Publié par Alon Gilad le 26 août 2016

burkini-de-trop

Mélenchon, mélenchon… mélangeons : il en restera bien un peu d’obscurité et, espérons, beaucoup de confusion.

L’homme qui regrette la défaite sarrazine devant Poitiers (632), -privant ainsi d’islamisation la Gaule franque qui allait devenir la France-, n’est pas devenu Auvergnat ou Portugais : invité sur A2 par Gilles Bornstein, notre ambitieux sauveur suprême s’est employé à répandre autant de confusion et d’amalgame que possible, et autant de mélange des genres que son verni de culture d’ancien secrétaire d’Etat le lui permettait.

En effet, l’ancien secrétaire d’Etat est bouleversé : il est scandalisé par le « faux débat » sur le burkini ; pour lui c’est un débat qui fait obstacle à la discussion des vrais problèmes, par exemple : le « problème de la rentrée scolaire ».

Au fait, monsieur le candidat à la présidence de la République, puisque vous évoquez le problème de l’école, une question : vous en pensez quoi, vous, de la familiarisation de tous les enfants à la langue arabe, en classe de CP ?

Pour que tout soit bien clair, questionné sur le port du burkini, notre confusionniste professionnel a exprimé ce matin son égale hostilité « à toutes les religions ». « Toutes oppriment ou infériorisent la femme ».

Égale hostilité ?

Il n’y aurait peut-être pas une différence significative, de degrés, sur ce point, entre les religions ?

C’est ce qu’a essayé de soutenir, timidement, le journaliste. Mais à coups de « monsieur Gilles Bornstein», Jean Luc Mélenchon lui a fait passer l’envie de le contrarier en lui posant les questions -étant de fausses questions, relatives à de faux problèmes- qui le mettent en colère.

Pour Monsieur Mélenchon, une bourqâ, un niqâb, – tous vêtements imposés qui enferment et anonymisent la femme devenue interchangeable et privée de relations sociales et de perception du monde autour d’elle- un Niqâb, une bourqâ et une « perruque » (de Juive orthodoxe) c’est…du pareil au même.

Tout Mélenchon s’est révélé dans cet amalgame ridicule

Cette assimilation grotesque, superficielle et provocatrice, avait-elle d’autre but que de protéger l’expansion territoriale salafiste ou salafisante ?

On me dira que j’exagère

Je réponds, non, à cette objection. Non, je n’exagère pas. Il y a en effet une parfaite continuité entre ces revers de main, entre l’amalgame entre juive orthodoxe et salafiste volontaire ou obligée, et le contenu politique de la campagne présidentielle mélenchiste de 2012.

Souvenez-vous

Souvenez-vous de la tribune du meeting marseillais de Jean Luc Mélenchon. L’ancien bolchevik- léniniste de l’école lambertiste, devenu client et secrétaire d’Etat de François Mitterrand, avait invité à ses côtés un martyr, un persécuté, une victime de l’ignoble raciste ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy.

À la tribune de son meeting électoral, Mélenchon avait fait venir un des dirigeants du groupuscule salafiste pro-djihad Forza Alizzane. L’homme avait été inquiété dans le cadre de l’enquête concernant les assassinats d’enfants juifs devant l’école Ozar Hatorah de Toulouse. Les enquêteurs pensèrent à un lien entre l’homme que Mélenchon prenait sous son aile protectrice et Mohamed Mehra. L’enquête ne fournissant pas au juge les éléments établissant formellement ce lien, l’homme fut libéré.

Pour Mélenchon, il était une victime ; il était un martyr du racisme islamophobe…

Mélenchon ignorait ou voulait oublier que le groupe auquel appartenait cet homme avait défilé dans les rues de Saint-Etienne en proférant force Allah ou akbar et : « (que) la charia coranique allait en France remplacer le code civil » ; à l’issue de ce défilé stéphanois, les manifestants mirent le feu au code civil en scandant des slogans appelant la venue de la dictature de la charia.

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Admettons que ce brave candidat président de la république ne le sache pas ou qu’il ait oublié cet épisode tout de même inquiétant, avait-il oublié, ce matin, que le groupe qu’il présentera dans son meeting marseillais comme étant de pauvres victimes du méchant raciste Guéant, s’était avéré être un maillon du recrutement d’esclavagistes oppresseurs de femmes et fillettes Yezidis Syro-Irakiens, une matrice d’esclavagistes s’incorporant aux bandes de tueurs mobiles de l’état islamique, dont certains vont préparer ou préparent de nouvelles opérations meurtrières sur le sol de France ?

Pour le sieur Mélenchon, c’est pareil, c’est aussi oppressif, un sac sinistre, enfermant de la tête aux pieds une femme pour la rendre invisible en tant qu’être humain individualisé, et une perruque !

Pour qu’il se rende compte de l’imbécilité grossièrement opportuniste et provocatrice de son propos, destiné à capter un éventuel électorat pro-salafistes et pro-djihadistes, j’invite Jean Luc Mélenchon à faire l’expérience : qu’il sorte, au moins une fois, surtout par un jour de canicule, sous l’uniforme, noir, verdâtre, marron sale ou rougeâtre, imposé à ces femmes salafiste par conviction personnelle fanatique ou par obligation.

Une affaire à suivre

À suivre, mais sans agréable surprise, malheureusement ; notre candidat à la magistrature suprême n’est pas comme le bon vin, il ne bonifie pas ; depuis son défunt trotskisme qui le rendait jovial, il aurait plutôt tendance à tourner vinaigre, un vinaigre politique des plus agressifs pour les papilles et plus encore pour l’estomac.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Alon Gilad pour Dreuz.info.

PS un simple vêtement, parmi d’autres…

Je voudrai demander son opinion à JL Mélenchon et à tous ses semblables, que pensent-ils de ceci : Le ministre iranien Marrich Akbaradi a refusé de valider un record sportif. Il s’agissait d’une nageuse de 32 ans, Elnam Asghari, ayant nagé 11 kilomètres en mer Caspienne au mois de juin. Motif de ce refus de l’autorité sportive et gouvernementale iranienne : la tenue de la nageuse, -six kilos de vêtements imbibés d’eau de mer (une tenue de plongée complète, une veste et un foulard) portés par-dessus le maillot de bain et les lunettes de plongée de la nageuse-, « n’était pas assez conforme à la charia »…

Alors messieurs Mélenchon, NPA-Besancenot…

Rien qu’un bout de chiffon, rien qu’un vêtement comme un autre, le « burkini » ?

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