Publié par Bernard Martoia le 16 août 2016

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Si Hillary Rodham Clinton reste en tête dans les sondages, elle le doit à l’extrême mansuétude des journalistes américains à son égard.

Le pilonnage sur le vilain Donald est tel qu’on se demande comment l’écart entre lui et sa concurrente démocrate reste contenu dans une fourchette inférieure à dix points.

Il y a une raison évidente qui peine à être entendue par le public. Les conflits d’intérêt entretenus par le clan Clinton sont si flagrants que les journalistes ne peuvent plus les ignorer. Dernier en date, celui entretenu entre la fondation Clinton et le Département d’État entre 2009 et 2013 qui est évoqué par un éditorial non signé du Washington Post du 14 août 2016. (1)

Cet éditorial commence par cette phrase ironique :

« Dans une élection qui se tiendrait une autre année avec un opposant qui n’est manifestement pas si disqualifié que ça, les révélations sur les liens entretenus entre la fondation Clinton et l’ex-secrétaire d’État provoqueraient un tollé. »

Ces révélations proviennent de la divulgation d’autres messages électroniques mettant en cause l’extrême porosité entre la fondation Clinton et le Département d’État. Pour faire court, la fondation Clinton a servi d’entremetteuse pour faciliter les contacts et les versements d’argent de richissimes personnalités étrangères en faveur de l’ex-secrétaire d’État.

Hillary Clinton se croit toujours au-dessus des lois [et les faits lui donnent raison]

Comme dans le précédent scandale des messages diplomatiques secrets stockés sur son serveur personnel, Hillary a sciemment contourné les lois de son pays.

Chaque ex-président des États-Unis dispose d’une fondation pour pérenniser son image auprès du public. Bien souvent, il ne s’agit que d’une bibliothèque contenant des archives poussiéreuses qui n’intéressent que des étudiants en science politique ou des historiens nostalgiques comme votre serviteur. (2)

Initialement fondée en faveur de William J. Clinton en 1997, la fondation est devenue officiellement celle de Bill, Hillary & Chelsea Clinton à partir de 2013. Cette fondation a été détournée de son caractère à but non lucratif dispensé d’impôt selon le code américain (section 501 C).

Sa mission officielle est de «renforcer la capacité des peuples à travers le monde à relever les défis de l’interdépendance.» Vaste programme qui dépasse celui de n’importe quel autre ex-président des États-Unis, mais qui permet de ratisser large auprès des donateurs de tout horizon politique ! D’après les estimations du site Wikipedia, la fondation a disposé d’une confortable trésorerie de 262 millions de dollars employant 350 personnes en 2013. Campagne électorale oblige, elle emploierait à présent plus de 2000 personnes. Du jamais vu dans l’histoire des États-Unis ! Mais pour celle qui lorgne depuis l’affaire du Watergate en 1973 le bureau ovale de la Maison Blanche, tous les moyens sont bons pour y parvenir sans que cela offusque une majorité d’Américains.

L’éditorial du Washington Post concède que cette fondation a servi, en autre, à assurer le train de vie ultra mondain du clan Clinton. Il s’agit d’un clan puisque la fille unique du couple fait partie de la fondation.

L’éthique du clan Bush était de réussir dans les affaires avant de se lancer en politique, pas pour le clan Clinton, dont la carrière politique est de s’enrichir avant toute autre considération morale. Ce qui explique la longue liste de morts suspectes pour les personnes ayant eu la malchance d’avoir eu des contacts professionnels avec le clan Clinton. Silence radio sur ces 90 morts suspectes et recensées à ce jour. Nul doute que la liste va s’allonger considérablement si Hillary est élue en novembre. Malheur à ceux qui oseront lui résister ! L’accident de la circulation est la méthode la plus fiable pour faire disparaître des témoins gênants. Lisez ou relisez les sites de Political Insider ou de Freewebs qui donnent les causes de ces décès suspects. Dans une démocratie comme celle des États-Unis, n’importe quel autre meurtrier que les Clinton aurait fini sa vie sur la chaise électrique. Mais au risque de me répéter, les Clinton sont vraiment au dessus des lois américaines. Cela ne fait aucun doute.

Le magazine Esquire (3) a interrogé l’acteur et directeur de film Clint Eastwood pour savoir pour qui il va voter en novembre prochain. Le cow-boy, qui est une incongruité dans la communauté hollywoodienne qui vote toujours démocrate, ne mâche pas ses mots. Sa réponse ne surprendra personne mais elle corrobore la thèse de l’enrichissement personnel du clan Clinton.

«Je vais voter pour Trump…vous savez, parce qu’Hillary a déclaré qu’elle allait poursuivre la politique d’Obama. Elle a gagné beaucoup d’argent en politique. J’ai renoncé à gagner beaucoup d’argent pour entrer en politique. (4) Je suis certain que Reagan a aussi renoncé à l’argent pour faire de la politique.»

Selon Judicial Watch (une organisation conservatrice à but non lucratif), les membres du conseil d’administration de la fondation et les membres du cabinet de l’ex-secrétaire d’État étaient en contact permanent. Plus grave, Mme Huma Abedin, la plus proche collaboratrice d’Hillary Clinton au Département d’État, fait partie officiellement de la fondation. Cette Américaine d’origine pakistanaise et de confession musulmane est mariée à l’ancien député de l’État de New York Anthony Weiner. Pour ceux qui l’ignorent encore, ce mari modèle avait dû abandonner son siège de député en 2011 après avoir envoyé des messages sexuels par téléphone à trois dames qui avaient porté plainte contre lui. Mais qui s’en soucie ?

Aucun journaliste ne relèvera l’incongruité de ce couple qui joue un rôle clé dans la fondation Clinton, alors que le vilain canard Trump est dénoncé, sans relâche, par le New York Times et le New Yorker pour le comportement intimidant qu’il aurait eu avec de jeunes modèles sélectionnées pour les nombreuses compétitions de beauté qu’il a financées par le passé.

Et l’éditorial du Washington Post de conclure que ce nouveau conflit d’intérêt ne mérite vraiment pas de lancer une investigation criminelle, bien qu’ils vont permettre à de riches donateurs étrangers de dicter la politique étrangère de l’Amérique à la future locatrice du numéro 1600 de l’avenue Pennsylvanie à Washington.

« Si Mme Clinton est élue en novembre, elle apportera dans le bureau ovale un tas de réseaux et de conflits d’intérêt développés pendant des décades de vie privée et publique. En tant que secrétaire d’État, elle avait promis de garder étanche la séparation entre le monde officiel et sa fondation, et elle a échoué. Un tel manque de sérieux serait inacceptable à la Maison Blanche. »

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Conclusion de cet éditorial : le comportement d’Hillary est inacceptable mais on continuera à la soutenir coûte que coûte.

Comme le président Barack Hussein Obama, qui a piétiné allègrement l’État de droit du pays au cours de ses huit ans de règne, les journalistes américains en font de même pour barrer la route au vilain canard qui n’accepte pas leurs sordides règles du jeu. Je me demande si l’Amérique d’Obama n’est pas tombée aussi bas que la France de Hollande. Le match est vraiment serré entre ces deux nations pour la palme de cancre de la démocratie en 2016. C’est pourquoi les journalistes français et américains sont sur la même longueur d’onde quand il s’agit de défendre l’indéfendable.

Un éditorial non signé dans la même veine a été publié, le 5 juillet 2016, par le New York Times (5) à propos de l’affaire des messages secret défense détenus sur le serveur privé d’Hillary Clinton.

Elle a causé un grand tord à sa réputation en ne se conformant pas aux règles de sécurité du Département d’État qu’elle a dirigé pendant quatre ans. Elle a donné des réponses évasives et trompeuses concernant ses actions et ses motivations. S’il y a un temps à madame Clinton de démontrer qu’elle comprend ce que la nation attend d’elle pour mener avec franchise la plus haute charge du pays, ce moment est arrivé. » 

Si ces deux grands journaux américains la déclarent coupable de grave négligence à son poste de secrétaire d’État, ils lui font néanmoins confiance pour assumer la plus haute charge du pays. Comprenne qui pourra !

Ces mêmes journalistes ont glosé sur une immixtion de Vladimir Poutine dans la campagne présidentielle américaine en faisant valoir que la divulgation des messages électroniques aurait été savamment orchestrée par Moscou pour favoriser la victoire du vilain canard. En revanche, ils ne s’offusquent pas que de richissimes donateurs étrangers feront demain la politique étrangère du pays.

Cela nous ramène en cette journée consacrée à la vierge Marie à une parabole de son fils Jésus Christ dans l’évangile de Matthieu : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? »

Mais ce serait vraiment trop demander à ces gens qui fabriquent l’opinion publique et qui n’ont que mépris pour les électeurs du vilain canard.

Notes

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Bernard Martoia pour Dreuz.info.

 

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