Publié par Gaia - Dreuz le 4 août 2016

Dîners, famille, discours et visites de camps de la mort: l’agenda de Heinrich Himmler, publié cette semaine par le Bild, détaille avec une précision glaçante le quotidien de l’un des principaux acteurs de l’Holocauste.

Les notes dactylographiées, retrouvées en Russie en 2013, égrainent parfois au quart d’heure près l’activité frénétique de l’un des dirigeants nazis les plus proches de d’Adolf Hitler et organisateur de l’extermination des juifs.

Les documents « aident à mieux ordonner les évènements et à comprendre qui a participé aux décisions du régime », explique Matthias Uhl, chercheur à l’institut historique allemand de Moscou, qui travaille sur les documents.

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Visites fréquentes dans les camps de la mort

On découvre un homme proche de sa famille qui orchestre l’horreur nazie. Le 3 janvier 1943, Himmler se faire faire ainsi un massage thérapeutique, participe à des réunions, téléphone à sa femme et à sa fille avant d’ordonner, vers minuit, la mort de plusieurs familles polonaises.

Himmler effectuait aussi de très régulières visites de camps: le 10 mars 1938, au lendemain d’une visite à Dachau, il se rend à Sachsenhausen avec le chef de la propagande Joseph Goebbels. Le 12 février, il inspecte le camp d’extermination de Sobibór.

« Il organisait sa vie privée avec obsession »

Dans les extraits publiés par le quotidien, on retrouve aussi des aspects de la vie privée de Heinrich Himmler. Comme le 3 mars 1943, lorsque après une série de rendez-vous et réunions il achève sa journée en « regardant les étoiles » de 00h00 à 00h15.

« L’homme qui a planifié l’Holocauste organisait sa vie privée avec obsession. Entre le gaz, les ordres d’exécutions et de milliers de rendez-vous, (il) s’occupait de sa famille, de sa maîtresse, de ses hobbies », relève Bild.

Des documents sur les années 1938, 1943 et 1944

Les documents, retrouvés dans les archives du ministère de la Défense russe, couvrent les années 1938, 1943 et 1944, et l’institut allemand compte en publier une version annotée fin 2017 ou début 2018.

Les calendriers pour 1941 et 1942 avaient déjà été découverts en 1991 en Russie, où se trouvent plus de 2,5 millions de documents de la Wehrmacht.

© Gaïa pour www.Dreuz.info

Source : RTS

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