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Publié par Guy Millière le 7 janvier 2017

Barack Obama termine sa présidence d’une façon tout à la fois ignoble et ridicule.

Ignoble parce qu’il révèle pleinement sa haine d’Israël et sa détestation pour la société américaine elle-même où il relâche des criminels par centaines. Ignoble aussi parce qu’il utilise les services de renseignement qui sont à sa botte jusqu’au vingt janvier pour disséminer la rumeur calomnieuse et inepte selon laquelle Trump aurait été élu Président grâce à l’ingérence de Vladimir Poutine.

Ridicule parce qu’il se congratule lui-même, présente une réalité qui n’existe que dans sa tête en disant que l’économie américaine ne s’est jamais mieux portée, que les tensions raciales dans la société américaine se sont amoindries depuis 2009, et que les Etats-Unis sont plus forts et plus respectés sur la planète qu’il y a huit ans. Ridicule encore lorsqu’il se fait décerner une médaille pour les immenses services qu’il estime avoir rendu au pays, et se comporte comme un disciple d’Idi Amin Dada, ex Président de l’Ouganda. Si les journalistes des grands médias américains faisaient correctement leur travail, ils souligneraient tout cela, et Barack Obama se dégonflerait comme un vieux ballon crevé, malheureusement les journalistes des grands médias américains ne font pas du tout leur travail, et les grands médias européens se contentent de recopier de manière acéphale ce qu’ils trouvent dans les grands médias américains.

Les conséquences de ce qu’Obama fait à présent et de ce qu’il entend continuer à faire pendant les années à venir depuis son bunker à Washington ne seront pas très importantes si Donald Trump se tient à la ligne politique qu’il s’est fixée, et fait ce qu’il a dit qu’il ferait. Or, tout indique jusqu’à présent que ce sera le cas. Et c’est absolument essentiel.

ll a contre lui, outre les grands médias des Etats-Unis et de l’ensemble du monde occidental, une gauche américaine qui n’a jamais été aussi hargneuse et extrémiste, et qui suit le sillage tracé par Obama, trépigne de rage et menace de faire de l’obstructionnisme frénétique, ainsi que les gauchistes de Beverly Hills, qui font des campagnes par vidéo interposées censées “avertir” la population et le monde que le fascisme plane au dessus de la Maison Blanche. Donald Trump a pour lui aujourd’hui un peu moins de la moitié du peuple américain. Il doit absolument consolider la base qui l’a élu, et le faire en moins de deux ans, avant les élections de mi mandat de 2018.

Il a constitué une équipe de choc à cette fin et, ce doit être dit, car ce n’est dit nulle part, cette équipe est d’une cohérence remarquable.

La politique économique qu’entend mener Trump relève essentiellement de l’économie de l’offre qui avait permis à Ronald Reagan d’obtenir la plus longue période de croissance continue que les Etats-Unis aient connu en temps de paix, et repose sur une combinaison de baisses massives d’impôts, de déréglementations dans tous les domaines, et en particulier dans celui de l’environnement, de mesures incitant au rapatriement de capitaux et aux investissements sur le territoire américain, de renégociations des accords commerciaux liant les Etats-Unis aux principales puissances du monde.

Elle inclut aussi un volet de relance par la demande destiné à renforcer de manière immédiate la création d’emploi, et c’est à cela qu’est destiné le projet de renforcement des infrastructures du pays : ce projet, que d’aucuns décriront comme keynésien n’est pas aussi keynésien qu’il semble dès lors qu’il sera financé non pas par un surcroît de dépenses publiques, mais très largement par des crédits d’impôts ou par des mesures d’imposition zéro pour les entreprises impliquées, qui pourront tirer profit des investissements réalisés.

L’abolition du système de santé dit Obamacare conduira à son remplacement par une mise en concurrence pleine et entière des assurances santé et par la création de comptes épargne santé, solutions suggérées depuis longtemps par les défenseurs du libéralisme classique.

Tous les hommes choisis par Trump pour agir sont des décideurs, des entrepreneurs qui ont réussi, et Trump préfère les entrepreneurs qui réussissent aux politiciens qui échouent. L’équipe constituée par Steven Mnuchin, Wilbur Ross, Andrew Puzder, Carl Icahn, est une sorte de dream team. Les marxistes diront que ce sont des multimillionnaires. Les non marxistes devraient dire que si ces gens sont multimillionnaires, c’est qu’ils savent comment gagner et n’ont pas besoin de retourner des fonds par des manoeuvres politiques pour garnir leur compte en banque. La nomination de Scott Pruitt, l’un des principaux ennemis des lubies délirantes concernant un supposé “dérèglement climatique”, à la tête de l’Agence de protection de l’environnement, celle de Rick Perry au ministère de l’Energie, celle de Tom Price, le principal opposant d’Obamacare au Congrès, au ministère de la Santé, sont des gestes forts et magistraux.

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La politique étrangère de Trump est tout aussi prometteuse.

Elle sera dirigée par le général Mike Flynn, qui sait que l’ennemi principal aujourd’hui est l’islam radical, que celui-ci est aussi bien sunnite que chiite, et que Téhéran est la capitale mondiale du financement du terrorisme islamique. Mike Flynn sera seconde par K.T. McFarland, qui fut, au temps de Ronald Reagan, l’un des artisans de la victoire américaine sur l’empire soviétique : Trump ne voit pas en Poutine l’ennemi principal, non, et il est prêt à coopérer avec lui contre l’islam radical, mais il n’a aucune illusion sur Poutine, comme il n’a aucune illusion sur la Chine. Le choix de Rex Tillerson pour compléter le choix de Mike Flynn est lui-même un choix brillant. Rex Tillerson n’est pas diplomate de profession, mais il incarne beaucoup mieux qu’un diplomate : il a dû négocier avec les principaux chef de gouvernement de la planète en sachant que s’il négociait mal et n’usait pas de rapports de force, l’entreprise dont il avait la charge, la plus grande entreprise du monde, Exxon-Mobil, perdrait. Trump n’a chargé personne de manière explicite pour traiter du Proche-Orient, mais la nomination de David Friedman, un partisan de l’annexion de la Judée-Samarie à Israël, est très significative de ce qui va bientôt se passer.

Donald Trump sait qu’il doit gagner et qu’il a moins de deux ans devant lui. Il a constitué son équipe pour cela. Il sait qu’il n’a pas droit à l’erreur. Barack Obama va commettre encore quelques gestes qui seront autant de souillures dans l’histoire des Etats-Unis.

Les années Trump vont bientôt commencer. Ceux qui veulent comprendre pourront continuer à me lire. Ceux qui veulent ne rien comprendre peuvent passer leur chemin.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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