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Publié par Manuel Gomez le 10 septembre 2016

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Incroyable, mais vrai, rarement ce dicton ne me semble plus approprié que lorsqu’on assiste à ce spectacle des Jeux paralympiques qui nous remplit d’admiration.

Retenir son souffle, lors d’un 50 mètres nage papillon, et exploser de bonheur de voir un corps sans bras terminer troisième derrière un corps sans jambes procure une émotion proche de l’insoutenable.

Admirer et applaudir un corps qui nage plus vite que nombre d’entre nous, alors qu’il est handicapé à un tel point, nous fait vibrer et nous soulève pour le soutenir de toutes nos forces dans son effort.

Trembler en espérant, c’est affreux de le dire, qu’un grand gaillard de 1 m 80, doté d’une jambe avec ressort, va échouer à la finale du saut en hauteur, pour laisser la médaille d’Or à un jeune indien de 19 ans, mesurant 1 m 63 qui, sur une seule jambe (l’autre totalement broyée par un « bus » qui l’a écrasé alors qu’il n’avait que 9 ans) franchit les 1 m 89, et que nous explosons de joie, alors qu’il se rassoit avec une pudeur et une modestie qui nous étreint le cœur.

Il s’agit là d’un spectacle qui doit, obligatoirement, être présenté dans toutes les écoles, toutes les universités et dans le monde entier, afin de montrer ce qu’est le véritable courage et démontrer que « l’être humain est capable de se sublimer et non pas uniquement de se supprimer », comme cela se pratique actuellement sur toute notre terre.

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Et cela m’amène à quelques réflexions cyniques : au rythme actuel des ravages qui se produisent dans les différents conflits meurtriers, il y aura, lors des prochains Jeux paralympiques, une multitude d’athlètes handicapés originaires de ces pays que sont la Syrie, l’Irak, la Libye, l’Afghanistan, le Yémen, le Soudan, le Niger, demain la Tunisie et l’Algérie, et j’en oublie d’autres.

Dans tous ces pays, combien de gosses ont perdu, perdent et perdront demain, leurs bras, leurs jambes, leurs yeux, parce que quelques fous d’une religion ont perdu la tête en croyant pouvoir l’imposer sur la planète entière ?

Qu’Usain Bold ne m’en tienne pas rigueur, mais entre lui et Thangavelu il n’y a pas photo, tous mes bravos vont à ce dernier !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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