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Publié par Gaia - Dreuz le 20 juillet 2016

Selon Kafa, douze femmes ont été tuées par leur conjoint entre juillet 2013 et mars 2016.

Le 5 février 2014, Manal Assi mourrait sous les coups de son mari, Mohammad al-Nhaily. Ce dernier malmenait son épouse depuis un moment déjà, l’agressant régulièrement physiquement et verbalement devant ses deux filles. Le jour du meurtre, Mohammad al-Nhaily avait appris que son épouse avait eu, par le passé, une relation extra-conjugale. Lui même avait pris, deux ans plus tôt, une seconde épouse, après avoir entretenu une relation extraconjugale. Manal avait souvent réclamé le divorce. Ce à quoi son époux répondait, selon une parente de la victime : « Tu ne sortiras de ma maison que morte ».

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C’est morte que Manal Assi est sortie de sa demeure conjugale.

Il y a quelques jours, le jugement a été rendu dans cette affaire. Alors que Mohammad al-Nhaily avait été originellement inculpé de meurtre prémédité (pour lequel la peine maximale, selon l’article 549 du Code pénal, est la peine de mort), il n’a écopé que de cinq ans de prison. L’homme étant détenu depuis février 2014, il sortira de prison dans deux ans (l’année judiciaire étant de neuf mois).

La juge présidant la Cour pénale de Beyrouth, Hélène Iskandar, a invoqué l’article 252 du code pénal qui stipule que le crime « non prémédité » perpétré par Mohammad al-Nhaily est « excusé » car il serait le résultat d’un excès de colère provoqué par une faute commise par la victime, en l’occurrence son infidélité découverte le jour du meurtre. Une façon indirecte de réhabiliter le « crime d’honneur » (article 562), aboli le 4 août 2011.

Ce jugement a été jugé trop clément par la société civile qui organisait mercredi soir une manifestation devant le ministère de la Justice.

Le cas de Manal Assi n’est malheureusement pas isolé. Selon Kafa, l’association engagée dans la lutte contre la violence domestique, douze femmes ont, comme Manal Assi, été tuées par leur conjoint entre juillet 2013 et mars 2016. Retour sur l’histoire de cinq d’entre elles, sans oublier les autres : Fatima Kabour, Salam Mohammad, Lamis Daoud, Ghazal Béchara, Hana Yacoub, Zahra Kabout.

Sarah el-Amine, 46 ans et mère de six enfants est abattue le 19 mai 2015 de 17 balles de kalachnikov par son mari, Ali Zein, à Daouhet Aramoun, au sud de Beyrouth. Cela faisait plusieurs années que l’homme battait Sarah. Un mois avant sa mort, il avait chassé son épouse et ses enfants du domicile conjugal. La jeune femme avait alors décidé de porter plainte contre son époux pour coups et blessures. Mais Ali réussit à se dérober à toutes les notifications et n’est pas interrogé par la police. Quelques jours après le dépôt de plainte, Sarah retourne à son domicile pour fêter, en famille, l’anniversaire de l’une de leurs filles. C’est ce soir-là, après une violente dispute entre les conjoints, que l’homme tue sa femme à bout portant. Quatre mois plus tard, le juge d’instruction du Mont-Liban requiert la peine de mort contre Ali Zein. L’affaire est par la suite transférée à la cour criminelle qui devra exécuter la décision du juge.

Après de longues années de maltraitance et de violence, Jean Dib, tue, le 25 novembre 2014, son épouse Nisrine Rouhana, 38 ans, de deux balles dans la tête et dans l’épaule puis se débarrasse du corps au niveau de Nahr Ibrahim. Grâce à la justice, Nisrine avait quitté le domicile conjugal depuis six mois après avoir été battue à plusieurs reprises par son mari. Ce dernier attend actuellement son jugement.

A Bourj Barajneh, dans la banlieue de Beyrouth, Roukaya Mounzer, 24 ans et enceinte, est tuée, le 20 mars 2014, par balle par son mari parce qu’elle souhaitait divorcer. Selon Kafa, le mari de Roukaya a été arrêté après ce crime. L’association affirme que le médecin légiste a publié un rapport incomplet, omettant de mentionner les ecchymoses qui se trouvaient sur le corps de la victime. La famille de la jeune femme a demandé que son corps soit exhumé et examiné à nouveau. Le suspect a été relâché. Il est actuellement en attente de son jugement en pénal.

Christelle Abou Chacra, 31 ans et mère d’un petit garçon de 5 ans, meurt, le 17 février 2014, des suites d’un empoisonnement au Demol, un pesticide. Ne pouvant plus supporter la violence et les humiliations quotidiennes de son mari, la jeune femme avait quitté le domicile conjugal et avait intenté une action en divorce. Sa famille accuse le mari, Roy Hayek, de l’avoir empoisonnée. La mère de la victime, Joséphine, se porte alors partie civile contre lui. Ce dernier a été interpellé pour interrogatoire puis remis en liberté en raison de l’insuffisance des preuves.

Roula Yaacoub, 32 ans, succombe, le 7 juillet 2013, sous les coups de son mari dans le village de Halba (caza de Akkar) au Liban-Nord, dans sa maison parentale où elle vivait avec son mari, ses enfants et sa mère. Son mari est accusé de l’avoir sauvagement frappée sur la tête avec un manche à balai, devant ses filles, jusqu’à ce qu’elle perde conscience. L’époux, arrêté après l’incident, avait fait l’objet d’un non-lieu pour insuffisance de preuves. Mais le 12 mai dernier, la chambre de mise en accusation du Liban-Nord a émis un mandat d’arrêt contre ce dernier toujours en cavale.

Si Christelle, Manal, Nisrine, Roukaya, Roula et Sarah ont perdu la vie, d’autres ont échappé au pire.
C’est le cas de Souheir jetée par son mari Yasser du balcon de la maison conjugale, située au deuxième étage de leur immeuble à Bchamoun, en mai 2015. Selon les proches de la victime, le couple souffrait de problèmes financiers. Souheir a été grièvement blessée, mais s’en est sortie.

En juin 2014, Tamara Harisi a, elle aussi, échappé, à la mort. La jeune femme, âgée de seulement 22 ans, a été sauvagement battue par son conjoint qui voulait lui arracher les yeux et les dents et même la brûler vive. Entre la vie et la mort, Tamara avait été conduite d’urgence à l’hôpital al-Zahra. Par chance, la jeune fille s’en est sortie. Son mari a, lui, été condamné à neuf mois de prison et à une amende de 20 millions de livres libanaises.

Après plusieurs années de tergiversations, la loi sur la violence domestique avait été votée par le Parlement libanais le 1er avril 2014. Mais le texte est une version largement amendée du projet défendu par la société civile, qui a accusé les députés de trahison. Kafa avait alors publié une liste de remarques, appelant, en vain, les députés à en tenir compte.

© Gaïa pour www.Dreuz.info

Source : Lorienlejour

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