Publié par Gaia - Dreuz le 19 décembre 2016

Le derby de la corruption entre Rome et Milan s’est terminé sur le score de un partout. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les carabiniers ont arrêté Raffaele Marra, le bras droit de la maire de Rome, Virginia Raggi. Marra est accusé de s’être fait offrir un appartement par un promoteur immobilier qui était en affaires avec la Mairie. Dernier épisode d’une semaine noire pour la Mairie de Rome. Mardi, la conseillère municipale à l’Environnement, Paola Muraro, avait démissionné après avoir été mise en examen. Elle est soupçonnée d’avoir favorisé des entreprises privées de stockage d’ordures au détriment de l’administration communale.

Jeudi, la garde de finance a investi le Campidoglio, la mairie de la Ville éternelle, pour saisir des documents sur la nomination de plusieurs membres de l’équipe de Virginia Raggi. Des nominations arbitraires et à des salaires injustifiés. Virginia Raggi risque une mise en examen pour abus de pouvoir. Un cadre embarrassant pour une responsable du Mouvement 5 étoiles (M5S) qui dénonce «la politique pourrie».

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A Milan, le maire de centre gauche, Giuseppe Sala, a été mis en examen jeudi soir pour une enquête sur l’exposition universelle Milan 2015, dont il avait été commissaire extraordinaire. Il est accusé de ne pas avoir suivi les procédures pour l’attribution d’un marché de l’expo. Il s’en était justifié en arguant de l’urgence de faire commencer les travaux. Il n’existe pas de trace de passage d’argent, mais Mantovani, l’entreprise qui s’est vue attribuer le marché, a déjà été impliquée dans une affaire de pots-de-vin pour la construction du projet Moïse à Venise. Giuseppe Sala a immédiatement annoncé «l’autosuspension» de ses fonctions.

Rome et Milan semblaient pourtant avoir pris des chemins différents. La faillite de Rome est évidente. La dette dépasse 12 milliards d’euros, le scandale «Mafia capitale» a révélé les infiltrations du crime organisé, les transports publics dysfonctionnent, les ordures maculent les rues, les chaussées sont pleines de trous, les fonctionnaires battent des records d’absentéisme, les banlieues sont abandonnées à elles-mêmes. Après l’expo universelle, qui a eu un grand succès, Milan, elle, semblait vivre un moment magique. Internationale, dynamique, «branchée», riche de grands projets urbanistiques et culturels, elle est devenue une destination à la mode. La corruption a remis les deux capitales de la Péninsule au même niveau.

© Gaïa pour www.Dreuz.info

Source : TDG

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