FLASH
[18/08/2017] Quand il y a 1 attentat en Israël, Barcelone dit « les islamistes résistent aux crimes d’Israël ». Barcelone a commis quels crimes?  |  On peut supposer que le général Kelly a exigé le départ de Steve Bannon, conseiller de Trump  |  Après les attentats, la Pologne appelle l’UE à «fermer la porte» à l’immigration  |  Steve Bannon évincé de la Maison-Blanche. Pourrait retourner à Breitbart News  |  Venezuela : l’assemblée pro-gouvernement confisque le pouvoir à l’opposition  |  Sur Facebook, la députée du Missouri dit espérer que « Trump sera assassiné ». Le gouverneur demande sa démission  |  #Finland #Turku – bien qu’il ait hurlé Allahu Akbar, la police ne dit pas (encore) « le motif est terroriste »  |  #Finlande #Turku : nouveau bilan 2 morts, 8 blessés  |  #Allemagne, #Wuppertal : selon des témoins, l’attaque au couteau (1 mort 1 blessé) est lié à une dispute, pas à un attentat  |  #Allemagne, #Wuppertal, la police ne sait pas encore s’il s’agit d’un attentat terroriste (1 mort 1 blessé grave)  |  USA : l’Ohio se propose de classer les néo-nazis comme groupes terroristes  |  #Allemagne #Elberfeld : le motif de l’attaque n’est pas connu mais ne semble pas être terroriste  |  #Allemagne #Elberfeld : attaque au couteau – 1 mort, 1 blessé  |  #Turku #Finlande : Sécurité renforcée dans les gares et aéroports, d’autres jihadistes recherchés  |  #Finlande : la police recherche d’autres suspects  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Alain Rubin le 2 juin 2016

Conférence Bernheim Zemmour

Un vieil ami, -très actif sur le terrain dans les actions menées pendant les années noires pour les Juifs d’URSS,

lorsque le « socialisme réel » (la dictature totalitaire essoufflée, réduite à se livrer aux tracasseries policières et à la diffamation, mais sans plus pouvoir régler les affaires en recourant ni au goulag, ni aux assassinats judiciaires et aux meurtres camouflés en suicide) utilisait toutes sortes de moyens encore à sa disposition, dont l’emprisonnement psychiatrique, pour combattre ceux qu’on appelait alors les refuzniks- me disait hier après-midi, en parlant de l’ukase du couple Klarsfeld : « ils ont pris l’habitude que rien ne leur résiste ».En d’autres termes, ils se sont pris la grosse tête.

Cruelle erreur, triste déconvenue pour ces irrésistibles, la synagogue de la rue de la Victoire n’a pas baissé pavillon ; le débat* a bien eu lieu et, comme me le confiera une amie, hier soir après que l’évènement ait eu lieu, parlant d’Eric Zemmour, l’homme par qui devait arriver le scandale et revenir le temps du « hérèm », l’ostracisme, le vide créé autour d’une personne : « il a été génial ».

Je n’y étais pas, donc je m’en remets entièrement à l’appréciation de cette amie.

Pouvoir et succès rendraient-ils fou ?

J’ai reçu la pétition initiée par Serge et Beate Klarsfeld. Son contenu, son objectif, sa méthode, m’ont interpelé, à plus d’un titre.

Sur la forme 

Le couple s’approprie un pouvoir, celui d’exclure un homme qui leur déplait, ici Eric Zemmour : la grande synagogue de la rue de la Victoire devrait revenir sur son invitation. Pour imposer sa sentence, le couple invite à ratifier son « Herem », en signant une pétition.

Le principe du contradictoire, auquel est à juste titre attaché la profession des avocats et les citoyens éclairés, n’est plus de mise.

Cette pétition décline une ordonnance. Elle est parente de la lettre de cachet… Démocratisme magnifique, n’est-ce pas ?

Sur le fond

Le couple recourt à un procédé éculé, fondement des différentes impostures judiciaires staliniennes ; il consiste à faire dire aux gens ce qu’ils ne disent pas ou pas tout à fait ; ensuite on tire, pour eux, des conclusions « logiques » de tel ou tel propos  ou supposé propos ; ces conclusions, que les incriminés n’ont pas tirées mais que l’on croit être autorisé à tirer à leur place, permettent de les dénoncer et obtenir plus aisément leur condamnation.

Je dois aussi être condamné

J’ai en effet observé qu’en France occupée, sous le gouvernement militaire allemand ou sous l’administration vichyssoise, les personnes cachant des Juifs n’étaient pas automatiquement arrêtées, ni mises à mort ou déportées vers les camps de concentration nazis.

C’est un fait et une particularité. Doit-on cela à la mansuétude des autorités allemandes en France ou à la « modération » des autorités de la collaboration ?

Au deux parfois.

C’est ainsi qu’au Puy en Velay, le commandant Schmmäling fera en sorte que la kommandantur laisse les Juifs vivre à peu près normalement. Dans la bonne ville du Puy-en Velay, la synagogue continua d’officier et les Juifs respectaient leurs fêtes.

A la fin de la guerre, le maquis local exfiltrera le commandant Schmmäling, pour lui éviter de se retrouver en camp de prisonniers de guerre, en fâcheuse et dangereuse situation, avec des compatriotes qui auraient pu avoir eu vent de son peu d’enthousiasme anti-juif et ne le lui fassent payer ce qui était pour eux une trahison patente.

Suis-je indigne d’être invité, parce que je considère qu’en effet, si le commissaire de la rue du Surmelin, dans le vingtième arrondissement de Paris, prévînt mon grand-père deux ou trois jours avant la rafle des 16 et 17 juillet 1942, si un officier de police de la préfecture de Marseille remit à mon père une vraie carte d’identité réalisée avec sa photo mais portant le nom d’une autre personne, non-juive, c’est bien sûr parce qu’ils n’étaient pas des fanatiques de la traque des Juifs mais aussi parce qu’ils ne prenaient pas grand risque à rester des êtres humains au meilleur sens du terme ?

En France, on n’était ni en Pologne, ni en Ukraine où l’on exécutait sur place ceux qui cachaient des Juifs ; on n’était pas non plus aux Pays-Bas où on les emmenait en déportation avec ceux qu’ils avaient osé vouloir soustraire à la traque hitlérienne.

Sur le fond encore

Zemmour a ouvert un débat qui, évidemment, déplait à Paxton.

Il déplait aussi à tous ceux qui se déchaînent régulièrement contre le Français, contre ce « résistant de la 25ème heure », contre ce pays et ses traditions, deux fois millénaires, qui se résumeraient à l’hostilité paradigmatique envers le Juif et plus généralement à l’encontre de l’étranger, même s’il ne vient rien bousculer ou détruire.

Le Juif sert de chausse-pied, pour aider à enfiler un gros soulier ferré destiné à botter le train du « franchouillard » trop peu accueillant et coupable de xénophobie congénitale en refusant de s’ouvrir à la diversité et de sacrifier sa culture propre à l’accueil et l’amour de celle-ci.

Sur le fond toujours

Nos deux irréprochables ont la mémoire courte.

Ils oublient : que l’une s’est laissée inviter (et est venue) au congrès du parti allemand « Die Linke ». Or, ce parti s’est formé après l’effondrement de la DDR (l’Allemagne de l’est stalinienne) ; il a réuni des bouts de ce qui subsistait de l’appareil du SED (le « parti socialiste unifié » dont le sommet, réduit à quelques hommes, dirigeait le pouvoir policier de la bureaucratie locale asservie à celle siégeant au Kremlin) ; bouts de l’appareil politique de la dictature qui se sont unis avec de pseudos disciples allemands de Léon Trotski et de petits groupes gauchistes pro staliniens pro-palestiniens et férocement anti-israéliens comme l’Allemagne de l’ouest en a connu avec les années soixante.

Le SED, dont des bouts ont constitué le gros des forces de Die Linke, est le parti gouvernemental stalinien auquel Moscou donnera, après 1967, la mission de construire à partir de rien le mouvement national palestinien et les groupes se proclamant nationalistes palestiniens et… marxistes.

Pour soutenir Dreuz financièrement, cliquez sur : Paypal.Dreuz, et choisissez le montant de votre don.

Notre irréprochable procureur(e) d’Eric Zemmour plaidera la bonne foi

Enfin, quand même, le SED c’était Marcus Wolf.

C’était l’outil de la réactivation de réseaux allemands anciennement nazis, hâtivement reconvertis au « socialisme réel », qui devaient travailler, besogner avec le Mufti Husseini et ses sbires pour réaliser de Saint-Jean d’Acre à Kfar Etzion (le Goush la shoah des Juifs de l’Ichouv, si Stalingrad n’avait pas modifié les données stratégiques et tactiques de la chose). Ce n’était pas rien, venir au congrès de die Linke : mais peut-être notre traqueuse de nazis ne le savait pas ou était-elle allée au congrès des fils naturels du SED pour y débusquer quelques survivants du nazisme reconvertis en stalinistes ou en cryptos. J’imagine que notre limière va nous livrer des noms…

Et que nous dira monsieur le Procureur ?

Monsieur l’Ambassadeur a accepté de représenter une institution pratiquant aujourd’hui un lyssenkisme historique la déterminant à vouloir réaliser un ethnocide qui est, soyons clair, une des phases prévues de la shoah : après que les Juifs eussent disparu de la surface de la terre, on devait se demander, -voulaient les chefs hitlériens-, si les Juifs avait bien existé.

L’exécutif de l’Unesco a, pour cela, mis en chantier, -pour complaire au doctorant Mahmoud Abbas qui écrira, lors de ses études à Moscou, une thèse niant l’extermination de millions de Juifs non-belligérants pendant le second conflit mondial, niant la shoah-, une théorie « historique » selon laquelle : Jérusalem n’a aucun lien avec le peuple juif, le Kotel non plus qui ne serait pas un vestige du mur de soutènement du second Temple ; que le second comme le premier Temple n’avaient eu pas au d’existence et leur emplacement déclaré n’aurait aucun lien avec la nation juive ; bref, que les Juifs ne sont que des brigands lorsqu’ils fouillent le sol de Judée et autour de Jérusalem, pour retrouver les traces et mettre au jour des témoignages de la vie passée d’Israël.

Qu’a dit, de cette shoah par les mots, par les résolutions, effaçant le passé juif par pans entiers, notre ambassadeur condamnant Zemmour et appelant à son Herem ? Vous l’avez entendu, vous ?

Monsieur l’ambassadeur a-t-il protesté, a-t-il démissionné d’une fonction honorifique confiée par un organisme devenu génocidaire ?

Alors, monsieur l’ambassadeur, j’écoute, nous vous écoutons !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Alain Rubin pour Dreuz.info.

* Grande Conférence-débat à 2 voix Grand Rabbin Gilles Bernheim – Eric Zemmour.
« Qu’est -ce qu’être français et juif ? ». Débat animé par Yves Thréard du Figaro.

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz