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Publié par Manuel Gomez le 7 octobre 2016

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Épisode 3 : la vengeance 

Suite de l’épisode 2, disponible ici : quelques mois plus tard, les services secrets européens, les barbouzes de la DGSE, avec l’accord des USA, organisaient un coup d’État en Ukraine.

Quelques milliers de mercenaires offraient ce pays à une junte pro-occidentale.

L’objectif premier était de rendre coup pour coup à la Russie, qui avait eu l’audace de s’opposer à la coalition quelques mois plus tôt et qui s’imaginait devenir une super puissance avec laquelle il allait falloir désormais compter.

La réaction des Russes fut immédiate.

Profitant des forts sentiments pro-russes de la moitié Est de la population ukrainienne, elle annexa sans coup férir la Crimée, s’offrant ainsi un port direct vers l’Occident, et engagea une guerre civile en Ukraine.

Un avion abattu dans le ciel d’Ukraine par un missile venu « d’on ne sait où » et tiré par « on ne sait qui », fournit l’occasion à l’Europe de prendre des sanctions économiques contre Poutine, dans l’éventualité de mettre en difficulté le pays et obtenir une forte dévaluation de la valeur du rouble face à l’euro et au dollar.

La Russie a survécu sans trop de problèmes à ce choc qu’elle attendait.

Et pendant ce temps, la guerre se poursuivait en Syrie et en Irak, et Al Nosra installait confortablement l’état islamique et le califat.

Constatant que l’Arabie saoudite finançait ouvertement les islamistes, l’Iran, qui se voulait l’allié des pouvoirs légitimes en place, aussi bien en Syrie qu’en Irak, et qui était en conflit permanent avec les Saoudiens, organisa une révolte armée au Yémen contre l’Arabie saoudite. Elle débuta en mars 2015.

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Ces deux pays, Iran et Arabie, s’opposaient dès lors sur trois fronts : Syrie, Irak et Yémen avec toujours comme objectif principal l’exploitation des deux poches de gaz : « North Dome » et « South Pars ».

Bachar El Assad, face à de grosses difficultés militaires sur les différents terrains d’opérations, où son armée opposait de moins en moins de résistance aux rebelles et aux islamistes, demanda aide et assistance à Poutine, qui prit la décision, il y a quelques mois, d’intervenir lourdement avec son aviation et quelques troupes au sol afin de le soutenir.

L’issue de la guerre changea immédiatement de camp et, toujours avec l’aide des Kurdes dans le nord, ses alliés involontaires qui luttent pour leur propre cause, l’armée syrienne reprit progressivement le dessus.

Les attentats, ciblés ou non, organisés partout dans le monde par les terroristes de l’État islamique, obligèrent les démocraties occidentales à changer leur fusil d’épaule.

Ne pouvant plus s’opposer ouvertement à l’habile Poutine qui gagnait, dans un premier temps, la guerre médiatique en Occident, avant de la gagner sur le terrain, elles prirent fait et cause pour le régime de Bachar El Assad (à l’exception de la France, toujours hostile, qui réserve ses frappes et son intervention au territoire irakien).

Toutes ces guerres, ces centaines de milliers de morts, ces massacres, ces attentats, ces crimes, ce barbarisme, pour la construction d’un gazoduc qui ne verra jamais le jour et dont on ne reparlera jamais plus.

Dans quel monde de fous vivons-nous !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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