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Publié par Bernard Martoia le 29 novembre 2016

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«Le moment le plus dangereux pour un mauvais gouvernement est d’ordinaire celui où il commence à se réformer.» Alexis de Tocqueville

Le deuxième tour de l’élection primaire organisée par les républicains a opposé deux projets qui défendent le même modèle de société qui est celui de l’État providence : l’un par Alain Juppé le défendant mordicus et l’autre de François Fillon entendant le réformer profondément. C’est le deuxième camp qui l’a emporté avec une marge considérable puisque deux électeurs sur trois l’ont soutenu. C’est un changement considérable de l’état d’esprit du corps électoral français.

Celui qui avait été surnommé «mister nobody» par des journalistes condescendants a su capter les espoirs des électeurs de droite qui ne voulaient pas du match Juppé & Sarkozy que leur avaient vendu ces mêmes journalistes. L’ancien Président de la République avait un énorme handicap à surmonter avec l’inventaire qui n’a jamais été dressé après sa défaite de 2012. «Pourquoi ferait-il demain ce qu’il n’a pas fait lorsqu’il était président ?» Les électeurs l’ont écarté au premier tour, car ils ne lui font plus confiance. Le deuxième enseignement de ce premier tour est l’écrasement des petits candidats à cause du vote utile. Jean-Frédéric Poisson a été la révélation avec sa vision conservatrice assumée voulant mettre à bas l’héritage progressiste de mai 1968. Mais les électeurs tentés par ce vote de conviction ont préféré jouer la carte Fillon pour empêcher le match Juppé & Sarkozy.

De part et d’autre de l’Atlantique, les peuples se réveillent et n’entendent plus suivre les élites

La percée considérable de Fillon alors qu’il végétait en quatrième position est à rapprocher de la vague de Donald Trump en Amérique le 8 novembre. Lui aussi était donné perdant par les sondages. 322 d’entre eux donnaient Hillary Clinton vainqueur.

De part et d’autre de l’Atlantique, les peuples se réveillent et n’entendent plus suivre les élites qui prônent l’abolition des frontières au profit d’un grand marché unifié où les migrants illégaux et les minorités ont plus de droits que les autochtones. Dans cette vision «heureuse du monde» inventée par Francis Fukuyama dans son essai «La fin de l’histoire et le dernier homme après l’effondrement du mur de Berlin et soutenue financièrement par le milliardaire George Soros, il n’y a qu’un seul vainqueur –the jet society ou l’élite hors-sol, et beaucoup de perdants : les classes moyennes et les pauvres.

Fillon avait une avance méconnue sur ses rivaux. Il avait établi un programme très élaboré qui était disponible sur la toile. C’est surprenant que des journalistes le découvrent aujourd’hui… Il n’a jamais été désarçonné par leurs questions lors des débats parce qu’il connaissait à fond ses dossiers. L’image forte du premier tour est celle de Bruno Le Maire incapable de répondre à la question de la suppression des postes de fonctionnaires. Il a balbutié qu’il fallait supprimer les emplois aidés.

Sur cette question de fond, Fillon réclame 500 000 suppressions alors que Juppé se contente de la moitié. Mais c’est là où le bât blesse.

Tous les deux ont une vision technocratique de gouverner en prônant un remplacement sur deux des départs à la retraite des fonctionnaires. Cette politique aveugle menée sous le quinquennat de Sarkozy a conduit à l’affaiblissement considérable des fonctions régaliennes de l’État. Les Français ont vu le résultat en 2015. Leur sécurité n’est plus assurée alors que c’est la première mission de l’Etat.

Fillon ouvrira la boîte de Pandore qu’il ne pourra plus refermer. Quand les assurés goûteront à la liberté, ils en réclameront davantage.

Pour faire court, il s’agit de recentrer le rôle de l’État providence obèse sur son carré régalien en ne conservant le statut de fonctionnaire que pour les agents des ministères de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères. Tous les nouveaux agents des ministères non régaliens, des collectivités territoriales et des hôpitaux devraient être recrutés sur un contrat de droit privé. On ne peut pas supprimer le statut de fonctionnaire aux agents en activité, car la non-rétroactivité des lois est un principe général du droit défendu par la constitution et les conventions internationales.

Mister Nobody entend réformer la sécurité sociale qui est la colonne vertébrale de l’État providence en la déchargeant de la «bobologie» qui serait ouverte aux compagnies d’assurance et aux mutuelles. Ce faisant, il ouvrira la boîte de Pandore qu’il ne pourra plus refermer. Quand les assurés goûteront à la liberté, ils en réclameront davantage.

Autre écueil des réformes de Fillon, celui de l’âge légal du départ à la retraite qui serait porté à 65 ans. C’est encore un coup bas porté à l’encontre des «manuels» qui entrent plutôt que les «intellectuels» sur le marché du travail. Le seul critère qui vaille est de porter la durée d’activité à 40 ans (160 trimestres) pour tout le monde, y compris pour les régimes spéciaux qui doivent être éliminés et fondus dans le régime général.

Mais cette réforme du système des retraites par répartition n’est qu’une étape transitoire, car il faudra bien un jour remplacer cette formidable pyramide de Ponzi par le seul système viable sur le long terme qui est celui de la capitalisation.

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Comment assurer la transition du système de retraite par répartition vers la retraite par capitalisation ?

José Pinera, l’ancien ministre du général Pinochet au Chili, que j’ai eu l’honneur d’interviewer le 12 décembre 2010 avec Claude Reichman, est l’apôtre de la capitalisation.

Il a fait cette réforme le 1er mai 1981, la journée du travail, pour bien faire comprendre au peuple chilien que cette réforme était dans son intérêt. Le vieux général Pinochet n’était pas chaud, mais il céda à la fougue de son jeune ministre de 32 ans. Bien lui en prit. Le ratio de la dette du Chili par rapport à son PIB est de 17 % alors qu’il est de 97 % en France. Il n’était que de 5 % en 2005 quand la socialiste Michelle Bachelet a été élue présidente du Chili. Le socialisme ne crée que de la dette et de la misère, mais Bachelet n’a jamais remis en cause la retraite par capitalisation instaurée par Pinera. (www.tradingeconomics.com/chile)

La réforme de Pinera était fort simple à mettre en œuvre. Affecter sur la base du volontariat entre 8 % minima et 16 % maxima du salaire sur un compte d’épargne bloqué et non taxé. Cette épargne est composée à moitié d’obligations et d’actions. Quelques communistes enragés n’ont pas voulu participer, mais l’immense majorité des Chiliens a opté pour ce système pérenne de retraite.

Le plus tôt sera le mieux pour les Français, car cela apportera une épargne considérable aux entreprises privées.

N’en déplaise à l’énarchie keynésienne, c’est l’épargne et non pas le déficit budgétaire qui assure l’investissement des entreprises qui est le moteur de la croissance et de l’emploi.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Bernard Martoia pour Dreuz.info.

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