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Publié par Guy Millière le 10 décembre 2016
« Je pense que l’islam nous déteste »

Barack Obama n’en finit pas de ressasser son amertume et de débiter des inepties.

C’est logique, son oeuvre de destruction massive restera inachevée et Donald Trump va abolir en quelques jours ce que Hillary Clinton devait venir parfaire. Il vient de dire que ses accomplissements ne seraient pas jugés à leur juste mesure parce qu’il est noir et que nombre d’Américains sont peu ou prou racistes. Ce serait risible si ce n’était pas ignoble. C’est tout Barack Obama en une seule phrase. La veille, il avait dit que sous ses deux mandats, il n’ y avait pas eu d’attentat islamiste majeur. Ce serait juste ignoble si ce n’était répugnant: il n’y a pas eu d’attentat de la dimension du onze septembre 2001 aux Etats-Unis depuis janvier 2009, mais il y a eu, entre autres, l’attaque survenue à Fort Hood au Texas, l’attentat contre le marathon de Boston, les tueries de San Bernardino et d’Orlando, les familles de victimes apprécieront. Si Barack Obama n’avait pas laissé l’Etat Islamique prendre forme, pourrais-je ajouter, il n’y aurait sans doute pas eu, en France, la tuerie de Charlie Hebdo et de l’Hypercacher, les attentats du 13 novembre 2015, le massacre de Nice sept mois plus tard, et quelques autres assassinats. Cela ne sera pas dit dans les grands médias français, je sais.

Les journalistes américains continuent à écumer de rage, et quand je regarde CNN ou MSNBC, j’ai l’impression que le professeur de ceux qui parlent a été un clone de Jean-Luc Mélenchon, encore que Jean-Luc Mélenchon passerait pour un modéré à côté de certains d’entre eux. La diabolisation de Donald Trump se poursuit, et elle va se poursuivre, et elle va utiliser les mêmes procédés totalitaires que ceux employés contre George Walker Bush. La gauche, dans tous les pays occidentaux, ne respecte la démocratie que lorsqu’elle gagne. Lorsqu’elle perd, elle révèle son vrai visage, hideux et repoussant.

Donald Trump n’en continue pas moins à avancer. Les plus récentes nominations qu’il vient de faire annoncer sont aussi excellentes que les précédentes. Un troisième général, John Kelly, s’est ajouté à la liste, en supplément de Michael Flynn et de James Mattis, et il sera en charge de la sécurité intérieure, donc de l’immigration et des frontières. Il a commandé les forces armées américaines pour la zone latino-américaine et a travaillé avec les services de renseignement et les border patrols pour ce qui concerne les filières d’immigration clandestine, le trafic de drogue, et les liens entre organisations de trafic de drogue et terrorisme islamique. L’un des principaux opposants au dogme néo-communiste du soi-disant “réchauffement global dû aux activités humaines”, Scott Pruitt a été nommé administrateur de l’EPA (agence de protection de l’environnement): les Etats-Unis ne seront sans doute bientôt plus liés en quoi que ce soit par les accords de Paris de 2015, ou par la débile proclamation de Marrakech de 2016. La production d’énergies fossiles va se trouver libérée aux Etats-Unis, et les entreprises vont être délivrées des réglementations asphyxiantes. Un Secrétaire au Travail s’ajoute à la liste, Andrew Puzder, venu du secteur de la restauration rapide, et parfait analyste des méfaits du salaire minimum pour l’emploi des jeunes. Manque toujours le nom du Secrétaire d’Etat, qui sera annoncé la semaine prochaine.

Néanmoins, comme Caroline Glick l’a expliqué récemment dans le Jerusalem Post, on peut d’ores et déjà avoir une idée de ce que sera la doctrine Trump en politique étrangère. Michael Flynn et James Mattis ont perdu les positions qu’ils avaient sous la bientôt défunte présidence Obama en raison de leurs propos tranchés sur le danger représenté par l’islam radical (que Michael Flynn n’a pas hésité à comparer à un cancer), mais aussi en raison de leur hostilité aux accords passés avec le régime iranien, dans lequel ils voient la matrice du danger.

Dans son livre The Field of Fight: How We Can Win the Global War Against Radical Islam and Its Allies* (Le champ de bataille: Comment nous pouvons gagner la guerre globale contre l’islam radical et ses alliés), Michael Flynn explique qu’il est nécessaire de mener le combat des idées, sans rien céder au dogme islamique, aussi bien dans le monde occidental que dans le monde musulman. Il explique aussi, point très important, que l’Iran des mollahs n’est pas seulement l’incarnation d’un islam chiite fanatique, mais le maître d’oeuvre de la plupart des actions islamiques menées depuis plusieurs décennies sur la planète par des islamistes sunnites, et qu’en ces conditions, abattre le régime des mollahs est un impératif stratégique. Il explique enfin qu’il existe un axe anti-occidental, que les Etats-Unis doivent affronter et démanteler, constitué par l’alliance Russie-Iran, et auquel contribuent divers États voyous, Corée du Nord et Venezuela, entre autres.

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En conversant avec la présidente de Taiwan, Donald Trump a montré que nul ne dictait sa conduite au Président des Etats-Unis

Michael Flynn, au vu de sa position de Conseiller National de Sécurité, va avoir des responsabilités stratégiques, qu’il va assumer en coordinations avec James Mattis, Secrétaire à la défense, et, en coordination avec le Président Trump, ils vont se fixer des objectifs, et définir les moyens de les atteindre. Ces objectifs n’auront rien à voir avec l’isolationnisme que des spécialistes de la spécialité sourds et aveugles prêtent à Donald Trump. Ils auront à voir avec la paix par la force [ou paix par la puissance] (peace through strength), chère à Ronald Reagan. Ils désigneront un ennemi principal, et il est aisé de discerner qui sera cet ennemi. Ils appelleront l’islam radical par son nom, sans user de circonlocution ou prendre une attitude de dhimmi. Ils n’oublieront pas le reste de l’axe anti-occidental et auront vis-à-vis de lui des positions fermes. Ils auront aussi, nul ne peut en douter, des positions fermes vis-à-vis de la Chine, et en conversant avec la présidente de Taiwan, Donald Trump a montré lui-même que nul ne dictait sa conduite au Président des Etats-Unis, pas même le dictateur en place à Pékin.

A la différence d’Obama, Donald Trump sait qu’il va présider la première puissance du monde, et à la différence de Barack Obama, il n’est pas la pour abolir la puissance américaine, mais pour la remettre à la place qui lui revient. A la différence de Barack Obama encore, il ne pratiquera aucun exercice d’auto-humiliation.

Les journalistes américains n’en ont pas fini d’écumer de rage. La diabolisation va se poursuivre. Tout indique que Donald Trump va continuer à ignorer les journalistes américains et la diabolisation. C’est très bien ainsi.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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