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Publié par Eduardo Mackenzie le 3 juillet 2016
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Nathalie Mistral, de Montpellier, engagée avec les terroristes communistes FARC

Il semble qu’une Française, originaire de Montpellier, milite depuis 14 ans avec les communistes FARC.

Apparemment, les autorités colombiennes ignoraient tout de cela. La révélation a été lancée à Paris, comme un scoop de Radio France international, cinq jours après la signature à La Havane d’un « cessez-le-feu bilatéral » entre le gouvernement de Juan Manuel Santos et les FARC.

Sur le site web de RFI, en effet, apparaît la photo d’une femme en tenue vert kaki, armée, dans ce qui semble être un abri de fortune, dans la forêt.

RFI assure que l’alias de la guérillera est Natalie Mistral, 42 ans. Dans un extrait audio, la Française dit, en bon espagnol, qu’elle appartient « au front 57 des FARC » à Urabá, près de la frontière avec le Panama. Bien qu’elle ne le dise pas, ce front est l’une des structures les plus actives dans le trafic de drogue des FARC.

RFI certifie qu’une journaliste danoise, Lise Josefsen Hermann (1), avait contacté les FARC à Cuba en janvier dernier, et qu’elle a été en mesure de voyager par leur entremise jusqu’à l’endroit où se trouvait ce groupe. La journaliste affirme avoir découvert la Française par hasard. « Elle m’a reçu, c’était la surprise totale », dit Hermann. Mais elle reconnaît que ceux qui lui ont dit comment y arriver ont voulu qu’elle divulgue cette nouvelle, surtout pendant cette séquence autour des accords « de paix ».

L’émission Paris-Amérique de RFI a diffusé quelques minutes de l’entrevue faite par Lise Hermann.

Jusqu’à présent, on croyait que chez les FARC il y avait une seule femme européenne, Tanja Nijmeier, connue depuis 2007 comme « la Hollandaise des FARC » ou « alias Alejandra Nariño », qui fait partie du groupe de propagande de la délégation de « négociateurs » des FARC à Cuba.

Natalie Mistral dit que sa famille est de Montpellier et que ses parents sont au courant de son activité en Colombie, car elle leur a expliqué qu’elle rejoindrait la lutte armée dans ce pays.

Elle ajoute qu’elle était une « syndicaliste communiste » en France, où elle avait travaillé avec les sans-abri. Elle ne cache pas sa haine pour son pays en disant que « le système français est basé sur le pillage des autres pays » et que le travail qu’elle faisait était indigne, qu’il était comme le travail « du bon flic » qui « donne des petits cadeaux pour que rien ne change ».

L’activité violente de Natalie Mistral n’apparaît pas dans les extraits de RFI

J’ai demandé à Lise Hermann : « pourquoi n’avez-vous pas traité avec Natalie Mistral du problème moral d’arriver dans un pays démocratique pour infliger à autrui la mort et la violence ? N’y-a-t-il pas là une totale contradiction avec l’idéal [de Natalie Mistral] du travailleur social ? »

Selon la journaliste, la réponse de la guérillera pourrait être quelque part dans cette tirade : qu’elle admirait la guerre civile espagnole et les « brigades internationalistes » où les gens « étaient capables de tout donner pour aider un peuple qui n’était pas le leur » ; qu’elle ne s’est jamais sentie française, que depuis son adolescence elle se sentait « citoyenne du monde ».

Sa haine pour l’Europe est aussi visible dans une autre réponse qu’elle a donnée à Lise Hermann : « Si nous, européens, vivons si bien c’est parce que le niveau de vie que nous avons est dû en partie à tous les vols que nos dirigeants ont fait depuis la colonisation dans les pays dits du tiers-monde ».

Alias Mistral estime que « vraiment, nous avons vidé l’Afrique et nous faisons la même chose avec l’Amérique latine ». Et que son voyage en Amérique latine « était comme une revanche sur tout le mal fait par mon peuple et par mes ancêtres ».

Elle a donc décidé de « vivre une révolution » et de « participer à un véritable changement ».

En 2000, elle atterrissait au Mexique, enthousiasmée par les aventures du « sous-commandant Marcos » au Chiapas. Mais elle n’y trouva pas ce qu’elle cherchait. Elle voulait savoir ce que c’est de « prendre le pouvoir sans prendre le pouvoir », mais elle estime que les zapatistes n’avaient aucune réponse et n’étaient pas dans le « changement réel ».

Elle voyage alors en Colombie, en 2001, pour y tenter « d’apporter » quelque chose.

⇒ Trucider des soldats, des policiers et des civils colombiens, ou juste collaborer à ces besognes ignobles –sa vraie « contribution » en fait, bien qu’elle ne l’admette pas–, c’est le dernier de ses soucis.

Au contraire, elle pense qu’elle fait le bien. Elle se sent habitée par un « sentiment internationaliste ».

Asbel Lopez, de RFI, a évoqué le massacre commis par les FARC à Bojayá en 2002 (119 morts), et celui du club El Nogal en 2003 (36 morts et 200 blessés)

Lise Hermann ne l’a pas interrogé à ce sujet, ou, en tout cas, le thème de l’activité violente de Natalie Mistral n’apparaît pas dans les extraits de RFI.

L’interview a été réalisée le 30 mai 2016, nous dit Lise, qui a choisi RFI, car c’était « la meilleure option », après avoir analysé la possibilité de publier cette histoire dans d’autres médias internationaux.

La Française dit qu’elle n’a pas été tout le temps dans la jungle, car les FARC lui ont confié certaines « missions » dans des villes colombiennes et à l’étranger et même en France. Sur la nature de ces « missions » Natalie Mistral est très discrète. A notre question sur ce sujet, Lise Hermann répond : « Elle ne m’en a pas dit beaucoup, elle a dit que c’était pour participer à des réunions de solidarité, entre autres choses ».

En revanche, Natalie Mistral a insisté sur quelque chose qui peut être révélateur.

Elle a dit que « toutes les dents sont plantées sur la Colombie » en raison de « sa richesse minérale, son pétrole et sa biodiversité ». Elle a souligné que, dans la perspective des FARC, « transformer la Colombie est la première étape pour transformer la région. »

En présentant le scoop, Asbel Lopez, de RFI, a soulevé la question des victimes et a évoqué le massacre commis par les FARC à Bojayá (dans le département du Chocó), le 2 mai 2002 où 119 personnes sont mortes, et le massacre perpétré au Club El Nogal, le 7 février 2003, à Bogota, où les FARC ont tué 36 civils et ont fait 200 blessés.

J’ignore si Lise Hermann a posé une question à ce sujet précis, mais la guérillera, en parlant des victimes, a été insensible, et a tordu le sens de la question :

« Oui, il y a des victimes dans les FARC » a-t-elle dit en ajoutant : « Nous sommes victimes de l’État et des paramilitaires ».

Sur les autres victimes, les vraies, celles que la bande narco-communiste a faites en 50 ans de barbarie, Natalie Mistral a esquivé le point :

« Nous allons essayer de reconnaître nos erreurs [de] demander pardon, de réparer où cela est possible. Nous ne parlons pas d’une réparation pécuniaire, car cela n’a aucun sens et nous n’avons pas d’argent, mais nous allons faire en sorte que la vie de ces personnes [les victimes] soit améliorée ».

Est-ce là le décevant message qu’elle devait lancer ?

Est-ce pour cela que cette interview a été organisée depuis Cuba ? De toute évidence, oui.

Surtout pour dire qu’il n’y aura pas de réparations aux victimes, que cela « n’a aucun sens ». La guérillera a souligné qu’elle espère rester en Colombie après que la paix soit signée, et qu’elle ne rentrera pas en France, car elle veut participer à un «projet pilote pour construire un autre Chocó, collectiviste ».

A ma question : « avez-vous discuté avec Natalie Mistral sur le problème de la souffrance des femmes dans les rangs des FARC ? »,

La journaliste m’a répondu : «Je lui ai parlé assez à ce sujet. Elle reconnaît, par exemple, qu’il y a des moments et des lieux où l’avortement a été obligatoire et qu’ils étaient nombreux ».

La question des enfants-soldats des FARC n’ayant pas été évoquée dans l’émission de RFI, j’ai demandé à la journaliste danoise si elle avait abordé la question des filles, qui y sont nombreuses : Lise m’a répondu que Natalie Mistral lui avait dit que « les FARC ont fixé une limite d’âge de 15 à 35 ans.»

À vrai dire, la position de la guérillera à ce sujet est celle dictée par les manuels de propagande des FARC :

  • que le coupable c’est la société colombienne ;
  • que les enfants âgés de 15 ans ne sont plus des enfants ;
  • que les enfants «entrent » chez les FARC et ne sont pas recrutés de force ou par la ruse.

La guérillera a lancé à Lise Hermann :

« La question des 15 ans a été beaucoup discutée ces derniers temps, à cause de l’hypocrisie de la société colombienne qui nous reproche de recruter des enfants, mais la société colombienne ne se soucie pas du bien-être de ses enfants. Et donc à cause de cela nous recrutons des enfants, car pour eux il n’est pas possible de grandir avec dignité en Colombie. Et puis, un paysan de 15 ans, comme la plupart des troupes des FARC, est déjà un homme, il a déjà des enfants. Si c’est une femme, elle peut avoir déjà même deux enfants ».

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Comme Natalie Mistral c’est montrée si inhumaine par rapport à la question des victimes, j’ai demandé à Lise pourquoi cette femme n’a-t-elle exprimé aucun regret à l’égard des victimes ? Pourquoi n’a-t-elle pas fait son autocritique ? La journaliste m’a répondu que la Française avait dit : «Notre lutte n’est pas personnelle, c’est une lutte pour le changement social. Donc, nous ne développons pas de haine. Nous savons que la guerre a des conséquences. Mais nous ferons tout notre possible pour reconnaître les erreurs et demander pardon, si cela est le cas».

A la fin de l’interview, Nathalie Mistral a indiqué que chez les FARC, il n’y a pas d’autres Européens, en dehors de la guérillera néerlandaise et elle-même, mais qu’il y a des guérilleros latino-américains : « des Vénézuéliens, des Panaméens, de l’Équateur, du Chili et du Brésil », à part un Argentin qui se fait appeler Camilo.

Sur ce point, le sociologue Eduardo Pizarro, interrogé par Alexandra Pineda, chef de l’antenne en espagnol à RFI, a déclaré que le nombre de « combattants étrangers » chez les FARC « n’est pas trop élevé» et qu’il est difficile de prédire si l’opinion acceptera la présence dans le pays de ces gens-là. Ceux qui étaient dans le M-19, a dit-il, sont retournés dans leurs pays respectifs. Eduardo Pizarro a averti qu’il y a «un secteur de la population qui est très hostile vis-à-vis des FARC» et qu’ils «peuvent transformer la présence de ces étrangers en un débat négatif pour le post-conflit» en Colombie.

Toute discussion à ce sujet serait, au contraire, très positive.

© Eduardo Mackenzie pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

Photos de Natalie Mistral :

LAS FARC ENVÍAN MENSAJE A TRAVÉS DE UNA GUERRILLERA FRANCESA

(1).- Journaliste danoise. Elle a passé sept ans en Amérique latine. Elle travaille à Quito en tant que correspondante indépendante pour divers médias au Danemark. Elle a passé deux ans en Colombie.

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