Publié par Bernard Martoia le 27 juin 2016

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Comme le temps est à l’anglicisme, le FREXIT s’invite en France.

Rappelons que le BREXIT est la contraction de deux mots anglais (British Exit) après que le premier ministre David Cameron eut promis un référendum sur l’appartenance du Royaume Uni à l’Union européenne, à l’issue de la nette victoire de son parti conservateur aux élections législatives du 7 mai 2015.

«Les hommes font l’histoire mais ils ne savent pas laquelle ils font», disait ironiquement Raymond Aron (1905-1983), un intellectuel conservateur qui nous fait cruellement défaut aujourd’hui.

Comme Angela Merkel après sa décision funeste d’ouvrir les frontières de l’Europe aux hordes d’envahisseurs musulmans, David Cameron a fait, lui aussi, un pari stupide. Il a cru qu’il pouvait arracher facilement des concessions à la commission européenne avec la menace ourdie d’une sortie de son pays de l’Union européenne. Mais il a lamentablement échoué sur les deux tableaux. Ni la commission européenne n’a bougé d’un iota, ni le peuple britannique ne l’a suivi dans son exhortation à rester dans l’union.

Le résultat du référendum ne faisait pas l’ombre d’un doute pour votre serviteur (confer mon article du 11 juin intitulé Big Brother Society versus Freedom and Responsability). Ayant échoué à arracher la moindre concession à la bureaucratie bruxelloise, son peuple ne pouvait le suivre dans sa volonté de rester dans l’Union européenne. Un dicton anglais résume bien cet écueil : “Confidence is that cocky feeling before you know a little better.

Cameron a pêché par un excès de confiance dans sa capacité à convaincre deux publics différents du bien fondé de sa démarche. Plus grave était l’illogisme de sa démarche. S’il était convaincu que la bureaucratie bruxelloise était le mal absolu comme le fut naguère l’ex-Union soviétique, alors il aurait dû faire activement campagne en faveur de la sortie de son pays de l’UE (BREXIT). Pour une raison qui échappe à mon intelligence, il a préféré défendre jusqu’au bout le maintien de son pays dans le servage.

Cela prouve la sagesse des peuples qui n’ont peut être pas la culture de leurs élites mais qui ont certainement le bon sens qui leur fait tant défaut.

Travaillant depuis 1981 dans la diplomatie française, j’ai connu de brillants esprits qui anticipaient deux, trois ou quatre coups à l’avance comme dans un jeu de billard français. « Je concède ça à Margaret Thatcher qui, en échange, réclamera ça à Jacques Delors, et je recevrai le triple en retour d’Helmut Kohl ! » Sauf que leurs savantes constructions intellectuelles reposaient sur des prémices erronées.

La commission européenne, quintessence de l’absolutisme technocratique

Le luxembourgeois Jean-Claude Juncker est le parangon de cette nomenklatura qui méprise les peuples européens.

Cette arrogance repose sur un prétendu savoir qui se manifeste par une avalanche de normes ubuesques. Pourtant, à l’origine des institutions européennes, les eurocrates n’intervenaient qu’à titre subsidiaire dans un domaine. Sur le modèle de l’État français, ils se sont arrogé progressivement de promouvoir l’intérêt général des 450 millions d’individus composant l’Union européenne. Ce pouvoir absolu s’est réalisé, en toute légalité, à travers une kyrielle de traités d’abdication d’indépendance.

Le dernier jour d’une âpre campagne qui a été endeuillée par l’assassinat de la députée travailliste Jo Cox (la thèse du complot a été éludée alors que tout concorde à ce que le crime profite au camp du bien), Nigel Farage, le chef du parti UKIP (United Kingdom Independence Party) a eu beau jeu de conclure que l’enjeu de ce référendum est celui du retour à l’indépendance de son pays. Yeah ! Ont répondu massivement à son appel les électeurs britanniques.

Le FREXIT, une absurdité financière

La présidente du Front national Marine Le Pen s’est précipitée pour réclamer un référendum de sortie de la France de l’Union européenne.

Son obsession est une absurdité. La France n’a pas les marges de manœuvre du Royaume Uni. Avec un endettement proche de 100% de son PIB et une balance commerciale très déficitaire, une sortie de la monnaie unique signifierait une massive dévaluation du franc, une perte de pouvoir d’achat de 30% des ménages français et une hausse d’autant de notre endettement. Le regain espéré de compétitivité des entreprises françaises serait très provisoire en l’absence d’une dérégulation du marché du travail, de la suppression de tous les monopoles publics, de la fin du statut de fonctionnaire et d’une baisse drastique de 20% des dépenses de l’État et des collectivités territoriales pour parvenir à l’équilibre budgétaire [NDLR : et la diminution des lourds impôts français].

Les bourses de Londres, de Francfort et de New York n’ont perdu que la moitié de Paris

La réforme du marché du travail tant débattue va accoucher d’une souris. Preuve de la faiblesse intrinsèque de cette réformette tant contestée dans la rue par un syndicat marxiste, le CAC 40 a chuté de 8% à l’annonce du BREXIT. Les marchés financiers anticipent correctement que la France est le maillon faible dans la perspective crédible d’un éclatement de la zone euro. Les bourses de Londres, de Francfort et de New York n’ont perdu que la moitié de Paris.

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Des solutions drastiques pour arrêter l’immigration et l’islam

Le modèle australien : pas de compassion envers les envahisseurs qui désagrègent notre société !

En revanche, le prochain gouvernement français pourrait demander son retrait de l’espace Schengen. Le coût d’embauche de milliers de douaniers serait très largement compensé par la réduction significative des dépenses de santé, d’éducation et de logement allouées à une population immigrée insolvable. Sans compter le regain inhérent de sécurité du pays. Jusqu’à preuve du contraire, 80% des places de prisons  sont occupées par des immigrés ou des Français naturalisés.

Une autre mesure qui fera hurler le camp du bien serait la fin du droit d’asile accordé aux clandestins. La nouvelle Europe qui se dessine sur les décombres du BREXIT doit s’inspirer du modèle australien. Pas de compassion envers les envahisseurs qui désagrègent notre société !

Autre mesure phare, un référendum devrait être organisé dans chaque pays concerné par les innombrables attentats islamistes à propos de l’incompatibilité de l’islam avec notre civilisation judéo-chrétienne. En cas de victoire probable du camp du mal, on doit s’attendre à une forte réticence des pays du Maghreb à reprendre ces musulmans de la troisième génération.

  • Y a-t-il une voie de contournement ? Oui.
  • Laquelle ? Le territoire du Sahara Occidental.

Cette ancienne colonie espagnole est occupée illégalement par le Maroc depuis la marche verte organisée par le roi du Maroc en 1975. Son annexion est toujours contestée par l’Algérie et la Mauritanie. Ce territoire ne bénéficie d’aucun statut juridique international reconnu. Son territoire aussi vaste que la moitié de la France pourrait accueillir les cinquante millions de musulmans vivant en Europe.

Au lieu de hurler avec les loups, le camp du bien devrait méditer cette citation visionnaire de Charles de Gaulle à propos de l’indépendance de l’Algérie : « Avez-vous songé que les Arabes se multiplieront par cinq puis par dix, pendant que la population française restera stationnaire ? »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Bernard Martoia pour Dreuz.info.

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