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Publié par Eduardo Mackenzie le 28 août 2016

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Etrange « accord de paix définitif » que vient d’annoncer Juan Manuel Santos.

Au lieu de déclencher l’enthousiasme, la nouvelle a été reçue hier par les Colombiens avec un mélange de sentiments négatifs allant de l’apathie au rejet, du pessimisme au doute et à la peur.

C’est logique.

Le processus « de paix » de Santos va prolonger d’au moins dix ans la violence castriste

Voir l’émergence d’un nouveau pouvoir communiste, armé et protégé par le gouvernement, et décidé à « faire la révolution » à tout prix, comme ils le disent — car ceci, c’est l’essence même des accords de La Havane –, mène à penser que le processus « de paix » de Santos produit son contraire : la prolongation d’au moins pour dix ans de la violence castriste.

Pourquoi n’y a-t-il eu aucun signe d’approbation massive et spontanée suite à ce que Santos a qualifié, hier, d’accord « historique» ?

Pour faire avaler l’amère pilule, Santos veut monter à Bogota, dans une semaine, un grand événement qui aura comme personnage principal l’impitoyable Timoshenko, chef des FARC, et plusieurs dirigeants latino-américains.

Santos a promis que le 25 août, serait publié « le texte de l’accord final », de 297 pages, sur les portails web et les médias et que le Congrès colombien serait «informé» de tout cela.

Nous allons voir s’il est vrai que les textes, détaillés et complets, sont divulgués.

Le texte de 297 pages a été mis en ligne, certes, mais on ignore s’il y en a d’autres quelque part. Le président a fixé la date du 2 octobre prochain pour un plébiscite dans lequel les Colombiens devront répondre par un oui ou par un non à une question que Santos lui-même n’a pas encore pu formuler.

Dans son discours du 25 août, le président a omis de présenter les grandes lignes de l’accord. En fait, les personnes qui ont révélé, à La Havane, que les négociations étaient terminées étaient le cubain Rodolfo Benitez, agent du dictateur Raul Castro pour ces rencontres, et le norvégien Dag Nylander. Santos a parlé plus tard à Bogota, pour donner l’impression que ces négociations sont une question colombienne, alors qu’en fait, il s’agit d’une opération de longue haleine où les intérêts de Cuba occupent une place essentielle.

  • Les électeurs pourront-ils connaitre et discuter les détails de ces «accords» d’ici au 2 octobre ?
  • Peut-il y avoir une véritable réflexion quand on sait que les chefs des FARC feront des amendements jusqu’à la dernière minute ?

Santrich, l’un des gros bonnets des FARC, estime qu’il reste « beaucoup » avant de parvenir à un véritable accord et que, sans la libération d’alias Simon Trinidad, emprisonné aux Etats-Unis pour avoir enlevé des ressortissants américains, les FARC ne rendront pas leurs armes.

Conclusion : les FARC ne vont pas abandonner leurs armes avant le plébiscite. Donc, la campagne pour le Oui et pour le Non aura lieu au milieu des pressions d’une bande criminelle armée favorable au Oui.

L’accord fait cadeau aux FARC de cinq sièges au Sénat et de cinq sièges à la Chambre des représentants, et cela sans avoir besoin de passer par les élections, et sans compter les centaines de sièges dont ils disposeront gratuitement dans les assemblées départementales et les conseils municipaux, entre 2018 et 2022. Plus, mettre des anciens guérilleros dans l’organisme qui surveille les élections et attribuer des sièges de la sorte est une violation de la loi et une adultération de la représentativité du parlement colombien.

Le 18 août dernier, un chef des FARC a déclaré que tout n’était pas réglé.

Marcos Calarca a dit : «S’il n’y a pas d’amnistie, les FARC n’entreront pas dans les zones de localisation ». Il a ajouté : «Nous n’irons pas en prison. Nul ne termine sa lutte armée politique, pour continuer son combat politique sans armes, en prison ». Cet individu a confirmé un autre point crucial : les guérilleros entreront dans les zones de localisation « comme des guérilleros », c’est-à-dire armés. Et il a sorti cette perle : la « population entière » entrera aussi dans ces zones, à savoir les paysans des régions (pour leur servir de boucliers humains ?)

Calarca a stipulé : « L’accord de cessez-le feu et d’hostilités bilatéral et définitif ne veut pas dire que les militaires vont protéger les rebelles dans les zones de localisation ». Selon lui, l’armée doit « modifier ses plans militaires », c’est-à-dire qu’elle ne pourra pas pénétrer dans les zones de localisation des FARC. Ce chef des FARC était sceptique quant à d’autres points restants à convenir, comme « la question de la protection légale » [des FARC]. Il ne veut pas de surprises : « Nous disons que pour qu’il y ait une paix stable et durable, et pour pouvoir construire la justice sociale, nous devons être sûrs que demain personne va nous sortir un truc légal pour démolir le processus ».

Dans ces conditions, l’accord « de paix» entre les FARC et Santos a une portée très limitée.

La Colombie ne se sent pas vraiment impliquée dans ces arrangements douteux. En fait, ce que les électeurs vont voter dans le plébiscite n’aura pas d’impact définitif sur la politique Santos-FARC. Santos réitère que ces accords sont «irréversibles». Même si les FARC promettent que si le Non s’impose dans le plébiscite ils continueront le dialogue, très peu de monde pense qu’ils vont accepter la renégociation qu’exige l’opposition.

Les six années de pourparlers secrets culminent donc avec cinq graves problèmes car :

  • Il n’y a pas eu d’avancée juridique : l’accord d’impunité pour les FARC continue à défier la loi et la Constitution colombienne et à contester le droit international humanitaire, qui interdit l’amnistie des crimes d’agression, de guerre et les crimes contre l’humanité. La Cour pénale internationale, compte tenu de l’effondrement du système judiciaire colombien, devra intervenir pour que le droit soit respecté. A terme, l’accord final pourrait être déclaré nul par la justice colombienne et par la justice internationale en raison des illégalités qu’il comporte.

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  • Il n’y a pas eu d’avancée militaire : Les FARC restent armées, soit par la transformation des camps de localisation en des enclaves sans contrôle, soit par la formation de groupes apparemment « dissidents » et, enfin, à travers des alliances politiques et d’affaires avec d’autres bandes narco-castristes comme l’ELN et l’EPL. Les cartels de la drogue et d’autres bandes criminelles sont en plein essor. En revanche, les forces militaires et de police vont être réduites et désorganisées, comme convenu. Les chefs militaires et de police les plus combattifs seront criminalisés par un nouvel organisme « judiciaire » grotesque qui sera sous le contrôle des FARC.
  • Il n’y a pas eu d’avancée de la paix : le trafic de drogue, carburant de toutes les violences, a augmenté durant la négociation de paix et l’accord « de paix» ne met pas un terme à ce fléau. Au contraire, il le favorise en mettant en liberté et en dotant de pouvoir politique les chefs du plus grand cartel de la drogue du continent américain, et en leur donnant le contrôle de vastes territoires démilitarisés avec une population exploitable et sans défense.
  • Il n’y a pas eu d’avancée idéologique : Les FARC continuent à être convaincues qu’elles représentent le camp du bien et que leur devoir est de détruire la démocratie et le capitalisme en Colombie. L’équipe de négociateurs de Santos a perdu ses références idéologiques dans ces six années de pourparlers avec les FARC : ils croient qu’il est légitime de permettre aux FARC, déguisées en parti politique, d’agir pour l’effondrement de la démocratie. Ils croient que la démolition des libertés est le juste prix à payer pour une paix factice.
  • Il n’y a pas eu d’avancée politique : les négociations n’ont pas réussi à changer le logiciel intellectuel et politique des FARC : elles continuent à être une guérilla régentée par des fanatiques totalitaires qui travaillent pour les deux plus grandes catastrophes sociales du continent, la Cuba de Castro et le Venezuela chaviste, dont elles veulent refaire l’expérience en Colombie.

© Eduardo Mackenzie pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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