Publié par Patrick Bloch le 28 juin 2016

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Comme on le dit souvent dans d’autres lieux et circonstances, il faut revenir aux fondamentaux. Un des plus constants parmi ceux-ci en Europe qu’il s’agisse de l’Union européenne ou de l’Europe Médiévale est l’antisémitisme et son visage actuel l’antisionisme, qu’on n’ose pas encore appeler détestation d’Israël.

Le discours de Mahmoud Abbas devant le parlement européen salué par une ovation et les félicitations du Président Martin Schulz en sont l’illustration de la reviviscence de légendes mensongères. Ce discours s’inscrit dans la tradition scandaleuse, morbide, haineuse et archétypique de la perversion de la pensée, du bon sens et de la vérité.

Tous les poncifs de l’antisémitisme médiéval s’y retrouvent et Mahmoud Abbas peut, sans vergogne

Réécrire l’histoire

Les Palestiniens ont de tout temps habité la région, or avant l’établissement des Hébreux, la région était occupée par les Cananéens, peuple d’origine phénicienne sans aucun rapport avec les Arabes dont proviennent les « Palestiniens actuels » arrivés « pacifiquement » avec l’invasion prosélyte musulmane après 637. Dans la même veine, Abbas nous apprend l’invention de l’écriture par les « Palestiniens » 6000 ans av. J.-C..

Je n’aurai pas l’outrecuidance de vous rappeler que les premières écritures apparaissent entre -2500 et – 2000 bien loin de là entre le Tigre et l’Euphrate à Sumer.

Mentir effrontément

  • En affirmant que les Israéliens se livrent à un massacre de masse ; s’il y a toujours trop de morts dans n’importe quel affrontement, les morts « palestiniens », s’élèvent à 11 000 depuis 1967 (Ben Dror Yemini Yediot Aharonot, 24 juin 2016), c’est bien-sûr un « énorme génocide » par apport aux près de 450 000 morts en Syrie depuis trois ans.
  • En affirmant que les détenus pour fait de terrorisme le sont sans cause réelle et devraient être libérés.
  • En annonçant que le terrorisme mondial s’arrêterait immédiatement avec la fin de l' »occupation israélienne ».
  • En proclamant que les Israéliens empoisonnent les puits et les adductions d’eau en reprenant les élucubrations de l’agence de presse turque Anadoly, citant Breaking the silence, qui a nié en être à l’origine, de même que Haaretz, Reuters et Associated Press, qui n’ont pu trouver une quelconque trace de la réalité de cette accusation.
  • En assurant que les Israéliens rationnaient l’eau des « Palestiniens », en oubliant que les adductions d’eau sont communes, et priver l’un c’est priver l’autre.
  • En proclamant son désir de paix et de solutions à deux États, en omettant de rappeler que la « Palestine » sera judenrein mais qu’Israël sera multiculturel.
  • En omettant de rappeler que toutes les propositions, mêmes les plus coûteuses pour Israël, ont toujours été refusées par l’Autorité palestinienne depuis les accords d’Oslo : les propositions d’Ehoud Olmert, celles d’Ehoud Barack, de même que les multiples propositions de Benyamin Netanyahu de rencontres et de discussions sans conditions, ainsi que les sollicitations de Barack Obama et de John Kerry.
  • En refusant de rencontrer le Président de l’État d’Israël Reuven Rivlin qui séjournait en même temps que lui à Bruxelles, allant jusqu’à changer d’hôtel pour éviter de le croiser.

Voilà le personnage, dictatorial, corrompu, autocrate, illégitime que Martin Schulz a accueilli chaleureusement en rappelant que l’UE était le premier partenaire économique et humanitaire de la « Palestine”, État qui n’existe juridiquement pas.

Quand on sait que son discours écrit remis à la presse ne comportait pas tous les éléments précédents, on mesure la duplicité déjà bien connue par l’audition de ses discours en arabe, totalement à l’opposé de leur version anglaise.

Pour paraphraser le qualificatif de « petit boutiquier de la haine » donné à Dieudonné M’bala M’bala lors de son récent procès, on peut qualifier Mahmoud Abbas de « grand apôtre de l’antisémitisme ».

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Dans cette triste journée du 23 juin 2016 au parlement européen, il règnait une odeur nauséabonde qui rappelle Munich 1938 où N Chamberlain et E Daladier se sont couché devant les exigences d’A Hitler, ont été acclamés à leur retour dans leur pays respectif par des foules couardes et ignorantes de la vérité comme l’étaient les députés européens il y a deux jours.

La similitude de ce discours et de son acceptation par une masse inculte ne peut que rappeler les tristes envolées d’Hitler et de Goebbels.

Dans le drame absurde qui s’est joué devant nous et qui ne fait que compléter les votes à l’ONU, l’UNESCO et l’OMS, le prévaricateur ayant fait sa fortune aux dépens de la communauté internationale trompée et volée, n’est en définitive qu’un comparse dérisoire.

Ce qui est grave, c’est que ceux auxquels nous avons délégué du pouvoir et une parcelle de confiance n’en sont pas dignes.

Les Schulz, Junkers, Cameron, Hollande, Valls, Merkel et tant d’autres se sont joints au troupeau bêlant des pays systématiquement anti-israéliens en adoptant leur rhétorique paranoïaque et perverse sans même comprendre le sens des mots.

Cette médiocrité de pensées ne vise pas seulement Israël et les juifs, qui sont avant tout un marqueur de la morale humaine.

Cette démission des « élites » entraîne ce que l’on peut appeler la culture occidentale judéo-chrétienne vers la déchéance, l’abandon de ses valeurs, de son mode de vie.

Par notre refus d’analyser la réalité et de nommer les choses, la phrase d’Albert Camus prend toute sa consistance « Mal nommer les choses ajoute aux malheurs du monde », il nous entraîne dans un avenir de “soumission » à la Houellebecq que certains d’entre nous ne sont prêts à accepter.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Patrick Bloch pour Dreuz.info.

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