Publié par Guy Millière le 4 août 2016

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Depuis la fin de la convention démocrate, la campagne de Hillary Clinton tente d’exploiter au maximum les propos d’un homme désormais si présent dans les médias américains qu’on pourrait penser qu’il sera bientôt lui-même candidat à la présidence, Khizr Khan.

Après avoir utilisé la mort de son fils, soldat de l’armée américaine tombé en Irak, aux fins d’accuser Donald Trump de violer la Constitution, ce que Donald Trump n’a aucunement fait, Khizr Khan défend une immigration musulmane sans contrôle vers les Etats Unis, décrit la volonté de Donald Trump de contrôler les immigrants musulmans arrivant aux Etats Unis comme une volonté ignoble et pré-fasciste, accuse Donald Trump de racisme et de discrimination envers les Musulmans, ajoute que les ennemis des Etats Unis qui se réclament du djihad n’ont rien à voir avec l’islam, et se garde bien de rappeler ses liens passés avec les Frères Musulmans ainsi que ses liens très récents avec la Fondation Clinton.

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Tant de tribunes lui sont accordées ces derniers jours qu’on se demande s’il a le temps de se reposer un peu.

Les membres des familles des Américains tués à Benghazi n’ont pas autant de chances de Khizr Khan.

Patricia Smith, mère de Sean Smith, tué durant l'attaque du consulat américain de Benghazi, a parlé à la convention républicaine et a été aussitôt traînée dans la boue par CNN. La campagne de Hillary Clinton a laissé entendre que Patricia Smith exploitait de manière obscène la mort de son fils, et avait sans doute des problèmes de santé mentale. C’est logique, Patricia Smith n’est pas musulmane, elle n’a pas de liens passés avec les Frères Musulmans et pas de liens très récents avec la Fondation Clinton. Elle pense de surcroît que les ennemis des Etats Unis qui se réclament du djihad ont quelque chose à voir avec l’islam. Elle soutient Donald Trump, ce qui doit signifier qu’elle est folle à lier, alors que Khizr Khan fait partie de la campagne de Hillary Clinton, ce qui montre qu’il est sain d’esprit.

L’affaire Khizr Khan n’est que l’un des éléments utilisés présentement pour déstabiliser Donald Trump. Des républicains qui sont aussi conservateurs que je suis une petite sœur des pauvres, mais qui ont un esprit de dhimmi, ont affiché leur soutien à Khizr Khan.

Ils comptent dans leurs rangs désormais outre Paul Ryan, Mitch McConnell, John McCain, et Chris Christie semble pencher un peu de leur côté. Des républicains fait de la même étoffe élimée affichent carrément leur soutien à Hillary Clinton et disent, bien sûr, que Donald Trump serait indigne d’être Président et un danger pour l’Amérique. Leurs propos sont repris de tous côtés et occupent l’antenne lorsque Khizr Khan se repose.

Seule Fox News propose des informations télévisées dignes de ce nom, et encore pas toujours : depuis le début de la campagne, Megyn Kelly n’a jamais caché son hostilité à Donald Trump, et elle est désormais si hostile qu’on peut se demander si elle ne cherche pas à changer de chaine prochainement, quand son contrat devra être renouvelé. Dès lors qu’elle a fortement contribué à l’éviction du fondateur de Fox News, Roger Ailes, voici peu, on peut aussi se demander si elle ne vise pas une transformation de Fox News de façon à en faire une chaine démocrate.

Tout cela fait que la campagne électorale, à un peu plus de trois mois du 8 novembre, a des allures absolument sordides. Les sujets essentiels ne sont pas abordés et sont couverts par des effets de diversion successifs.

Barack Obama s’est mis de la partie et a pris des accents quasiment dictatoriaux en disant que Donald Trump était incapable d’être Président et ne devait en aucun cas accéder à la Maison Blanche : que ferait Barack Obama si Donald Trump était élu malgré tout ? La question mérite d’être posée.

Voir en tout cas le premier Président anti-américain de l’histoire des Etats Unis, l’homme grâce à qui l’Etat Islamique a vu le jour, l’homme qui a passé un accord criminel avec le régime islamiste iranien, l’homme à cause de qui plus de deux cent mille Syriens sont morts, l’homme grâce à qui Recep Tayyip Erdogan, grâce à un faux coup d’Etat (je maintiens que ce fut un faux coup d’Etat, et j’y reviendrai) transforme la Turquie en régime islamique totalitaire, l’homme qui a ravagé des pans entiers de l’économie américaine, l’homme qui a fait naître Black Lives Matter, et j’en passe, déclarer que Donald Trump est incapable d’être Président montre à quel point nous vivons une époque frelatée.

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Voir Hillary Clinton continuer sa campagne avec l’adoration de tant de journalistes complices bien qu’il soit avéré qu’elle ment et falsifie tout le temps, qu’elle est corrompue jusqu’à la moelle des os, qu’elle a divulgué des secrets d’Etat à des puissances étrangères, qu’elle s’est vendue au plus offrant, qu’elle a commis des parjures et est responsable de la mort de quatre Américains à Benghazi, montre que l’époque est bien plus que frelatée.

Voir les médias américains ressembler toujours davantage aux multiples Pravda que compte la France mène à songer que la démocratie américaine ne tient qu’à un fil.

Voir que le parti républicain compte dans ses rangs tant de traîtres et de gens à la consistance de méduses flottant au gré des marées mène à penser que les Etats Unis sont au bord du glissement vers un parti unique ou semi unique, sur un mode européen. Voir que tant d’intellectuels censés être conservateurs choisissent Hillary Clinton, directement, ou indirectement en disant qu’ils ne voteront pour personne est affligeant et montre que ces intellectuels ne sont en réalité pas conservateurs, à moins qu’ils ne soient suicidaires, aveugles, et ne voient donc pas ce qui s’annonce en cas de présidence Hillary Clinton : trente ans au moins de Cour Suprême ancrée à gauche, l’abolition de fait de la Constitution des Etats Unis, un irréversible changement de la population américaine, un monde plus sûr encore pour l’islam radical.

Voir que des milliardaires américains choisissent eux-mêmes le camp Hillary Clinton n’est pas surprenant, hélas : le crony capitalism, le capitalisme d’accointance est la perversion même du capitalisme, puisqu’il substitue à la liberté d’entreprendre l’achat de carrières politiques en échange de subventions, de favoritisme et de destruction des entreprises concurrentes.

Si Donald Trump parvient à gagner malgré tout, ce sera quasiment un miracle, ou le signe que l’esprit qui animait les Pères fondateurs de l’Amérique n’est pas tout à fait éteint.

Donald Trump a contre lui un assemblage immense : les démocrates, l’extrême gauche, l’establishment républicain, une bonne part des intellectuels conservateurs ralliés à la gauche, l’essentiel des grands médias, des médias de gauche et d’extrême gauche et des médias conservateurs, une bonne part des grandes fortunes américaines, Hollywood, les médias européens dans leur globalité, les dirigeants de gauche européen, d’Angela Merkel (qui montre qu’elle est une femme de gauche) au roquet de l’Elysée (qui a paraît-il une indigestion dès qu’il entend Trump parler).

Cela fait beaucoup. Il a pour lui l’Amérique profonde, si elle sait se mobiliser.

Je recommande une fois de plus à ceux qui veulent comprendre, mon livre Après Obama, Trump ?* Je recommande à ceux qui sont aux Etats Unis le film de Dinesh d’Souza, Hillary’s America, et le film de Peter Schweizer Clinton Cash, disponible sur le site breitbart.com.

Guy Millière

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