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Publié par Eduardo Mackenzie le 29 septembre 2016

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L’éminence grise du processus de paix : il faudra bien tôt ou tard qu’ils découvrent à qui ils doivent tout dans cette comédie du « triomphe » inattendu des FARC.

Comme ils ont l’air heureux, ces derniers temps, les seigneurs du secrétariat des FARC ! Engoncés dans leurs chemises blanc-vert, symbole de la pureté qui les habite, alignés sur la scène improvisée de leur 10e Conférence, dans les Llanos del Yari, les chefs du terrorisme en Colombie croient qu’ils ont réussi. Tout le monde le leur dit. Les 400 journalistes étrangers et colombiens qui ont atterri dans ces solitudes pour couvrir la partie visible de l’événement ne tarissent pas d’éloges : vous êtes forts et vous avez vaincu. A Bogota, les amis secrets de Timoshenko reprennent ce même refrain dans les cocktails.

Il y a pourtant quelque chose qui cloche.

Comment ces messieurs ont-ils réussi cette histoire inouïe des accords de 297 pages ? Il y a quelque temps, ils étaient vaincus, dispersés et cachés dans plusieurs pays. Aujourd’hui, les voilà sur une estrade érigée dans un espace de 60 hectares qu’ils ont investi, avec la permission de Dieu sait qui, pour pérorer sur la paix, dans des auditoriums ou des stands et autres auvents de fortune. La chose semble incroyable.

Nous avons réussi, disent-ils. Mais ils ne savent, au fond, ni comment ni pourquoi. Ce qu’ils vivent ces jours-ci est grand, sublime, comme l’a dit alias Ivan Marquez. « C’est un miracle », a lancé Sergio Jaramillo, le commissaire à la paix.

Mais en même temps, tout ceci est étrange et mystérieux.

Après 60 ans d’agressions contre la Colombie, 60 ans d’offensives, de défaites et de reculades d’année en année, 60 ans de luttes absurdes, fratricides même, à présent ils semblent plus chanceux. Dans les microphones, ils tentent de montrer qu’ils savent bien pourquoi ils sont là. Mais ce n’est pas vrai. Dans les profondeurs de leur psychisme, ils sont pleins de doutes.

Ils ignorent surtout le meilleur : qui leur a permis d’en arriver là.

Timoshenko a attribué ce prodige à Hugo Chavez. Un autre guérillero estime que le mérite revient au sénile Fidel Castro. Un autre remercie Juan Manuel Santos, non pour avoir inventé les négociations « de paix » à La Havane, mais pour avoir laissé sortir de prison 24 membres des FARC pour assister à l’événement « historique ».

Pas un seul d’entre eux n’a reconnu quoi que ce soit à Santos. Car il est vrai qu’ils ne lui doivent rien. Alors, à qui doivent-ils une telle heure de gloire ?

Qui donc a aidé les FARC depuis quatre ans ?

Curieusement, c’est la question que tout le monde a soigneusement évitée pendant cette semaine de « débats » à El Diamante, alors que plusieurs chefs des FARC rappelaient leurs années de militantisme urbain où une partie de leur activité consistait à assister à des réunions ennuyeuses, plus ou moins clandestines, pour discuter de textes pendant des heures et des jours tout en sachant que les décisions avaient déjà été prises par la direction centrale. Car tel est l’ABC de la démocratie du parti léniniste.

A El Diamante, les délégués et les chefs se sont réunis, ils ont beaucoup parlé, lu des documents à haute voix, essayé d’aligner les sceptiques, puis ils ont voté et ils ont montré qu’ils avaient le « plein soutien » des « bases », et qu’elles avaient approuvé ce que les « commandants » avaient pu bien foutre à la Havane.

Pourtant, ce n’est pas vrai. Le compromis était déjà prêt ; il était venu de quelque part d’en haut, là où il y a tant d’ombres.

Malgré tout ce que disent Santos et les médias, il y a des choses qui continuent à les étonner. Ils ne voient pas clairement ni le nouveau parti, ni le désarmement, ni ce nouveau langage destiné à attraper les autres formations politiques, électoralement parlant, du centre jusqu’au « progressisme ».

Tout cela est très étrange. Comment faire oublier leurs atrocités ? Comment parler aux Colombiens ? Ivan Marquez, le plus rusé de tous, a opté pour lancer une douche froide sur ses troupes, pour éviter que dans leur euphorie, elles croient en l’histoire de la démobilisation.

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Marquez a donc déclaré à CNN que les FARC ne rendront pas leurs armes « sauf s’il y a une loi d’amnistie et de indult ». Pour lui, la comédie du 24 août à Cuba, le congrès de Yari et la rencontre avec Santos à Cartagena, le 26 septembre, tout cela n’est rien, et restera rien s’il n’y a pas un signal fort qui permet aux FARC de se sentir en sécurité et disposé à aller dans les « zones de normalisation » où elles devront rendre leurs armes,

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