Publié par Jean Vercors le 3 janvier 2017

Après son vote négationniste et pro arabe à l’ONU en décembre condamnant la « colonisation » de sa terre la Judée par Israël, la France organise le 15 janvier 2017 une conférence sur la paix au Proche-Orient – 70 pays y sont invités.

Seront certainement exclus des discussions la guerre en Syrie, en Irak, au Yémen, au Soudan, les massacres des chrétiens dans les pays arabes et plus que certainement le terrorisme palestinien. Par contre, soyez certain qu’elle visera principalement le seul pays stable de la région : Israël.

Les dés sont pipés d’avance comme pour attirer un oiseau sur une branche engluée.

Les mêmes bouffons de service seront là : le secrétaire général de l’ONU, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, le secrétaire d’État américain John Kerry, la responsable des Affaires étrangères de l’UE Federica Mogherini, et toute la smala habituelles des dictatures islamiques.

Cela vous rappelle l’ignoble conférence d’Evian sur les Juifs en 1938, où 32 pays étaient représentés pour affirmer leur refus d’ouvrir leurs portes aux Juifs allemands persécutés, qualifiés de «réfugiés» ? Moi aussi.

La France toujours sur les traces de Voltaire et le racisme des lumières, nous fait-elle un remake de la conférence de Wannsee* ? Probablement.

Netanyahou a rejeté à plusieurs reprises l’idée de cette conférence, en précisant qu’il accepterait de rencontrer Hollande et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour des pourparlers, mais seulement s’il n’y a pas de sommet international.

Cet événement mal conçu, mal programmé et dommageable, n’est rien d’autre qu’un simulacre où les condamnations unilatérales habituelles contre Israël, et l’exonération des colons arabes palestiniens sont connues à l’avance.

La diplomatie française a d’ailleurs tout fait pour ne pas faire participer la nouvelle administration américaine, qui entre en fonctions cinq jours plus tard, car elle est connaît son attachement tout naturel à Israël.

Les résultats probables de cette conférence ajouteront une incertitude supplémentaire qui nuira aux perspectives d’avenir tout en insérant inutilement un nouvel élément d’instabilité dans la région.

Israël a longtemps cherché des négociations directes, il est temps pour les dirigeants palestiniens de cesser de se soustraire à leurs responsabilités et de chercher à utiliser les forums internationaux pour éviter le seul véritable chemin vers une paix durable.

La méthode française ne fera pas progresser le processus de paix israélo-palestinien et sera vouée à un nouvel échec.

Au mieux, elle favorisera l’établissement d’un Etat terroriste dirigé par le Hamas et l’OLP, et continuera à faire mine de ne pas savoir que les chartes respectives appellent à la destruction d’Israël.

La paix n’est pas possible tant que l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas encourage le meurtre des Juifs dans ses discours, ses médias et ses écoles et récompense les familles des terroristes pour encourager les futurs candidats.

Combinez le vote anti-israélien de la France à l’UNESCO concernant les liens historiques du peuple juif avec Jérusalem, la directive puante visant à étiqueter les produits fabriqués en Judée, la conférence de Paris, l’acharnement anti-israélien de l’ONU, et les 150 milliards de dollars versés par Obama à l’Iran, premier financier du terrorisme dans le monde, et qui développe son programme nucléaire, le pays des lumières et le monde travaillent clairement à mettre en danger l’existence d’Israël.

La France en guerre contre les Juifs

Faut-il rappeler le projet de la France de déployer des observateurs internationaux sur le Mont du Temple à Jérusalem, ce qui a été condamné par le Premier ministre Binyamin Netanyahou ?

C’était un plan biaisé, inutile et détaché de la réalité.

La décision de la France d’utiliser sa position diplomatique pour faire avancer un plan qui mettrait fin à la souveraineté israélienne sur le site le plus sacré du judaïsme était avant tout un acte d’agression contre l’Etat juif.

Contrairement à ce que le gouvernement français voudrait nous faire croire, la conférence du 15 janvier n’est pas destinée à apaiser la violence des colons arabes. Ou alors c’est que la diplomatie française est vraiment totalement déconnectée de la réalité sur le terrain, et qu’elle nourrit des fantasmes post-colonialistes délirants.

La France, facilitateur du terrorisme palestinien

L’amour d’un père palestinien

Une grande partie de la rhétorique actuelle utilisée par les colons arabes palestiniens pour rejeter la légitimité d’Israël et justifier la violence contre les Juifs se trouve dans des documents stratégiques établis grâce au financement d’ONG palestiniennes par la France.

Chaque année, le gouvernement français verse des centaines de millions d’euros aux ONG palestiniennes et d’extrême gauche dont l’objectif déclaré est de détruire Israël. La France finance donc la radicalisation de la société palestinienne comme si elle voulait faire sous-traiter par les arabes un nouvel holocauste.

Le 2 décembre 2014, à peine une semaine après que deux jihadistes de Jérusalem ont massacré quatre rabbins en prière dans une synagogue de la ville, et assassiné un policier qui a tenté de les sauver, le parlement français reconnaissait l’«Etat de Palestine» – qui n’existait pas.

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Israël a compris : par ses actions, la France n’est pas intéressée à la promotion de la liberté et de la paix, elle recherche plutôt la division pour tenter de régner de nouveau sur une région qu’elle a déjà si mal administrée lorsqu’elle a hérité du mandat sur la Syrie et le Liban : ce qu’elle ne comprenait pas en 1920, elle ne le comprend toujours pas en 2017.

La politique du gouvernement français révèle qu’elle veut délégitimer Israël, solidifier la faveur des jihadistes, ne pas risquer d’être boycottée par les pays pétroliers.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean Vercors pour Dreuz.info.

* La conférence de Wannsee réunit à Berlin, le 20 janvier 1942, quinze hauts responsables de ministères et de la police du troisième Reich pour mettre au point l’organisation administrative, technique et économique de la «solution finale de la question juive», voulue par Hitler, et ensuite mise en œuvre, sur ses instructions, par Göring, Himmler, Heydrich et le collaborateur de ce dernier : Eichmann.

 

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