Publié par Jean-Patrick Grumberg le 16 avril 2016

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Notre confrère Ojim publie les conclusions de l’étude exhaustive sur l’immigration réalisée sous le patronage du Ministère fédéral allemand à la formation et à la recherche.

Ses conclusions : l’immigration musulmane n’est pas une chance, au contraire.

Il n’est pas surprenant que le cliché de « l’immigration chance pour la [indiquez le pays européen de votre choix] » soit une pure arnaque et qu’il vole en éclat dès qu’il est examiné de près : aucun des politiciens qui le soutiennent n’ont jamais eu l’honnêteté intellectuelle (vous me direz, un politicien n’est pas supposé être honnête je vous l’accorde) de vérifier si leurs désirs étaient une réalité.

Il se dit que les entreprises européennes sont demandeurs d’immigrés parce qu’il n’y a pas assez de main d’œuvre (notamment en Allemagne, mais en France, avec 5 millions de chômeurs, le raisonnement est le même) et que cela permet de pratiquer des très bas salaires.

L’étude, réalisée auprès de 4 500 personnes de 15 à 79 ans habitant l’Allemagne depuis 12 mois au moins, fait exploser d’un coup toutes ces pseudos certitudes.

Elle a été conduite par Bildung in Deutschland 2014 (La formation en Allemagne en 2014), fait 357 pages, a été publiée par W. Bertelsmann Verlag (wbv) et cautionnée par la Conférence permanente des lands de la République Fédérale d’Allemagne et du Ministère Fédéral à la Formation et à la Recherche.

Vous ne verrez pas une telle étude être conduite et publiée en France. Les médias ne veulent pas risquer d’apporter de l’eau au moulin du Front national. Ainsi, ils se placent en juge de ce qui doit être caché et dit, et non en journalistes d’information.

Les constats :

Allemands de souche :

  • Ils sortent majoritairement de l’école avec une formation professionnelle ou supérieure.
  • Moins de 10% d’entre eux sortent sans qualification, ce qui explique leur faible taux de chômage.

Allemands d’origine immigrée :

  • 35% quittent l’école sans qualification.
  • 66% des immigrés d’origine polonaise possèdent une qualification professionnelle ou supérieure
  • 41% des immigrés d’origine turque.
  • Les Grecs obtiennent également d’assez bons résultats.
  • 50% des hommes et 60% des femmes d’origine turque sortent de l’école sans aucun diplôme.
  • 14% seulement décrochent le baccalauréat.

Conséquence :

  • 15% des Turcs vivent du RSA allemand (Hartz IV), contre 7,6% des Grecs et moins encore pour les Polonais.
  • Les Turcs qui travaillent sont très souvent de modestes ouvriers qualifiés et non des techniciens recherchés et bien payés
  • 70% des femmes d’origine turque finissent femmes au foyer alors que la plupart des Allemandes travaillent.
  • Elles se marient en moyenne à 23 ans contre 33 ans pour les Allemandes.
  • Avec au mieux un seul salaire peu qualifié voire l’aide Hartz IV, les foyers turcs décrochent complètement par rapport aux foyers allemands alimentés par deux salaires qualifiés.

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Mais il y a pire :

  • l’étude de 2014, qui a lieu tous les 2 ans depuis 2006, montre que ces caractéristiques ne changent pas dans le temps et même sur plusieurs générations.

Les immigrés sont non pas une chance, mais une malchance :

  • La communauté turque n’apporte que peu à l’économie allemande.
  • les Turcs au chômage ou sous assistanat ne rentrent pas au pays où rien ne les attend, ils préfèrent vivoter sous perfusion sociale en Allemagne.
  • Les Polonais au chômage ne restent pas si le problème dure : ils préfèrent rentrer chez eux pour travailler à un moindre salaire, quitte à continuer leur recherche d’emploi allemand depuis la Pologne, mais en restant occupé.
  • C’est donc bien la perspective d’un salaire supérieur qui pousse les immigrés polonais vers l’Allemagne. Ils viennent pour travailler, payent des impôts et des charges, et ne sont que peu à la charge des systèmes sociaux. Ils sont clairement une aubaine économique et sociale ce qui n’est pas le cas des Turcs.
  • Près de 20% des Turcs parlent un allemand très approximatif.
  • « les Turcs ont tendance à rester entre eux» : beaucoup d’entre eux épousent des filles peu ou pas qualifiées, trouvées au pays dans le cadre de mariages arrangés dans leurs villages d’origine.
  • Résultat : on ne parle que turc au foyer, on ne regarde que la télévision turque, on ne lit que des journaux turcs, le mode de vie turque est transmis de génération en génération, et les Turcs ne se marient pas ou peu avec des Allemands, et non pas ou peu d’amis Allemands.
  • A l’inverse, tous les autres immigrés nouent principalement des amitiés allemandes, font massivement des mariages avec des allemands.
  • Résultat : leurs familles parlent allemand, leurs enfants deviennent culturellement allemands, l’intégration se fait naturellement.

Autres constats importants :

  • Les immigrés culturellement proches (slaves, balkaniques, ou d’Europe du Sud) se fondent rapidement dans la masse allemande, sont économiquement rapidement intégrés, présentent un degré d’emploi favorable, et pèsent peu sur les systèmes sociaux.
  • Les immigrés musulmans (turcs, afro-musulmans) sont mal intégrés sociologiquement et culturellement, peu qualifiés, leurs foyers sont pauvres, ils paient moins d’impôts et de charges, consomment moins, et pèsent lourdement sur les systèmes sociaux (chômage, Hartz IV).
  • Les immigrés musulmans n’apportent rien à l’économie allemande, qui n’a pas beaucoup besoin de personnel non qualifié.
  • Les PME allemandes sont fortement demandeurs de personnels qualifiés car ils ne fabriquent pas de produits à faible valeur ajoutée, jamais produits en Allemagne par une main d’œuvre peu ou pas qualifiée, mais importés principalement de Chine. Le personnel qualifié permet, en revanche, de produire des biens à forte valeur ajoutée. Ils le trouvent chez les Slaves, les Balkaniques, et les Asiatiques. Peu chez les Turcs.
  • Et les rares Turcs qualifiés sont engagés au même tarif que les autres.
  • A noter : ce ce qui ne marche pas globalement peut marcher au cas par cas : certains Turcs réussissent parfaitement et deviennent médecins, ingénieurs, professeurs d’université, écrivains.

Comment les médias ont réagi :

  • « Les Turcs sont ceux qui posent le plus de souci d’intégration » (Die Welt)
  • « Les Turcs ont complètement décroché »
  • « Aucune chance n’est laissée aux Turcs » (n-tv)
  • « Les Turcs doivent sortir de leur rôle en marge de la société » (TAZ).

Les politiciens d’extrême-gauche et les Verts ont quant à eux été furieux des conclusions de l’étude, car elle détruisent un dogme qui rejette toute référence à la réalité. Salope de réalité, elle aura la peau de la gauche.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Sources :
Die welt.de
welt.de
sueddeutsche.de
spiegel.de
n-tv.de
taz.de (extrême gauche)

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