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Publié par Alain Rubin le 13 janvier 2017

Chers amis,

Alexandre a souhaité que le tragique évènement du 5 octobre n’interrompe pas toutes mes activités, en particulier que se poursuive ma modeste contribution à l’association à laquelle je suis lié par le souvenir d’Amzel Borensztajn, un des deux meilleurs amis de mon père depuis qu’ils ont fréquenté l’école communale.

Je vais donc faire un effort, pour vous livrer quelques réflexions faisant suite à la conférence de presse du nouveau Président des Etats-Unis d’Amérique et, surtout, en conséquence du projet de conférence internationale convoquée à Paris le 15 janvier prochain.

  1. Donald Trump a été outrageusement critiqué par nos médias, au sujet de la manière directe qu’il a utilisée pour renvoyer à ses chères études un journaliste de la CNN. Sur ce point, je me limiterai à une observation : comment plaindre, d’un point de vue juif, et plus généralement d’un point de vue humain, une agence de presse qui a relayé, de façon constante la provocation du faux reportage Al Dura ; un reportage qui fut cause directe et acte accusatoire pour justifier la sanguinaire exécution de Daniel Pearl, un journaliste lui aussi, qui a été pris la main dans le sac par Dreuz pour avoir licencié ses journalistes israéliens de CNN Jérusalem, remplacés par des Palestiniens et des Européens, ce qui n’assure plus une couverture neutre et honnête du conflit… ?
  2. Pendant ces trente dernières années, on n’a eu de cesse de fustiger « les années les plus sombres de notre Histoire », dès que quelqu’un proférait un bout de phrase ou même ne serait-ce qu’un mot pouvant apparaître comme une excuse pour l’action du gouvernement de Vichy, ou préconisait à tort ou à raison quelque chose pouvant être qualifié de raciste ou de discriminatoire.

Et c’est dans ce pays, si particulièrement sensible à la persécution et à la stigmatisation des Juifs, un pays qui a fait de l’antiracisme une doctrine d’Etat et un point de vue obligatoire, que l’on va assister le 15 janvier à une grande messe dont le but, pour certains de ses initiateurs (Obama pour ne pas le nommer), n’est autre qu’une mise à mort programmée d’Israël, par une délégitimation autorisant tout. Il s’agit d’abattre Israël, en se camouflant derrière « la solution à deux Etats : un futur Etat mort (Israël) et un futur Etat vivant (la Palestine).

Le point de départ du raisonnement des organisateurs de la corrida du 15 janvier 2017 est celui-ci : on doit juguler et faire disparaître les “colonies juives” sur les terres du futur Etat de Palestine, et en finir avec une mainmise juive déclarée absolument illégitime sur tout Jérusalem.

Cette conférence n’a d’autre but, ou n’aura d’autre effet, que faire en sorte que la restauration de la vie nationale du peuple juif ne soit plus qu’une parenthèse

Le raisonnement de tout ce beau monde est fondé sur une omission paradigmatique, aux multiples effets criminogènes : le Juif n’a rien à faire en Judée-Samarie affublée du pseudonyme romain donné en 135, de “Palestinae” (Palestine) ; le Juif ne peut se mouvoir et vivre que dans le seul Etat d’Israël “garanti” qu’en baissant les yeux, en ne ripostant pas quand on s’en vient poignarder ses enfants, que le Hamas ou le Hezbollah lui envoie des missiles par centaines ; il ne doit résider que dans la partie du Foyer national juif attribuée en tant qu’Etat juif souverain, lors du vote de partage du 29 novembre 1947.

Dans le vote de partage du Foyer national du peuple juif, Jérusalem devait rester unifiée et gérée par une administration internationale, mais le Juif avait le droit d’y vivre partout, à l’ouest, à l’est, au centre, au sud et au nord.

Le 15 janvier, la conférence veut dénoncer l’accord passé en 1916 à Paris par Chaïm Weizman et le Sharif de la Mecque chef de la révolte arabe contre l’Empire ottoman.

Le 15 janvier, la conférence obamiste veut dénoncer le vote de la SDN (1920) et le traité de San Remo (1922) associant les nations à l’accord du chef arabe gardien des lieux saints musulmans ainsi qu’à la déclaration Balfour (1917).

Les initiateurs obamistes de la conférence du 15 janvier 2017 veulent rendre caduques les décisions prises par les nations en 1920-1922 et 1946

Le 15 janvier à Paris devrait aussi remettre en cause le cadre juridique posé par l’ONU, en 1946 : un cadre faisant de la totalité de la “Palestine mandataire” administrée par la Grande-Bretagne un lieu juif où les autres groupes humains y résidant bénéficient de droits politiques et religieux égaux.

Dans ces conditions légales reconnues en 1920-22 et 1946 : comment une conférence parisienne pourrait-elle déclarer illégale et absolument indésirable la présence de Juifs sur la portion de leur Foyer national destiné à être érigée en “Etat arabe de Palestine” ?

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Le partage du Foyer national juif signifiait, que se formerait sur un bout de ce tout petit pays :

  • un Etat juif, avec une majorité de Juifs et des minorités nationales et religieuses (Arabes et arabisées, musulmans et chrétiens, Arméniens, Circassiens, descendants de soldats ottomans et d’esclaves africains, descendants de Maghrébins venus avec l’émir Abdel Kader après son départ de France, Grecs, Turcs, Druzes et Bédouins), Araméens…
  • un Etat arabe, avec une majorité arabe ou arabisée, et aussi des éléments des minorités ethniques ou nationales déjà indiquées pour l’Etat juif, ainsi qu’une minorité de Juifs ; rappelons ici que ce qu’on qualifie de colonie, en faisant semblant d’y croire, en particulier pour le Goush Etzion (l’ancien Kfar Etzion jusqu’en 1948), n’est qu’un bout du Foyer national juif ou s’installèrent en 1882 des collectivités agraires collectivistes (des kibboutz) dont les derniers défenseurs furent fusillés et leurs dépouilles outragées, en mai 1948.

Pour résumer : le partage du Foyer national juif appelé, de 1920 à 1948, Palestine mandataire, dont le drapeau officiel était le drapeau de l’actuel Israël, prévoyait : (que) chacun des deux Etats posséderait une majorité et une minorité, juive ou arabe selon le cas.

Or, le 15 janvier, c’est de toute autre chose qu’il s’agit.

Le 15 janvier 2017, on veut un nouvel ordre politique et légal opposé à celui né en 1916-1917, 1920-22 et 1946 : l’Etat des Juifs pourrait toujours exister avec une possible majorité juive et des minorités nationales et religieuses non-juives (musulmanes, chrétiennes, Ba’haï…), mais, par contre : l’Etat arabe palestinien ne pourrait pas abriter en son sein une minorité quelconque de Juifs, même de Juifs soumis à l’ordre légal palestinien ; des Juifs qui seraient en quelque sorte, le pendant de la minorité arabe ou arabisée vivant en Israël avec les droits légaux des Israéliens Juifs.

En d’autres termes, le 15 janvier 2017, à Paris, ce qui s’annonce tragiquement, c’est une dynamique politique visant à établir un pays palestinien “Juden rein”, un pays libre de Juifs, comme déclaraient fièrement les autorités hitlériennes, après chaque “aktion” poussée à son terme, après chaque extermination jusqu’au dernier des Juifs d’un territoire qu’ils occupaient et nettoyaient…

A cette conférence, avec les petits moyens de ma modeste voix, je veux dire, pour finir : comment pouvez-vous prétendre que les Juifs de la partie orientale de Jérusalem sont des habitants illégitimes, qu’ils sont des “colons”, au sens qu’a pris le mot au 20e siècle ?

Quand les autorités ottomanes — l’administration du dernier Califat — compteront, en 1903, la population de Jérusalem, elles trouveront et donneront ce chiffre officiel, chiffres que la conférence peut parfaitement retrouver et vérifier : 7200 musulmans (arabes et arabisés) et 42 000 Juifs. On était alors quatorze ans avant la déclaration Balfour.

Déjà, au début des années quarante du siècle précédent, les autorités ottomanes avaient trouvé que les Juifs formaient la plus importante population dans la cité de David

Si nous comprenons bien les choses, si nous ne nous laissons pas abuser par la logomachie “journalistique” : le 15 janvier 2017, sous la houlette d’un homme — qui n’a plus l’autorité politique ni la légitimité morale pour le faire — l’ex-président Obama (et son factotum monsieur Kerry), on prétend effacer des pans entiers de l’Histoire. On prétend passer par-dessus les cadres juridiques posés par la SDN en 1920-22 et par l’ONU en 1946, pour déclarer : indésirables et expulsables, les Juifs vivant sur des terrains du futur Etat de Palestine, et pour leur imposer des frontières indéfendables face à des voisins qui jurent, chaque seconde de leur existence, qu’ils vont réaliser votre anéantissement.

En vérité, une nouvelle Shoah menace, elle s’avance. Pour cela, une novlangue et une novhistoire sont engagées dans les tuyaux : c’est la conférence du 15 janvier 2017

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Alain Rubin pour Dreuz.info.

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