Publié par Alain Leger le 16 juin 2016

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Deutsche Bank, la première banque allemande, prédit que les valeurs boursières et les principales entreprises britanniques dépasseront leurs rivales européennes d’au moins 5% si la Grande Bretagne vote le Brexit (British Exit ou sortie de l’UE), et il me paraît étrange que cette prédiction ne soit pas plus largement difusée.

La prévision de la Deutsche Bank a été publiée le jour même ou le Chancelier de l’échiquier George Osborne a menacé qu’une catastrophe économique se produirait en cas de sortie de l’UE. Sauf que sa menace d’Osborne est basée sur les études de l’Institut pour les études fiscales (IFS) – un think tank europhile financé par l’EU et le gouvernement britannique anti Brexit !

IFS a même tenté de brouiller les cartes en affirmant être “politiquement independant”, alors qu’il reçoit 50% de ses ressources du gouvernement, et 10% du Conseil européen de la recherche (ERC) – lequel est financé et établi par l’EU et la Commission européenne.

On ajoutera à cette collusion malfaisante, si de besoin, que les prévisions d’une banque allemande sonnent plus authentiques que les propos alarmistes d’un membre du gouvernement. D’autant qu’à regarder les 30 ans écoulés, les prédictions alarmistes des politiciens ne se concrétisent curieusement jamais !

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Deutsche Bank considère que la valeur de la Livre continuera de baisser après Brexit, avoir chuté de 8% depuis son plus haut novembre, ce qui profitera au prix des biens de consommations anglais à l’export et favorisera la balance des paiements et les exportations.

La banque ajoute que la bourse britannique “a tendance à sur-performer lorsque la Livre Sterling est faible” et qu’elle pourrait perdre encore 5% d’ici la fin de l’année.

Deutsche Bank conclut : “Dans le cas ou « sortie de l’UE » gagne le référendum (les organismes de paris donnent au Brexit 30% de probabilité de gagner et les derniers sondages donnent Brexit à 52% et le maintien dans l’UE à 48%), nous pensons que les actions britanniques vont sur-performer le marché européen.”

Réagissant au risque de dévaluation de la Livre, Nigel Farage, le leader du parti UKIP, répondait la semaine dernière : « et alors ? », ce qui lui attira les foudres des commentateurs. Well, il semble que son commentaire n’était pas si ridicule que ça après tout.

Le référendum commence le 23 juin prochain.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Alain Leger pour Dreuz.info.

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