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Publié par Eduardo Mackenzie le 22 mai 2016

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Le document signé permet aux FARC de continuer à recruter des jeunes qui auraient plus de 18 ans.

Les délégations du gouvernement colombien et de la guérilla des FARC à La Havane ont annoncé le 15 mai dernier avoir signé un nouvel accord qui vise à la «protection intégrale des mineurs impliqués dans le conflit armé ». Le communiqué dit :

« Le gouvernement national et les FARC ont conclu un accord sur la libération des personnes de moins de 15 ans des camps des FARC et un engagement pour l’élaboration d’une feuille de route pour la sortie de tous les autres mineurs et un programme spécial d’intégration de ces mineurs ».

Les FARC qui comptent environ 10.000 combattants ont recruté 11.556 enfants soldats entre 1975 et 2014. Au cours de ces années, le groupe armé communiste avait décidé de suivre une ligne de «recrutement généralisé par la force, la tromperie ou la persuasion», a souligné Jorge Fernando Perdomo, le chef par intérim du parquet de Bogota (Fiscalía). Il a ajouté que sur cet ensemble de personnes, 33% étaient des filles et 67% étaient des garçons.

Lors d’une conférence de presse à Bogota, le l6 mai, Perdomo a ajouté que le recruteur principal d’enfants chez les FARC est Luciano Marín Arango alias Ivan Marquez, le chef du groupe des négociateurs des FARC à Cuba, qui avait scandalisé l’opinion publique colombienne en disant que ces enfants « étaient venus volontairement » dans les rangs des FARC.

Les négociateurs du président Juan Manuel Santos et ceux des FARC ont également annoncé que dans les 15 prochains jours, ils vont rédiger un «protocole» définissant le modus operandi des autorités vis-à-vis des mineurs qui quitteront les rangs de la guérilla, étant donné que la priorité officielle sera la réintégration des mineurs dans leurs familles. La « libération » de ces enfants se fera au compte-gouttes, car les FARC assurent que seulement «21 mineurs de 15 ans » sortiraient les premiers de leurs rangs.

La guerre d’agression menée par les FARC depuis plus de 50 ans à l’encontre de la Colombie a fait au moins 260.000 morts, 45.000 personnes disparues et 6,8 millions de personnes déplacées

L’accord établit un traitement juridique pour les enfants retirés de la guérilla en partant du principe qu’ils sont « victimes du conflit » et que, comme l’ordonne le Code colombien pour l’enfance et l’adolescence, les enfants de moins de 14 ans ne pourront être, en aucun cas, tenus pénalement responsables. La guerre d’agression menée par les FARC depuis plus de 50 ans à l’encontre de la Colombie, le soi-disant « conflit », a fait au moins 260.000 morts, 45.000 personnes disparues et 6,8 millions de personnes déplacées.

L’amnistie est prévue pour les mineurs non suspectés d’avoir commis des crimes graves. « Les mineurs âgés de 14 à 18 ans qui quittent les rangs des Farc se verront appliquer le bénéfice du pardon pour le délit de rébellion et pour des infractions connexes, si cela n’enfreint pas la législation colombienne » explique le texte. Celui-ci indique en plus que le gouvernement s’engage à faire en sorte que, après la signature des accords de paix, ces mineurs resteront à la disposition de la «juridiction spéciale pour la paix ».

Les « parties » affirment qu’il s’agit d’une «sortie progressive» des enfants combattants et que l’accord avancera graduellement « dans l’élaboration d’une feuille de route permettant le départ de tous les enfants qui font partie des rangs de la guérilla ». Ils ont ajouté que, pendant ce temps, les FARC s’engagent à « ne pas recruter des enfants de moins de 18 ans» et à fournir des informations sur le nombre d’enfants de moins de 15 ans qui sont encore dans leurs campements afin de les écarter de leurs rangs.

En d’autres termes, le document signé à La Havane permet aux FARC de continuer à recruter, de force ou par la ruse, des jeunes gens âgés de plus de 18 ans.

Pendant la période 2002-2010, les FARC avaient subi une forte perte d’enfants-soldats, grâce à la politique du gouvernement pour favoriser les désertions volontaires des guérilleros en échange de bénéfices judiciaires. Selon la presse colombienne, quelque 6 000 enfants ont déserté les rangs des guérillas ces 17 dernières années, dont 60% venant des FARC. Les autorités colombiennes n’ont pas révélé le nombre d’enfants soldats recrutés par les FARC dans la période 2010-2016.

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À aucun moment l’accord n’a abordé le point de savoir si tous les fronts des FARC respecteront l’ordre de libérer leurs enfants-soldats et si les deux parties avaient établi une interdiction expresse empêchant les FARC de transférer vers d’autres bandes armées marxistes, comme l’ELN, une partie de ces enfants, avant le début de la mise en œuvre de l’accord signé. En février 2015, à La Havane, les FARC avaient déclaré qu’elles s’engageaient à ne plus recruter d’enfants de moins de 17 ans. Pourtant, les FARC ont continué à enrôler des enfants dans plusieurs régions de la Colombie, selon un rapport sur le sujet diffusé par le ministère colombien de la Défense.

Les ex enfants-soldats qui auront besoin de déradicalisation du marxisme seront toujours sous la coupe des FARC

Rien n’a été décidé sur le traitement psychologique et éducationnel des enfants qui seront relâchés par les FARC. Ivan Marquez a uniquement précisé que ces enfants suivront «des programmes sociaux et éducatifs, pour que l’exclusion sociale qui les a poussés dans nos campements ne se répète jamais». Ce qui permet de penser que les ex enfants-soldats qui auront besoin des traitements de déradicalisation une fois en liberté, vont continuer par contre à être sous la coupe et sous la surveillance des structures urbaines contrôlées par les FARC.

Dernier sujet de préoccupation : le chef du parquet Jorge Fernando Perdomo a expliqué que le recrutement d’enfants est un crime de guerre, sanctionné par le droit pénal international.

Cependant, il a fait comprendre qu’un tel crime ne sera jamais puni véritablement en Colombie car les informations et les preuves récupérées par le parquet colombien seront livrées à la «juridiction spéciale pour la paix », un curieux organisme concocté à La Havane par les négociateurs de paix dans lequel siègeront des juges désignés par le mouvement narcoterroriste.

Jusqu’à présent, les FARC ont déclaré qu’elles ne sont pas prêtes à rendre leurs armes après la signature d’un accord de paix. Il n’y a donc pas d’accord sur les modalités du désarmement des FARC, ni aucun accord sur le mode de ratification ou de rejet par les citoyens colombiens de l’éventuel accord de paix. Par contre, le 12 mai dernier, les deux « parties » ont convenu d’inscrire, d’office, ainsi que les chefs des FARC l’avaient exigé, le futur accord de paix dans la Constitution, sans que cet accord soit préalablement examiné ni par le Parlement colombien, ni ratifié ou rejeté par les électeurs colombiens.

© Eduardo Mackenzie pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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