Publié par Bernard Martoia le 8 juillet 2016

Audition de James Comey ©Dreuz info

D’aucuns attendaient avec intérêt les conclusions du directeur du FBI James Comey sur l’affaire des messages électroniques de la candidate démocrate Hillary Clinton.

À peine trois jours ont été nécessaires entre l’audition de cette dernière au siège du FBI et la publication de l’enquête. Revenons sur cette semaine folle qui a un authentique parfum de république bananière.

  • Dans la nuit du lundi 27 juin, les avions de Bill Clinton et de Loretta Lynch se sont retrouvés « par hasard » sur le tarmac de l’aéroport Sky Harbor international à Phoenix.
    Réalisant la proximité de leurs avions respectifs, Clinton aurait demandé un entretien privé avec la ministre de la Justice qui s’est empressée de le lui accorder. En réalité, Clinton attendait Lynch depuis 30′.
    Des agents du FBI ont interdit au seul journaliste présent à cette heure avancée de la nuit de prendre des photos avec son téléphone portable. Ils lui ont enjoint aussi de ne pas divulguer cet entretien de « caractère privé. »
    Christopher Sign, le reporter de la chaîne ABC News a passé outre cet oukase. Mais il n’a révélé cet entretien secret que deux jours plus tard.
    Selon la version donnée par la ministre de la Justice, l’entretien en question n’aurait porté que sur leurs petits-enfants et leurs voyages respectifs à Phoenix, mais pas sur l’enquête en cours de l’épouse de l’ex-président des États-Unis.
    Sauf que si c’était le cas, pourquoi l’a-t-elle gardé secret, pourquoi les agents du FBI ont-ils interdit toute photo, et surtout, pourquoi a-t-elle donné des détails qu’après que l’information ait fuité ?
  • Notons que cet entretien entre Clinton et Lynch s’est déroulé seulement quelques heures avant la publication par la chambre des représentants du rapport sur l’attaque de l’ambassade américaine à Benghazi, le 11 septembre 2012, qui s’était soldé par la mort de deux agents de la C.I.A. Tyrone Woods et Glen Doherty ainsi que par celles de l’agent diplomatique Sean Smith et de l’ambassadeur Christopher Stevens.
  • Hillary Clinton était la ministre des Affaires étrangères au moment de cette tragédie. Celle-ci aurait pu être évitée si la ministre avait pris au sérieux la menace islamiste en cette sinistre date anniversaire. Il faut croire que l’islamophilie affichée de la candidate démocrate à travers ses nombreux tweets et déclarations après chaque attentat perpétré au nom du prophète soit la cause de son aveuglement. Pour une raison qui m’échappe, des millions d’Américains lui font encore confiance pour présider le pays.

Qui a donné l’ordre aux agents du FBI d’interdire au public de connaître cet entretien secret ?

C’est une violation caractérisée de la séparation des pouvoirs sur lequel repose l’État de droit.

Loretta Lynch devrait être interrogée par une commission du Congrès américain afin d’établir si elle a agi seule ou non dans cette affaire. Les soupçons pèsent sur le président Barack Hussein, mais nous y reviendrons ultérieurement.

  • Le mardi 5 juillet, trois jours seulement après l’audition d’Hillary Clinton, le directeur du FBI James Comey a rendu les conclusions tant attendues de l’enquête menée par l’inspection générale.
  • Les dommages s’avèrent plus importants que prévu pour la sécurité nationale.
  • Hillary Clinton ne s’est pas contentée d’utiliser son serveur privé à sa résidence de Chappaqua dans l’État de New York pour recevoir ou envoyer des emails confidentiels ou secret défense.
    « Elle a utilisé d’autres ordinateurs et des Smartphones lors de ses voyages à l’étranger, notamment dans les territoires d’adversaires sophistiqués, » a déclaré James Comey.
  • Contrairement à ses affirmations, elle n’a pas remis la totalité des messages au FBI comme elle s’était engagée à le faire. Des milliers de messages électroniques effacés prestement ont été retrouvés par des spécialistes qui ont passé au peigne fin les ordinateurs. D’où la lenteur de l’enquête à conclure…

Voici le passage clé du discours du directeur du FBI qui va ternir l’image de Clinton pour le reste de sa campagne présidentielle.

« Bien que nous n’ayons pas trouvé de preuve flagrante que la Secrétaire [d’Etat] Clinton ou ses collègues avaient l’intention de violer intentionnellement la loi dans leur façon de gérer des informations confidentielles, il existe des preuves qu’ils ont été d’une extrême négligence dans la gestion d’email ultra sensibles, et d’informations top secret. »

(“Although we did not find clear evidence that Secretary Clinton or her colleagues intended to violate laws governing the handling of classified information, there is evidence that they were extremely careless in their handling of very sensitive, highly classified information.”)

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  • Curieuse conclusion de l’enquête du FBI qui reconnaît qu’Hillary Clinton est coupable d’extrême négligence dans le traitement d’informations confidentielles, mais ne voit pas de raison à déférer l’intéressée devant un tribunal.
  • Notons au passage que Comey a outrepassé le rôle de l’attorney général Loretta Lynch. Il n’avait pas à se prononcer sur la culpabilité ou non d’Hillary Clinton dans cette affaire. Lui aurait-on forcé la main ? C’est ce que veulent savoir des élus républicains qui demandent son audition devant le sénat ou la chambre des représentants [NDLR : audition qui a eu lieu et que Dreuz a suivie]
  • Mais Loretta Lynch s’est empressée de reprendre, à son compte, les conclusions hâtives de James Comey en classant l’affaire, malgré deux crimes évidents commis par Hillary Clinton.
  • Sur la défensive, Clinton avait affirmé, à maintes reprises, qu’elle n’avait jamais émis ou reçu d’informations confidentielles sur ses ordinateurs privés. C’est un parjure.
  • Par ailleurs, elle a détruit des preuves en effaçant des milliers de messages qui ont été patiemment reconstitués par les enquêteurs.

James Comey a eu l’audace de conclure sa plaidoirie en disant que l’enquête a été menée de « façon indépendante. »

  • Si c’est vraiment le cas, comment se fait-il qu’Hillary Clinton était à bord d’Air Force One (l’avion du président) lorsqu’il fit sa déclaration ?
  • Peut-croire que le prudent président aurait pris le risque de se compromettre avec la menteuse pathologique s’il ne connaissait pas d’avance les conclusions du directeur du FBI ?
  • Juste après l’atterrissage d’Air Force One à l’aéroport de Charlotte en Caroline du Nord, le président a déclaré lors d’un meeting de la candidate qui l’a invité à prendre la parole qu’Hillary Clinton est « la candidate la mieux préparée » à lui succéder.

Un reporter américain a résumé cette cynique farce jouée contre la démocratie américaine.

« C’est la première fois dans l’histoire de la nation qu’un président en fin de mandat prend part à la campagne et qu’il soutient ouvertement une candidate faisant l’objet d’une enquête judiciaire. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Bernard Martoia pour Dreuz.info.

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