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Publié par Daniel Frédéric Gandus le 27 novembre 2016

wired fence with barbed wires

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de présenter des travaux de recherches sous l’égide de l’Unesco.

Deux fois lors de conférences internationales en 2006 et une autre fois en tant que rédacteur d’article pour une encyclopédie publiée par une de leurs éditions partenaires. Pour cette dernière action, c’était, si mon souvenir est bon, en 2001 (comme nous en avons tous fait l’expérience un jour ou l’autre, plus nous ressentons un souvenir comme étant émotionnellement négatif, plus notre cerveau tend à le minimiser voir à l’effacer ; j’avoue ressentir cela à l’égard de cette expérience, mais ce qui en constitue les grandes lignes me reste en mémoire et c’est ce que je vais à présent vous décrire).

Après avoir été choisi sur CV pour rédiger un certain nombre d’articles d’un CD-Rom Encyclopédique croisant les problématiques entre Culture, Bioéthique et Biotechnologies, je fus convoqué à un premier rendez-vous.

La directrice et éditrice de projet, comprenant au fil de la conversation que je suis juif, fit une tête inquiète (je me suis dit « ça y est ; elle a compris, les problèmes vont commencer »).

En fait, je découvre peu à peu que le projet a pour but de justifier un agenda assez politisé de tendance pro-avortement et ultra-féministe.

Je me souviens d’une époque où le féminisme m’était bien plus sympathique parce qu’il était un mouvement de libération nécessaire et qu’il n’agissait pas comme une idéologie dominante.

Je réfléchis alors à la question de savoir si je m’engage ou non dans le projet et finalement, je décide d’y rester avec, tout comme elle, une certaine arrière-pensée visant à défendre mes idées.

Puis vint une autre réunion, avec l’ensemble des rédacteurs du projet (en tant que philosophe, j’avais la responsabilité des thèmes les plus délicats tels la bioéthique elle-même, ses liens à la biotechnologie, les différentes visions religieuses et philosophiques des problématiques impliquées…) Les autres rédacteurs étaient spécialistes en économie, génétique etc.

J’étais donc à la fois le centre du projet par mes thèmes de travaux et « l’outsider » par mon profil de philosophe de tradition judéo-chrétienne citant par ailleurs sans problème autant Platon que Nietzsche et Bachelard (pour l’épistémologie) ou encore René Girard (que j’ai encore rencontré quelques temps avant sa mort à La Sorbonne et avec qui les conversations sur ses thèses concernant une anthropologie judéo-chrétienne permettant de sortir des logiques sacrificielles furent toujours aussi passionnantes).

Lors de cette seconde réunion était présent un homme dont plusieurs éléments laissaient penser qu’il s’agissait d’un diplomate originaire d’un pays arabe.

C’était un Libanais et il avait un pouvoir de décision et d’orientation du projet.

Je me suis d’abord inquiété d’avoir affaire à ce genre de personnage inconnu et dont je ne voyais pas le lien avec le caractère a-priori purement scientifique du projet.

En fait, il se révèlera que s’il était probablement le financier du projet, les problèmes à venir ne viendrait pas de lui mais des Occidentaux cherchant à se soumettre à des maîtres (relire ici le « Discours de la servitude volontaire* » écrit par La Boétie alors qu’il n’avait que 18 ans).

En effet, il a sympathisé avec moi et avait une bonne image d’Israël (il est possible qu’il fût adolescent lors de la première entrée au Liban d’Israël, en 82, lorsque Tsahal fut joyeusement accueillie par des poignées de riz car elle venait libérer la zone des terroristes et factions armées qui ont systématiquement détruit le pays depuis 1975).

Ceux par contre qui n’ont cessé de surveiller mon travail avant même que je commence à écrire le premier mot pour me faire leurs incessantes « recommandations d’orientation » (comme les journalistes des agences françaises et diplomates du Quai d’Orsay reçoivent des « éléments de langage » et donc un lexique imposé) – c’est-à-dire la directrice du projet et les autres rédacteurs qui n’avaient aucune connaissance sur les sujets spécialisés qui m’étaient réservés – auraient tous dû rester hors de ces considérations.

J’étais le seul dont les articles étaient « relus et corrigés » par le reste de l’équipe.

J’ai contesté plusieurs fois ce genre de pratiques et ces « corrections » sauvages et incompétentes.

… Mais ils ne me répondaient pas et s’en foutaient.

De quoi avaient-ils donc peur ?

La philosophie ? C’est vrai ; elle est trop libre pour ne pas inquiéter.

Le judaïsme ? Difficile à cerner, ses positions pro-vies sont néanmoins connues pour être assez fortes et ses branches sont trop multiples pour une compréhension fast-food pour ne pas finir maîtriser.

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je ne me suis jamais autant senti surveillé de ma vie qu’en rédigeant un projet sous l’égide de l’Unesco

Le Christianisme ? Il pose le même problème général que le judaïsme et de plus, il est moralement trop tranché pour ne pas être mis sous tutelle.

La bioéthique ? On en veut bien mais à la condition qu’elle accepte par avance son suicide imposé au sein des comités d’éthique qui ne servent en vérité qu’à valider les projets de biotechnologies face à leurs détracteurs concernant la question morale de certaines de ses productions. Dans ces comités, c’est presque toujours le projet de Biotech qui l’emporte contre son propre risque pour l’humain (quand donc il comporte un tel risque).

Au final, je ne me suis jamais autant senti surveillé de ma vie qu’en rédigeant un projet sous l’égide de l’Unesco.

Une fois le projet achevé, j’ai demandé à avoir un exemplaire du CD-Rom final… que je n’ai jamais reçu et que je n’ai retrouvé répertorié dans aucun des projets publiés par l’Unesco.

J’en ai conclu qu’il n’est pas impossible que l’opération ait juste servie à prétexter le financement d’un projet pour rendre service à « la copine » directrice de projet d’un décideur interne à l’Unesco.

Dans un second témoignage, je décrirai ce qui m’est arrivé en tant qu’intervenant lors du symposium célébrant le centenaire du célèbre philosophe Emmanuel Lévinas qui s’est lui aussi tenu sous l’égide de l’Unesco.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Daniel Frédéric Gandus pour Dreuz.info.

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