Publié par Mireille Vallette le 10 novembre 2016

les «savants» musulmans ont oublié d’inventer.

Mais le plus important est «l’enseignement parallèle» qui commence par l’ouverture de crèches et d’établissements préscolaires islamiques. «Les écoles islamiques privées sont la meilleure solution pour élever le niveau éducatif des enfants des musulmans résidant en dehors du monde islamique». Il faut en créer davantage, car on part du «principe selon lequel tout apprentissage pendant l’enfance sera à jamais ancré chez l’individu». L’ISESCO appelle les Etats occidentaux «à participer au financement de cet important projet».

L’arabe, élément capital de l’identité

L’arabe, langue du Coran, n’est pas réservée au culte. C’est un véhicule de la pensée, un élément capital de l’identité culturelle, un outil de consolidation de l’identité civilisationnelle. C’est pourquoi sa généralisation et sa parfaite maîtrise sont un des objectifs principaux de la stratégie. Il importe de former des enseignants et d’élaborer des programmes qui intégreront les méthodes d’apprentissage modernes des langues. Un objectif qui rencontre une compréhension sans cesse croissante en Occident. En France, grâce à une ministre franco-marocaine, la généralisation de l’enseignement devrait être pour bientôt.

Et pourquoi pas un enseignement bilingue ? Il peut profiter aux enfants autochtones, car il leur ouvre des fenêtres sur une autre culture. «Leur intérêt pour l’arabe traduira leur estime et leur respect pour les Arabes.» La langue du Coran doit être insérée dans les programmes scolaires «parmi les langues vivantes optionnelles».

Sublimes principes

unnamed-2

L’identité musulmane se forge grâce aux prescriptions du Coran et de la Sunna, soit l’islam, «ses nobles préceptes, ses principes sublimes se réclamant de la paix, de la modération, de la coexistence pacifique, de la reconnaissance mutuelle, de l’entraide, de l’intégrité et autres vertus islamiques (…) autant de normes dont le respect élève l’âme au plus haut degré de la grandeur humaine et de la noblesse dans ses relations avec le Créateur et les créatures». Et encore «l’éthique islamique généreuse et tolérante, fondée sur le bien, le droit, l’équité, le devoir d’agir dans le cadre de la charia qui repose sur deux principes : ordonner le bien, prohiber le blâmable.»

Abdulaziz Othman Altwaijri, directeur général de l’ISESCO depuis 25 ans, appartient au pays qui «met en pratique» ces sublimes principes : l’Arabie saoudite.

Selon cette stratégie, il faut s’écarter du caractère matérialiste de l’Occident, mais tout de même hisser le niveau de vie des musulmans, leur permettre d’occuper des fonctions lucratives, leur ouvrir «la voie des postes à occuper, des fonctions à remplir et des rôles à jouer», s’assurer qu’ils jouissent «de toutes les commodités» et soient assurés du «droit aux prestations sociales».

Et partout rappeler le rayonnement et les apports de la civilisation islamique, quitte à remettre en question les plans et programmes culturels «en veillant à préserver la liberté de penser, l’échange culturel et le dialogue entre les civilisations qui caractérisent les sociétés islamiques…»

La vie politique peut être utile au renforcement de l’islam : «Il faut représenter les communautés islamiques auprès des décideurs dans les pays occidentaux en obtenant des sièges dans les parlements européens ou en participant à la vie politique afin de faire entendre la voix des musulmans pour que leurs réclamations religieuses et culturelles soient prises en compte…»

Concilier le droit musulman et le droit occidental

Grave question : «Comment un musulman pourrait-il concilier les principes du droit islamique relatif au statut personnel de la famille avec les impératifs du droit civil occidental ? (…) La nature différente des deux législations est problématique.» Il serait bel et bon de créer des lois inspirées du droit musulman (fiqh) pour les adeptes d’Allah.

Mais encore bénéficier des services «des juristes en droit islamique, des directeurs de conscience, des conseillers religieux locaux» qui seront invités à faire l’ijtihad, effort de réflexion basé sur les textes fondateurs, «un autre aspect juridique propre à l’islam».

L’ISESCO est un interlocuteur des autorités occidentales. Son directeur va de forums en colloques, habillé à l’occidentale lorsqu’ils ont lieu chez nous— ça inspire confiance— et à la saoudienne dans les pays musulmans. L’organisation compte sur l’appui d’institutions internationales. «Au sein de l’Union européenne, la confrontation a cédé la place à la réconciliation à travers un long processus de dialogue continu.» Des fonds sont souhaités.

Toutes ces noix ne tiennent pas encore vraiment bien sûr leurs bâtons. Si les institutions ont déjà bien ingéré certains ingrédients, les populations souffrent encore, et de plus en plus, de reflux gastriques. Les illusionnistes de l’islam progressent, mais n’ont pas encore gagné.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mireille Vallette pour Dreuz.info.

* En achetant le livre avec ce lien, vous soutenez Dreuz qui reçoit une commission de 5 %. Cette information est fournie pour assurer une parfaite transparence des conséquences de votre action, conformément à la recommandation 16 CFR § 255.5 de la Federal Trade Commission.

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz