien

A l’origine, nombreux sont ceux qui prennent la parole puis, au fil du temps, ce sont les mêmes qui occupent l’estrade et monopolisent l’attention.

D’une foule il y a toujours des « meneurs » qui émergent. Ils sont déjà là attendant leur tour. Nous ne tarderons pas à le constater.

Puis quelques leaders apparaîtront, et l’un d’entre eux se détachera. Une équipe nationale se constituera, et son positionnement à gauche, et même à l’extrême gauche, se précisera.

Et comme les « Indignés » en Espagne se sont transformés politiquement en « Podemos » (Nous pouvons), « Nuit debout », en France découvrira l’enseigne médiatique de son parti. Lequel sera-t-il ? On y pense, soyez-en assuré…

N’assistons-nous pas déjà à la présence d’un Besancenot, d’un Mélenchon, et d’autres encore pour apporter leur soutien à cette jeunesse, à ces Français qui, enfin, peuvent exprimer leur déception, leurs désillusions, à défaut de leur colère.

Le scénario est mis en place, le film démarre, mais soyez rassurés, il ne s’agit que d’un court-métrage, l’aurore apparaîtra, ils disparaîtront de la scène politique et médiatique et rentreront dormir « à la maison » comme tout le monde.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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