Publié par Lia Fowler le 15 juin 2016
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Humberto de la Calle (Vice Président de Colombie de 1994 à 1997)

Le commentaire d’Humberto de la Calle (Vice Président de Colombie de 1994 à 1997) “Ending Colombia’s Guerrilla War, Securing the Peace,” du 7 juin au sujet des négociations entre le gouvernement colombien et les FARC (non espagnol des Forces armées révolutionnaires de Colombie) est hypocrite et trompeur.

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Lía Fowler, ex agent du FBI
Lía Fowler, ex agent du FBI

Voici quelques faits qui replacent ses déclarations dans le contexte :

  • Pour rejeter les arguments selon lesquels les accords offrent l’immunité aux terroristes, Mr. de la Calle affirme que ceux qui ont été condamnés pour des crimes sérieux seront “sanctionnés.” Il oublie juste de mentionner que les “sanctions” n’incluent aucune peine de prison. Au lieu de cela, les criminels de guerre coupables d’atrocités, comme par exemple le massacre d’enfants et le recrutement forcé d’enfants soldats, seront condamnés à des peines de “service à la communauté”— une sanction qui ne correspond pas au niveau de punition et aux règles de la Cour pénale internationale.
  • Il affirme que les négociations ont été conduite en totale transparence, pourtant les accords négociés jusqu’à présent ne sont même pas accessibles au public. La seule chose qui est disponible, ce sont des communiqués de presse et des “tentatives” qui elles-mêmes ne sont pas faciles à trouver. Les informations présentées ont été tellement vagues qu’après chaque annonce d’accord, les FARC et le gouvernement ont fait des déclarations publiques qui contredisent les unes des autres les accords qui ont été réellement signés.
  • Mr. de la Calle avance que les victimes ont été en première ligne des négociations ; pourtant, le gouvernement n’a pas une seule fois demandé que les victimes les plus vulnérables —les enfants maintenus en captivité comme combattants et esclaves sexuels —soient libérés des camps terroristes. Cela n’a jamais été une condition des négociations. Pire encore, les FARC ont continué de « recruter » des enfants.
  • Mr. de la Calle dit que les réparations étaient le “fondement” des négociations. But l’administration Juan Manuel Santos prétend que les FARC— une des organisations terroristes les plus riches du monde — n’ont aucun moyens financiers. Donc les victimes paieront leurs propres « réparations » avec leurs propres impôts tandis que les terroristes conserveront le produit de leurs crimes.
  • Quand au désarmement, les FARC ont été très clair : Ils ne rendront pas les armes, mais “les rangeront.”

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Lia Fowler. Traduction et adaptation Dreuz.info

Source : wsj.com

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