Publié par Dreuz Info le 9 janvier 2017

Je pense que beaucoup de gens, même parmi les plus cultivés, les plus férus d’histoire, ne connaissent pas la localisation du Temple de Salomon, celui qui est nommé « le premier temple de… »

Eh bien, certains « grands esprits » l’ont trouvé avec précision : il était…à Babylone !

Vous ne me croyez pas ? Regarder le fascicule édité par le groupe Kinépolis qui retransmet en direct les opéras du Metropolitan Opera de New York.

J’étais le 7 janvier 2016 au Kinépolis de Nancy pour voir la célèbre opéra de Verdi, Nabucco (un grand moment de beauté musicale et esthétique). Et prenant le fascicule distribué à l’entrée de la salle, j’ai lu cette grande, énorme découverte des géniaux « chercheurs » de Kinépolis, la toute nouvelle localisation de ce temple détruit il y a environ 2700 ans.

Humour mis à part, frôler le ridicule jusqu’à cette hauteur doit avoir une explication quand même ! Je ne peux pas croire que l’auteur des programmes Kinépolis puisse être d’une ignorance aussi crasse. Quoique…

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Le prix Nobel d’histoire, c’est le minimum qu’on doit attribuer à ces érudites personnes de Kinépolis.

L’explication la plus cohérente c’est que cette personne, probablement en accord sinon même « encouragé » par la direction de Kinépolis a trouvé ce moyen pour ne pas vexer, pour ne pas traumatiser, stigmatiser, humilier, bafouer les…qui vous savez.

Car si le vrai nom de la ville accueillant ce temple (2) arrivait d’être écrit noir sur blanc sur le prospectus, quelles réactions !

Des millions de grands « amateurs d’arts » criant leur révolte, des multiplexes Kinépolis incendiés partout dans le monde, des kamikazes se faisant sauter à l’entrée des établissements transmettant Nabucco, et des fatwas émises sur les pauvres têtes de ces messieurs dames. On pouvait même craindre une attaque type Charlie Hebdo contre le siège de Kinépolis. Pourquoi pas, la révolte est légitime.

Malgré cet acte de légitime défense et de principe de précaution des éditeurs de Kinépolis, le danger n’est pas entièrement évité.

Car, en écoutant l’opéra et en lisant son livret, on se rend compte que ces individus (Giuseppe Verdi et son librettiste Temistocle Solera) étaient des damnés sionistes !

Avoir osé créer un opéra dont le livret est inspiré par le drame d’Auguste Anicet-Bourgeois et de Francis Cornue est une preuve de leur asservissement total au complot sioniste mondial. De faire croire au public que le grand roi de Mésopotamie – l’actuel Irak – Nabuchodonosor II et sa fille, se sont convertis au judaïsme, et qu’ils ont permis aux Hébreux de regagner la Judée (actuelle Palestine) 6 siècles avant J. C. et 13 siècles avant l’arrivée du Prophète Mohammed, voilà une condamnable hérésie.

Quand le monde bien pensant nous explique doctement que ce territoire appartient aux musulmans depuis la nuit des temps, y compris ce satané temple (reconstruit et redémoli depuis) dont l’esplanade est appelée maintenant al-Ḥaram aš-Šarīf, lieu saint des musulmans. Promis-juré, c’est l’UNESCO qui l’a voté !

En conclusion, il faut être clair et équitable : il faut interdire Nabucco, comme on a interdit dans certaines contrées européennes les opéras l’Enlèvement du Sérail de Mozart et L’Italienne à Alger de Rossini, autant de sujets qui stigmatisent, qui heurtent la sensibilité de « certaines populations ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Zissu Sorel pour Dreuz.info.

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Nabucco

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