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Publié par Ftouh Souhail le 1 décembre 2016

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Aussitôt la Conférence internationale des pays donateurs pour la Tunisie « Tunisia 2020 » a pris fin à Tunis, que la persécution envers les chrétiens a repris en catimini au sud du pays, bien loin du regard des médias occidentaux concentrés dans la capitale à l’occasion de cet événement.

Ce mercredi, 30 novembre 2016, un groupe de citoyens a été arrêté et maltraité par la police tunisienne dans une ville du sud-ouest du pays (Gafsa) parce qu’ils sont chrétiens.

L’Association Tunisienne de Soutien des Minorités (ATSM) a d’ailleurs publié un communiqué, ce mercredi, pour condamner cette arrestation qui « viole les droits de l’Homme et de la démocratie»

L’Association a ajouté que les minorités religieuses rencontrent des restrictions quant à la liberté de conscience et de culte et que l’arrestation de ces individus vient confirmer ce fait.

L’association appelle les autorités à mettre fin à ces dépassements et à respecter la Constitution.

Au total, neuf jeunes ont été arrêtés dont quatre femmes. Une des femmes arrêtée est diabétique. Plusieurs témoignages font état de brutalités envers ces jeunes durant ces arrestations. La police a confisqué leurs téléphones mobiles pour les analyser.

L’opération a été dirigée par le ministère de l’Intérieur, qui est lié aux groupes de pressions islamiques présentes au parlement.

Selon un ancien officier des services du renseignement intérieur, il y a 30 dossiers concernant des convertis au christianisme pour la seule ville de Gafsa. Les autorités, qui essaient d’obtenir des églises les noms des fidèles, font tout pour éviter les conversions.

La répression accrue sur les chrétiens de cette localité vise à contenir autant que possible par la terreur et l’exemple aussi bien les velléités de prosélytisme des chrétiens que l’intérêt des musulmans pour le christianisme, alors que de plus en plus de jeunes tunisiens rejettent l’Islam.

La Tunisie post-révolution hostile aux autres cultes et à la liberté de conscience

L’arrestation de ces jeunes chrétiens fait craindre une nouvelle vague de persécution des croyants. On dénombre une cinquantaine de chrétiens arrêtés arbitrairement dans tout le pays depuis juillet 2012.

La police tunisienne infiltre actuellement ses agents dans les églises du pays pour y recueillir des informations sur les membres et leurs dirigeants. Au moment opportun, les forces de sécurité effectuent des raids aux domiciles de ces nouveaux chrétiens avant de les conduire pour des interrogatoires.

Selon la loi pénale tunisienne le pas à ne surtout pas franchir pour les religions minoritaires est le prosélytisme. Quiconque incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion risque une peine de deux à cinq ans de prison ainsi qu’une amende. De même, pour celui qui « fabrique, entrepose ou distribue des documents qui visent à ébranler la foi d’un musulman ».

L’Islam est incontestablement « la religion de l’État » comme le stipule clairement l’article premier de la Constitution tunisienne de 2014. Ainsi, le président de la République doit lui-même être de confession musulmane (art.74) et doit prêter serment « de respecter et de glorifier la religion islamique ».

L’Islam est également la religion officielle de la société, dite de « tradition arabo-islamique », en témoigne le préambule du texte suprême qui rappelle que l’Islam est le seul composant fondamental du peuple.

Un sondage arabe confirme l’intolérance qui règne au « pays du jasmin » et le refus de la diversité

Une récente étude portant sur « l’état de la religion et la liberté de conscience en Tunisie », laisse penser que la Tunisie est devenue une terre d’intolérance.

L’étude a été initiée en 2015 en partenariat entre le Forum des sciences sociales appliquées, l’Institut arabe des Droits de l’Homme et l’Observatoire Arabe de la Jeunesse et avec le soutien du Fonds Arabe des Droits de l’Homme. L’enquête précitée a été réalisée auprès de 1 200 personnes, réparties sur le territoire tunisien.

Seulement 39% des Tunisiens optent pour le respect des croyances des autres, et 28% pour le principe de la liberté de croyance. De plus, 54% des personnes interrogées voient d’un mauvais œil l’appartenance à une autre religion que l’Islam.

D’autre part, 91% des Tunisiens sont pour la liberté de prêcher l’Islam en terre non-musulmane, alors que paradoxalement, ils refusent, dans une proportion égale, l’activité missionnaire chrétienne en Tunisie. A savoir que la conversion d’un Tunisien musulman au christianisme est refusée à 93%. Le principe de liberté de conscience n’est pas prêt d’être accepté par la majorité…

On apprend aussi que 73% des personnes interrogées se considèrent comme très religieuses, 19,6% se considèrent comme peu religieux et 7% comme non religieux.

Ces chiffres font bien apparaître l’étendue de l’intolérance en Tunisie. Au vu de ces résultats et l’attitude des autorités, tous les slogans tant brandis aujourd’hui pour exporter une certaine image de la Tunisie se révèlent être une coquille vide.

Entre temps, le Premier ministre français Manuel Valls était à Tunis ces lundi et mardi pour annoncer l’accord de Paris de verser annuellement 250 millions d’euros de dons qui seront offerts par l’Agence française de développement (AFD). Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, en a fait demande dans le cadre de sa visite officielle en France, le 9 novembre dernier.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Souhail Ftouh pour Dreuz.info.

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