Publié par Manuel Gomez le 19 octobre 2016
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Maréchal Khalifa Haftar

Mi-septembre j’écrivais que le maréchal Khalifa Haftar, qui venait de saisir les terminaux et ports pétroliers du croissant libyen, serait probablement le prochain dirigeant de la Libye, soutenu notamment par l’Egypte et le général Al-Sissi.

Cela se confirme ces derniers jours.

Après le récent coup d’Etat organisé par Khalifa Ghweill, et sa prise momentanée du pouvoir, un mandat d’arrêt a été émis contre Fayed el Sarraj et les membres de son gouvernement, mais il est probable que l’ex-président du gouvernement provisoire, soutenu par l’ONU, ait déjà quitté la Libye pour se réfugier sur l’Île de Malte à bord d’un avion privé.

Lâché par les milices de Tripoli qui, jusque-là, lui avaient été fidèles mais ont immédiatement rejoint le nouveau pouvoir ; délaissé par certains de ses alliés européens, notamment l’Italie et probablement la France qui depuis un mois soutiennent discrètement le maréchal Haftar dont l’armée nationale contrôle une grande partie du pays et sur lequel l’Egypte a misé depuis fort longtemps, il ne restait à Fayed el Sarraj que cette solution : la fuite.

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Ancien bras droit de Mouammar el Gueddafi, le maréchal Haftar semble désormais être le prochain maître de la Libye et de nombreuses milices négocient actuellement avec lui, notamment celles de Misrata, Zenten et Tripoli.

Le nouveau et momentané chef du gouvernement provisoire de Tripoli, Khalifa Ghweill et ses miliciens, se rangeront derrière le maréchal dans l’objectif de réaliser la solution défendue depuis plusieurs mois, celle d’une alliance avec Tobrouk.

Le maréchal Haftar n’a exigé qu’une seule condition : que l’on se débarrasse des milices islamistes radicales. Mais ces milices seront-elles disposées à rendre leurs armes et à retourner dans leurs fiefs ?

Dès lors, la Libye pourrait sortir du chaos car à présent que le Conseil présidentiel et Fayed el Sarraj sont hors circuit, le maréchal Haftar, qui seul à les moyens financiers d’acheter et de payer alliances, armée et fonctionnaires, pourrait installer un pouvoir qui aurait une chance de se maintenir…mais pour combien de temps ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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