Publié par Gaia - Dreuz le 26 décembre 2016

« Nous n’avons jamais rien vu de semblable auparavant. C’est juste ahurissant. » PDG de l’entreprise de cybersécurité White Ops, qui a découvert le pot aux roses, Michael Tiffany est encore abasourdi par l’ampleur de la fraude à la publicité menée ces derniers mois par un groupe de hackers russes.

En créant des fausses vues sur des contenus vidéos publicitaires, via un système très élaboré brouillant les pistes, les cybercriminels auraient ainsi fait dépenser plus de 170 millions d’euros à des annonceurs depuis septembre, à raison de 300 millions de pubs vues chaque jour.

Des copies de Yahoo ou Facebook

Comment la cyberarnaque, surnommée Methboth, a-t-elle pu berner l’industrie publicitaire tout entière, pourtant habituée à déceler de pareilles fraudes ? Après avoir mis la main sur 500 millions d’adresses IP – l’identifiant de chaque appareil connecté à Internet – les hackers russes ont réussi à assigner à chacune d’elle une identité en apparence humaine et convaincante, avec des imitations de clics, des mouvements de souris, des faux cookies donnant les informations géographiques ou des historiques de connexion…

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Ils ont ensuite créé 6 000 imitations de sites connus (CNN, BuzzFeed, Yahoo, Facebook, New York Times, Pokémon, Air France…) et proposé aux annonceurs de revendre leurs contenus pubs invendus à ces fausses versions. Comme ils s’agissaient de sites en apparence très connus du grand public, l’addition grimpait d’autant plus vite : avant la découverte de l’arnaque en octobre, elle générait entre 2,8 et 4,8 millions d’euros de revenus par jour.

© Gaïa pour www.Dreuz.info

Source : Leprogres

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