Publié par Guy Millière le 17 décembre 2016
David Horowitz— Guy Millière

J’ai passé quelques instants avec mon ami David Horowitz, à Los Angeles, le 14 décembre. Nous avons parlé des élections américaines. Il se réjouit, comme moi, de la victoire de Donald Trump et de la façon dont l’administration Trump prend forme.

Il prend très au sérieux, comme moi, les manœuvres actuelles de la gauche américaine. Il pense, comme moi, que celle-ci est essentiellement totalitaire, mais ne parviendra pas à ses fins. Il pense que Donald Trump devra agir très vite, avec détermination et efficacité, et je pense qu’il a raison.

La gauche américaine ne s’attendait pas à la victoire de Donald Trump. Elle a tout fait pour éviter cette victoire. Elle n’y est pas parvenue. Elle discerne qu’elle est maintenant confrontée au risque de voir toutes les transformations radicales de l’Amérique et du monde qu’elle a mis en place patiemment depuis un demi-siècle et que Barack Obama est venu parachever se trouver abolies. Elle ne le supporte pas.

Si elle pouvait renverser Donald Trump en faisant un coup d’Etat, elle le ferait. Fort heureusement, l’armée américaine respecte les institutions. Si elle pensait que des émeutes permettraient d’installer Barack Obama, ou Hillary en positon de Président à vie, elle le ferait aussi, mais elle discerne, malgré la psychopathologie qui lui ronge les neurones, que le peuple américain n’accepterait pas. Alors elle tente d’utiliser d’autres moyens.

Aux émeutes des premiers jours d’après l’élection ont succédé les demandes de recompte des bulletins et des voix, qui ont montré que la victoire de Trump dans un Etat comme le Michigan était plus ample encore que celle qui était apparue dans le premier décompte, et qui ont révélé qu’en raison de bourrages d’urnes en faveur d’Hillary, le nombre d’électeurs dans certains endroits, comme la ville de Detroit, était plus élevé que le nombre d’électeurs inscrits.

Après le recompte des voix, ce furent les tentatives d’intimidation des grands électeurs républicains. Ceux-ci sont désignés par le parti qui l’emporte dans un Etat aux fins qu’ils participent à une cérémonie de désignation du Président. Leur rôle est honorifique et formel (sauf rare exception de quelques Etats). Ils n’ont aucun pouvoir de décision. Les tentatives d’intimidation contre les grands électeurs républicains qui vont désigner Donald Trump sont sans précédent, et absolument insensées : elles n’en ont pas moins lieu. Et elles sont appuyées par quelques abrutis de Hollywood (pléonasme de nos jours), qui se découvrent une âme de putschiste léniniste, tout en citant Alexander Hamilton, qu’ils n’ont, à l’évidence, jamais lu.

Ce furent ces derniers jours, les accusations insensées portées contre la Russie, accusée d’avoir fait battre Hillary en piratant divers serveurs email et en transmettant les emails à Wikileaks. Strictement rien n’indique en quoi que ce soit que la Russie a transmis les emails en question à Wikileaks, et, même si, stricte hypothèse, c’était exact, il n’en resterait pas moins le contenu accablant pour Hillary des emails en question, et il n’en resterait pas moins non plus que la divulgation d’emails accablants n’a pas pu changer à elle seule le résultat des élections, et n’a fait que s’ajouter à ce que le peuple américain pensait d’Hillary depuis longtemps : qu’elle est le mensonge personnifié et la corruption incarnée.

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Pour la gauche américaine, le contenu des emails n’est pas important, ce qu’est Hillary n’est pas important non plus : la gauche américaine voulait prolonger les années Obama, même avec une femme pourrie à la Maison-Blanche. Elle acceptait avec plaisir la pourriture de la femme en question, car cette pourriture est celle de la gauche américaine, ce que la gauche américaine ne digère pas est que la pourriture soit rendue visible.

La gauche américaine est en guerre contre les «fausses nouvelles» et n’a pas peur du ridicule dès lors que la gauche américaine n’a cessé pendant les années Obama de diffuser des fausses nouvelles. Elle est en guerre en réalité contre l’information, et voudrait que la propagande infecte qui suinte sans cesse dans le Washington Post, le New York Times, sur CNN et sur MSNBC, se substitue à l’information et fasse disparaître celle-ci.

La gauche américaine continue à présenter Trump comme le candidat de Moscou, bien sûr. C’est sans doute Trump qui a parlé de redémarrage (perezagruzka) à Sergei Lavrov, en se trompant de mot, à moins que ce ne soit Hillary. C’est vraisemblablement Trump qui a dit à Dmitri Medvedev que dans un second mandat il deviendrait plus flexible, à moins que ce ne soit Barack. C’est sans doute Trump qui a entériné l’annexion de la Crimée, l’occupation russe de l’Est de l’Ukraine, les menaces sur les pays baltes, l’alliance avec l’Iran, et des centaines d’autres choses, à moins que ce ne soit Barack encore.

La gauche américaine semble s’imprégner des méthodes du temps de Joseph Staline. Elle est dangereuse.

Ce n’est que le début.

Elle va montrer toute l’étendue de son ignominie pendant les mois et les années à venir, en espérant retrouver le pouvoir dans quatre ans.

Les mois et les années à venir vont être très dignes d’intérêt. Que va encore inventer la gauche américaine ? Vous le saurez en lisant la presse française en laquelle tout ce que dit la gauche américaine se trouve pieusement retranscrit. La gauche américaine dirait que la terre a été aplatie et que c’est la faute de Donald Trump, Libération ou Le Monde en feraient leurs gros titres.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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